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Nobushi ◘ Baraques de pêcheurs ! dites à ceux que j'ai laissé qu'un bateau m'emmène loin [...]
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Dim 6 Aoû - 22:51
Pays des vagues – Jour2 • 11 heures.
« Sérieusement, je ne sais pas. Et en plus si je dois être honnête : je m'en moque assez.
▬ Shirayuki-sama ! »

Les embruns mordaient sa peau claire avec une rare agressivité et la jeune princesse du clan Hyûga ne pouvait pas nier que c'était sans doutes la chose qui l’agaçait le plus dans cette situation. Elle avait toujours donné une grande importance à la coquetterie. Elle gageait même que si elle ne pouvait pas quitter le front par la manière normale alors elle devrais juste se trouver un mari et tomber enceinte.  C'était une méthode qui avait ses attraits. En tout cas elle l'avait pensé jusqu'à ce que son frère – empêcheur de tourner en rond – ne lui rappelle qu'elle était une Hyûga de la branche principale et que les siens n'étaient pas prêts à la laisser se marier en dehors de la famille.  Elle serai donc remise sur le pont à un moment ou à un autre.

Quoiqu'il en soit, elle avait beaucoup de mal à digéré l'idée qu'elle allait devoir passer plusieurs longues journées sur ce cailloux perdu en mer, sans cesse ballotté par les fracas des vagues sur sa côte. Assise sur un muret en pierre aux abords d'un village pittoresque du bord de mer, elle regardait les moutons formés par cette dernière plutôt que le regard désespéré de Sensetsu. L'homme de son coté se massait le crâne avec vigueur comme si cela allait changer quelque chose à la situation.  

Goda Sensetsu avait 28 ans cette année là et  des cheveux aussi sombres que ceux de celle qu'il appelait sa « maîtresse » était blancs. Il avait été élevé au sein du clan Hyûga depuis son plus jeune âge après que ses parents soient décédés en mission. Son père disait-on était mort pour sauver la vie de l'actuel chef du clan.  Devenu orphelin, les sacro-saintes valeurs des Hyûga sur le paiement de leurs dettes avaient fait de lui un enfant recueilli. Il n'avait pas été élevé au sein de la cellule héritière de la branche principale mais dans une famille de la bunke.  C'était sans doutes pour cette raison qu'il avait développé un si grand sens du devoir et de la servitude envers les membres de la Soke. Parmi ceux-là, Shirayuki occupais une place particulière. Parce qu'elle avait une importance non-relative au sein du clan, au sein de décision qui se prenaient en si haut lieu que même elle ne pouvait l'imaginer. Alors quand il avait été réveillé qu'il était affecté à la même mission sur le long court que la jeune femme, il avait été chargé par le patriarche de veiller sur elle. Ce n'était pas qu'il fallait craindre l'incompétence de la première ou son manque de prudence mais plutôt les difficultés dans lesquelles son caractère pouvait l'empêtrer avec les autres shinobis qui étaient présents.

Même que ça n'avait pas tardé. Au deuxième jour de leur présence sur les côtes, alors qu'ils attendaient l'arrivée des émissaires de Kirigakure no sato, la princesse des Hyûga avait fini par dire un mot de trop.  Le chef de leur escouade, Ando Kasamatsu-san l'avait prise à parti et assuré qu'elle ferai preuve d'un signalement pour insubordination à leur retour au bercail.  L'ambiance  s'était encore dégradée quand pour toute réponse, la demoiselle avait offert un sourire narquois et un regard absolument méprisant.  Ando et Shirayuki ne s'étaient jamais entendu.  Ils avaient déjà eu l'occasion de travailler ensemble par le passé et leurs divergences étaient multiples.  Shirayuki était bien trop pragmatique quand il voulait être généreux, elle était issue d'une grande famille quand il représentait la première génération de ninja de la sienne et surtout : elle avait le talent, le génie, l’aisance naturelle quand il avait tout gagné à la sueur de son front.  Il l'a trouvait méprisante et méprisable quand elle ne cachait pas que son existence ne méritait pas qu'elle prenne le temps de s'appesantir au sujet de son jugement.

Ainsi en moins de trois jours, Sensetsu avait-il déjà manqué à sa parole. Son regard vert avait cherché à accroché celui de l'adolescente et avait fini par le faire. Ce qu'il avait lu dans ses yeux l'avait un peu irrité.  Rien que du dédain. Pas spécifiquement contre-lui ( il n'aurai pas osé espérer autre chose) mais envers la situation en général.

«  Vraiment, je vous en supplie. Ne rendez pas les choses plus difficiles qu'elle ne le sont et excusez-vous auprès de Kusamatsu-san.
Pourquoi je devrais faire une chose pareille?
▬ Faites la paix ; rencontrez les émissaires de Kiri parce que c'est votre devoir. Nous sommes là pour plusieurs jours, vous ne pouvez pas imposer cette ambiance néfaste à tout le monde.
Bien sur que je le peux. »

Shirayuki avait répondu pour la forme mais dans l'inflexion particulière de sa voix, il sus qu'elle ne le ferais pas.  Parfois c'était difficile de savoir ce qui faisait varier son humeur, quels étaient les mots qui avaient bouleversé son cheminement interne. Tout ce qui comptait c'était qu'elle revienne sur sa position.

Pays des vagues – jour 3 • 5 h 00.
Le soleil se levait paresseusement , mais vêtu sobrement, comme des civils, la délégation de shinobi en provenance de Konohagakure no satô était déjà sur les quais.  Les yeux sombres d'Ando étaient fixés sur l'horizon mais il était manifeste que ce qu'il cherchait n'était pas encore à portée de vue. Avec un air passablement contrit , il avait tourné la tête en direction de la plus jeune membre de leur équipe.

«  Tu vois quelque chose ?
Ils se rapprochent. Ils sont aux alentours de six kilomètres du rivage. »

Ce n'était qu'une question de minutes alors.
Le silence était retombé sur leur ensemble.  Depuis plusieurs mois les rivages de Nami no kuni étaient le lieux d'échanges douteux et parfaitement illégaux entre des mercenaires et contrebandier venus des deux côtés de la mer. Le pays de l'eau comme le pays du feu étaient clairement envahis de produits en tout genre  (armement, art, denrées, animaux, êtres humains) qui avaient franchis les frontières sans passer par les voies communes. Ce trafique grandissait avec le temps et les deux Nations avaient par le biais d'un émissaire commun décidé de mettre leurs forces en commun pour démanteler le réseau qui avait été repéré.

Le pays des vagues était un endroit idéal pour ce genre de trafique. Peu surveillé, petit et moins riche que les autres Nations et situé a équidistance des deux géants. Pour Kiri nul ne pouvait s'avançait mais il était certain que Konoha n'avait reçu aucun accord du Daimyo du Pays des vagues et pas plus de la part du Kage de Kingakure no satô. Pourtant ils se trouvaient là. À ce quais, loin des frontières du village caché a attendre le débarquement.  Sans doutes parce que cette affaire était une question de fierté. D'honneur et que cela les touchait personnellement.

Finalement, après quelques minutes qui avaient parues à la fois terriblement longues et bien trop courtes, le bateau qui arrivait du pays de l'eau avait jeté l'ancre proche du quais et dans la foule, Ando et les autres avaient cherché trace de leurs homologues kirijins. Naturellement le fait de ne pas savoir à quoi s'attendre avait rendu la tâche compliqué. Seul des pêcheurs s'agitaient au débarquement du bateau.

Shirayuki, légèrement en retrais, lissait méthodiquement le col de son kimono. Comme si c'était une activité particulièrement plaisante. Malgré-ce, elle dardait un regard attentif sur les environs à la recherche du moindre signe. Comment les autres présenteraient-ils ? Comment les reconnaître ? Et quel genre de personnes étaient-ils ? Cette curiosité rendais pour l'instant la situation relativement palpitante pour elle.

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Lun 7 Aoû - 0:30
Contrairement à ce que beaucoup de shinobis pensent, le métier d'assassin a parfois du bon, notamment pour sa capacité qu'il a, à intimer l'ouverture de soi-même à des arts que l'on aurait en temps normaux dédaigner à pratiquer. Je range mon instrument dans son étui de bois laqué avant de l'enfiler sur mon dos ; je me toise une dernière fois dans la glace telle une geisha s'accrochant désespérément au trône de la beauté, profitant de ses derniers jours à la cours de son seigneur avant d'être réduite à peu de choses. Au fond de nous, nous sommes tous de la chair, nous devons savoir composer avec l'avance du temps, et même si c'est regrettable, je sais que mes temps en qualité de ninja au service de Kiri seront dans un futur plus ou moins proche révolu. Car le corps s'use, du sabre à l'enveloppe charnelle il n'y a qu'un pas, mais comme aucun outil est irremplaçable, il faut parfois se résoudre à accepter l'inévitable, et je ne peux m'empêcher de retenir un sourire en coin en constatant que ma silhouette s'adapte toujours au kimono. Bleu avec quelques fleurs de cerisier pour former un sympathique contraste avec la couleur océan, pas vraiment une grande facture, un vêtement de coton que j'ai acheté à Kiri avant de partir et qui ne reverra le jour après cette mission que durant quelques soirées décontractées en compagnie d'amis proches. J'embarque un éventail que je déploie d'un coup geste sec mais précis du revers de la main ; les lames d'acier jaillissent des pales dans un glissement mécanique un peu trop audible, et je regarde les deux faces de mon symbole d'identification. Une représente un crâne entouré de fleurs de vanilles, l'autre est bleue, avec le symbole de Kiri en blanc qui apparaît sur le tissu si je décide d'y amener un peu de chakra. Quelque chose de furtif, parfait pour ne pas éveiller l'attention du monde autour de nous.
Je quitte ma chambre d'auberge, je suis une musicienne médiocre, et j'ai passé la dernière semaine à travailler avec acharnement ; le jour je jouais dans les rues et cherchait du travail dans différentes auberges et tavernes traditionnelles de la ville, à essayer de trouver un poisson à hameçonner. La nuit, très tôt le matin après m'être gavée de thé pour compenser le manque de sommeil je rôdais du côté des docks à creuser les pistes que j'écumais avec le soleil comme témoin, et malheureusement à l'exception de quelques petits trafics inexistants, pas grand-chose qui puisse justifier les transactions de masse qui passent par ici.
Deux semaines que je suis ici sur ordre du Mizukage à faire de la surveillance et à tenter de gratter la peinture pour comprendre, et lever le voile, et rien. Hanzo me demandera très certainement pourquoi est-ce que je ne suis pas aller me présenter d'office aux ninjas du pays des feuilles lorsque j'ai vu leur navire à quai, et je lui répondrai avec assurance qu'il est parfois préférable de ne rien dire à propos de l'avance que certains membres du pouvoir aiment prendre, et qu'un petit mensonge vaut mieux que des paroles discourtoises. Je ne les ai pas surveillé, je n'ai pas cherché à savoir où ils dormaient, car les risques de me faire prendre étaient trop grands, et je n'aie pas d'argile avec moi. Ce sont mes collègues qui doivent apporter cela.
Je marche dans les rues de la ville, l'odeur de l'air marin m'est familière mais toujours sympathique, peu de gens font attention à moi, vêtue comme une simple musicienne des rues qui essaie comme elle peu de se faire de l'argent pour continuer son périple ailleurs. Je tire sur ma pipe qui dégage un arôme unique, il n'y a pas que du tabac dedans, et au grand malheur d'Hanzo, je fume distraitement en savourant la brève saveur d'opium qui me parcoure la langue. Je sais qu'il va grincer des dents et essayer de me faire un regard de taureau effarouché pour m'extorquer une excuse. Les kamis m'en soient témoins, je n'aie toutefois que ma bonne foi pour lui dire dans les yeux que l'extrait concentré de pavot m'aide à dormir pour les brefs instants d'inconscience que ma tâche ici m'offre. Malgré le fard sous mes paupières mes cernes sont visibles, et quand j'arrive sur les quais, je vois quatre ninjas de konoha.
Le dos droit est un tic présent chez beaucoup de shinobis qui met du temps à se gommer, des vestiges de l'entraînement militaire que l'on nous inculque, et qu'il faut savoir écraser sous le tapis avant les missions d'infiltration. On ne détecte pas quelqu'un à cause d'un détail révélateur, c'est une accumulation d'indices qui oriente le regard humain vers... L'objet des suspicions, l'instinct réagit par le mouvement à la périphérie de la vision, le cerveau quand il est conditionné à traquer les espions fonctionne par association d'habitudes. Le dos droit, le regard un peu trop en alerte et surtout, l'effet pack de loup, une chose que l'on apprend à Kiri, c'est de toujours exploiter l'avantage du moment. Et ils sont en formations compactes pour une très bonne raison ; dans une foule de civil rallier un collègue est beaucoup plus dur à cause de la densité humaine des lieux, mieux vaut n'avoir que quelques pas d'écart avec ses collègues. Cas concret ; si je voulais en poignarder un, je le pourrais sans aucun problème, un coup d'aiguille derrière l'oreille et le siège de ses pensées se vide doucement mais sûrement de son sang et du liquide cérébro-spinal. Pour m'échapper toutefois ce serait un problème beaucoup plus ardu puisque je serais à portée directe d'un coup de sabre ou d'un katon. S'ils étaient dispersées les chances auraient été de mon côté, mais aujourd'hui ce serait un acte de pure folie, aussi bien à cause de la mission que des chances de survie. Le petit détail qui en dit trop, c'est la tenue qui même si elle n'est pas adaptée au combat, n'est pas inadaptée à l'action.
Je m'approche du navire, et par extension d'eux, je regarde les gens débarquer ; Hanzo est sans son armure, habillé comme un mercenaire de seconde zone, avec le sabre dans son fourreau à la taille. Un katana, sans la lame secondaire, plus courte, l'archétype même du rônin, nous nous toisons sans vraiment nous voir, une certitude de plus dans la rivière d'hypothèses, il repère la meute et se contente d'un simple hochement de tête un peu trop prononcé pour être naturel. Il sait, je sais, nous savons. Masami suit dans une attitude gauche d'écuyère qui n'est pas mimée, les bras chargés de présents ; du gros nounours qu'elle tient d'une main à la petite caisse qu'elle a sous le bras. Hanzo est comme à son habitude ; morphologie légère et acérée, plus proche du sabre que de hache de guerre, Masami est l'exacte contraire avec sa force qui trahit une discipline du record et du dépassement de soi même. Avec son œil droit mort, caché par un bandeau noir de soie fine, je l'imagine sans mal finir en tête d'une affiche de propagande pour l'armée. Suit derrière tout cela Ikko, déguisé en simple civil en transit, habillé décontracté, ses tongs sont une offense à l'efficacité au combat, et son kimono beaucoup trop débraillé pour qu'on le prenne pour autre chose qu'un pirate à la petite semelle, et encore. En le voyant l'image du joueur pathologique me vient plutôt à l'esprit.
Je fais un pas sur le côté comme toute femme bien éduquée et m'avance devant le débarcadère, je rejoins mon camp avant de faire les présentations. Je déploie mon éventail, l'acier reste soigneusement à l'intérieur, je le retourne brièvement en laissant une partie de mon énergie l'envahir, le symbole de notre village luit faiblement avant de s'éteindre en silence. Je fais une petite courbette à l'attention des quatre, Masami m'imite maladroitement en s'inclinant avec la raideur d'une horloge, l'angle formant son torse par rapport à ses jambes droite effleurant la perpendicularité. Là où je me contente simplement d'abaisser la tête en courbant légèrement les genoux, nul besoin de surveiller Hanzo et Ikko pour savoir que le premier hoche la tête en esquissant une mine sérieuse quoique blasée, Ikko s'incline avec autant de zèle que mon apprentie qui se pose à côté de moi, légèrement plus petite dans un portrait presque comique alors qu'à une poignée de pas, notre touriste se remet droit en grognant sous le poids de son sac à dos. Lui se trimbale des valises, en bon vacanciers qu'il est.

-Bonjour, illustres collègue. Je vous présente nos excuses pour notre retard.
Un peu d'humanité mène bien plus loin que de montrer les dents face à une autre bande.

Un byakugan, un soldat d'élite, un vétéran endurci et une régulière.
Deux perce-lignes, un artilleur, une médecin? Ou peut-être une chef de groupe pour la dernière. Non, une officier-juriste.
Les yeux en disent beaucoup trop pour la première, et puisque la seule façon de mettre en valeur ce don de la nature consiste à foncer au contact, la déduction fut simple. Le second semble plus.. discret mais je me doute bien qu'il faut bien une paire de corps à corps pour que l'un veille sur l'autre, non ? L'homme qui commence à arriver au crépuscule de sa carrière doit servir de coordinateur, à pouvoir observer les adversaires et prendre part aux combats en restant à bonne distance. Sans doutes un bloqueur pour empêcher un gêneur de casser la danse mortelle du binôme de choc. La dernière aurait pu faire office de chef d'équipe si son grade n'était pas venu infirmer mon analyse, aussi le statut d'officier juriste me semble le plus évident ; une chunin qui connait son droit militaire sur le bout des doigts, comme Ikko qui nous servira d'avocat et d'expert en matière de réglementation.

-Je suggère que nous fassions les présentations autour d'une tasse de thé. Glissé innocemment, cela rappel surtout que nous sommes des agents en mission, et qu'il vaut mieux parler de ce genre de détails à l'abri de regards indiscrets.

Les kage ont leurs espions, la pègre aussi.
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Lun 7 Aoû - 21:05
Il y avait quelque chose de différent dans la façon dont le groupuscule venu de Kiri s'était approché et regroupé finalement. Cette différence de mode opératoire avait créé une légère tension au sein du groupe du pays du feu.  Naturellement, il n'y avait rien eu de spécifiquement menaçant dans la démarche de leur homologues mais a l'heure actuelle personne ne savait dans quelle mesure on pouvait faire confiance à l'autre.   Dans un instinct qui avait été imprimé dans sa chair par les années et son éducation, Sensetsu s'était déplacé. Légèrement.  Juste assez pour se mettre directement entre les nouveaux arrivants et la jeune  héritière du clan Hyûga.

Ce geste presque hostile  à la rencontre avait fait grincé Ando mais il avait gardé son commentaire pour lui. Le moment était mal venu pour se faire remarquer. Il s'était incliné pour saluer ses homologues et avait été rapidement imité par Manami, la chunin et médecin de leur escouade. Manami avait cet entrain un peu guilleret qui laissait croire qu'elle était seulement une suivante, arrivée de la campagne, elle était assez grossière si on y regardait rapidement et ses traits ronds avaient quelque chose de touchant, de maladroit.  Pas de noblesse mais une espèce de bienveillance servile.  Sensetsu de son côté, avec ses cheveux coupés au millimètre prés et sa posture dangereusement militaire malgré la sobriété de son vêtement, incarnait à la perfection le chien de garde.  Ce dernier d'ailleurs s'était incliné très profondément.  Comme s'il s'inclinait pour deux. Sans doutes que c'était le cas, puisque Shirayuki elle, ne semblait pas décidée à le faire.

Avait-elle jamais baissé la tête devant quelqu'un ?
Ando en doutait.

Elle restait seulement là. Droite. Dans cette posture qui traduisait toute la noblesse de son éducation et qui avait parfois tendance à faire oublier qu'elle aussi avait été formée pour être une tueuse.  Sans doutes qu'on aurai pu l'oublier en vérité, si ce n'était pas pour la couleur si emblématique de son regard.  Deux perles translucides, dénuées de pupilles qui voyaient trop bien pour ne pas rendre les autres nerveux. Elle dévisageait les autres sans expression particulière, elle semblait seulement fascinée par leurs fasciés respectifs et imprimer dans sa mémoire leurs démarches. Après quelques secondes supplémentaires elle s'était arrachée à sa contemplation et les avait gratifié d'un sourire presque doux alors qu'elle inclinait très légèrement le menton en guise de salut.

« ▬ Pas d'excuses. Le temps ne manque pas et la mer ne saurait être toujours favorable. Je suis Ando et si vous le voulez bien, je vais nous conduire. »

Sa voix grave était rocailleuse.  Elle avait raisonné platement alors qu'il tournait les talons pour croiser le regard de ses pairs et rapidement tout les siens se mirent en marche dans leurs rôles respectifs. Ceux de Sensetsu et Shirayuki étaient les plus simples. Sans doutes parce qu'ils tenaient leurs propres rôles. Manami avait décroché de un sugegasa tout bordé de voilures  et s'était hissée sur la pointe des pieds.

« ▬ Dame Shirayuki, si vous voulez bien. »

Elle avait demandé alors que la plus jeune plissait légèrement les yeux dans un drôle de rictus satisfait . Finalement elle  s'était légèrement baissée pour recevoir le couvre chef et dans un accord silencieux ils avaient amorcés un mouvement commun en direction du cœur de la ville.  Sensetsu se plaçait mécaniquement un pas derrière elle alors que Manami tendais son bras pour servir d'appuis à la jeune femme.  Ando opérait un genre de liaison entre les deux groupes et finalement les avait conduit jusque dans une auberge plutôt bien cotée et jusque dans un salon privé.

C'était ce à quoi ils jouaient en ces lieux.
L'escorte d'une jeune fille noble. Pour l'un d'entre eux c'était un travail quotidien cela dit.

Shirayuki s'était assise en premier.  Rapidement elle s'était délestée de son Sugegasa et avait entrepris de défroisser tous les plis de son yukata.  Richement fait. Il ne serai peut-être plus jamais porté en suite mais les Hyûga avaient un goût pour l'opulence et si leur rigueur militaire pouvait paraître monstrueuse, ils avaient cet orgueil centenaire, cette conviction de descendre d'une branche élue. Ando pensait qu'il fallait au moins cela pour permettre l’existence d'un certain nombre de tradition qu'il trouvait inhumaines et arriérées au sein du clan.

Au moment de servir le thé, Sensetsu s'était dévoué dans un premier temps mais la situation avait tout à coup paru complexe.  Qui  devait-il servir en premier ? Les émissaires de Kiri ? Shirayuki ? Et finalement c'était elle qui avait pris les devant en servant les Kirijin dans un premier temps.  Ses gestes étaient fluides, ils traduisaient le genre d'éducation qu'elle avait reçu. Celle d'une maîtresse de maison.  Celle d'une épouse en plus de celle d'une tueuse. Cependant il n'était pas difficile de voir qu'elle s'épanouissait plus dans le premier que dans le second. Son implication dans ce genre d'arts diplomatiques pouvaient parfois être vraiment époustouflant. Autant qu'elle pouvait être désagréable, en vérité.

Sur la demande du chef d'équipe elle avait activé un instant son Byakugan pour sonder les environs et une fois qu'elle eu assuré qu'ils étaient pour l'instant seul  à cet étage. Ando avait repris une posture plus militaire, alors qu'elle tournait mécaniquement sa tasse dans ses mains. Ils s'étaient tous présentés.  

Ando, chef d'équipe, avais pour spécialité sa maîtrise du Fuinjutsu.
Sa rigeur transpirait le professionalisme et traduisait une longue carrière. Un homme qui avait été érodé par le temps mais qui savait de fait ou se situaient ses limites et celles de ses équipiers.

Manami était venue en suite.
Pleine de cette énergie si positive qu'elle devenait parfois irritante.
Chuunin depuis de nombreuses années, elle avait cependant pour réputation d'être un médecin chevronné qui connaissait son travail.  Elle n'avait pas peur de grand chose et son efficacité n'étais plus à prouver.

La Hyûga avait fait le premier pas cette fois-ci.
Probablement parce qu'il n'y avait pas vraiment de doute permis sur ses capacités ou sur la place qu'elle occupais au sein de l'équipe. c'était écrit sur son visage. Inscrit dans la couleur emblématique de ses yeux.

« ▬ Hyûga Shirayuki. Je suppose que l'on peu dire sans crainte que c'est à partir d'un mètre de ma cible que je suis le plus redoutable. Je suis sans doutes aussi la plus utile quand il s'agit de sonder un terrain ou de chercher quelque chose. Quoique ce soit »

Sa voix avait été plus douce que personne dans l'équipe n'aurai osé l'espérer et son japonais suintait un raffinement tout choisis. Ando avait même poussé un soupire à fendre l'âme – peut-être bien qu'elle était déjà fendue, son âme – parce que jamais encore il ne l'avait entendu parler avec un tel niveau de courtoisie. En fait il lui aurait même fait ravaler son petit sourire distingué, mais elle avait repris la parole.

« ▬ Sensetsu est assez bon pour tout un tas de choses sur lesquelles je n'ai jamais vraiment pris le temps de m'arrêter, mais il est cependant quelqu'un sur qui je sais que l'on peu compter. »

Ceux de Kiri ?
Elle n'avait visiblement pas l'intention de les inclure. Pas immédiatement. Buvant un peu de thé, elle avait regardé Sensetsu s'incliner d'avantage. Elle ne savait pas bien s'il le faisait pour se présenter, par habitude ou seulement pour s'excuser du ton qu'elle avait employé. Shirayuki ne s'en soucia pas outre mesure.  A la place elle recommença à dévisager les étrangers. Définitivement , elle commençait à apprécier cette mission.

Désormais elle attendais seulement que leurs homologues se présentent à leur tour pour décider de la posture qu'elle devait adopter en leur présence.

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Lun 7 Aoû - 22:08
Nous arrivons dans une auberge dont il émane un certains luxe, qui ne sied guère à une planque de militaires tant elle semble briller d'opulence, chacun s'installe dans son côté dans une attitude presque coutumière et on nous sert le thé. Je trempe les lèvres dans ma tasse une fois que tout le monde est servie dans l'espoir de déceler un éventuel poison, je suppose que je peux parfaitement m'attendre à la courtoisie d'un poison sans goût si l'on cherche à nous décimer, mais les vieilles habitudes, si elles peuvent paraître désuète, ont parfois du bon. Ne jamais relâcher réellement sa garde par exemple, et je sens Hanzo se raidir légèrement alors que l'une de nos hôtes fait usage de ses yeux si uniques. Puis vienne les présentations alors que Masami a déposé tout nos bagages dans un coin de la pièce, aussi, mon hypothèse se confronte à la réalité ; la demoiselle est donc bien une cogneuse de premier ordre, alors que son acolyte semble aussi énigmatique que polyvalent, je constate que je me suis trompée sur le reste, avec le chef qui semble être un expert des sceaux, et une médecin. Je tire de ma pipe un petit nuage de fumée que j'envois voler au plafond, puisque je suis la meneuse de mon groupe, les présentations me sont dues je suppose. Je relève à peine mon homologue qui s'incline devant le ton si... Direct de sa subordonnée ? Je ne laisse rien filtrer sur mon visage, j'entame directement le dialogue car je ne suis pas ici pour faire un cours sur les bonnes manières, si les ninjas de Konoha ont du mal à faire respecter la chaîne de la hiérarchie, ce n'est en rien mes affaires. Je suis ici pour représenter les intérêts de Kiri, et ne donnerait de leçons à mes pairs que s'ils font basculer la mission du mauvais côté de la rivière des événements, celui ou tout prend une tournure catastrophique à cause du tempérament de quelques uns.

Je me nommbe Nobushi Kisho. Il m'en coûte de le dire. Tout bon shinobi qui se respecte doit garder son identité secrète, mais puisqu'ils s'exposent à visage découvert et nom connus, je suppose que je peux bien leur rendre la politesse. Expert en démolition et infiltration. Je suis ici en tant que chef d'équipe de mon groupe. Je vais laisser mes équipiers se présenter. Subordonnée aurait été inadapté. Je m'incline respectueusement.

Quand on a besoin de rappeler qui est le chef, c'est que l'on souffre d'un sérieux problème de discipline, un seigneur qui lutte pour garder son trône a les yeux rivé sur son postérieur et ne peut donc pas gérer décemment le pays en se regardant l'arrière-train. J'estime qu'il en est de même pour une cheftaine. Je suis l'aînée du groupe et la plus gradée, je traite mes soldats comme des membres de ma famille et ils savent parfaitement où ils se situent dans une hiérarchie que je n'aie pas à rappeler. Cela me fait penser qu'il faudrait que je propose à Masami une partie de go.

-Je suis Hanzo Howa. Jônin, expert en taijustsu et homme de tête. Courbette.

La désignation courtoise de fermier ; les hommes de tête sont les soldats qui ouvrent la marche, principalement à cause d'une certaine réactivité à dégainer le sabre où à détecter les menaces, mais aussi pour la très bonne raison qu'ils sont à l'aise avec l'environnement. Hanzo est fils de paysan, il a autant l'habitude des forêts que des rizières, il n'a guère de difficulté à évoluer dans le paysage. Contrairement à moi et mon argile.

-Je m'appelle Masami Nanbu, chûnin et... Sabreuse ? Courbette.

Masami est là pour se faire les dents sur ce genre d'opération, elle devrait être en mesure de faire du travail honorable. Je n'attends pas grand chose d'elle.

-Ikko Ikki, jônin, officier juriste. On va dire que je me débrouille en ninjustsu. Courbette, avec un peu trop de rapidité pour ne pas dénoter un certain malaise avec le protocole.
-Puisque vous êtes ici depuis plus longtemps que nous, j'imagine que vous avez eu le temps de monter une cellule d'opération, ou à collecter des renseignements.
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Lun 7 Aoû - 23:13
Ils s'étaient présenté à leur tour et Shirayuki avait établit mentalement une échelle d'appréciation de ces derniers. Une façon totalement arbitraire en réalité parce qu'elle n'avait pour l'instant aucun moyen de juger de leurs actions future. Quoiqu'il en soit, elle décréta qu'elle n'appréciait pas vraiment leurs homologues. Elle les trouvait cependant digne d'un intérêt presque scientifique. Si cela n'avait pu être pris pour une agression, elle aurait certainement utilisé son byakugan pour les sonder un à un avec une rare précision. C'était quelque chose qu'elle aimait faire. Observer les gens au travers du philtre si particulier de son don. Sans doutes parce qu'elle voyais bien plus que c'était avouable.  Tellement en vérité qu'elle était régulièrement dégoutté de sa propre singularité. Quoiqu'il en fut, il demeurait qu'elle pouvait apprendre tellement de chose avec un de ces regards.

Tellement de chose.
L'état de leur organes, l'état de leur circuit de circulation du chakra, la fréquence et la facilité avec laquelle ils malaxaient ce dernier et la situation précise de leur Tenketsu.   Plusieurs fois même elle avait pu admirer le circuit de chakra en formation de fœtus dans le ventre de leurs mère.  C'était quelque chose de tellement surprenant et de tellement fascinant qu'elle aurait certainement pu se donner à ce genre d'activité pendant des heures.

Elle se garda cependant de faire quoique ce soit qui aurait pu être pris pour de l’esbroufe et aurait pu conduire à un affrontement. De quelque genre qu'il soit. Elle n'avait pas d'énergie et pas de motivation à consacrer à ce genre de situation. Par habitude elle fuyait le conflit par n'importe quel moyen. Peut important le nom avec lequel on qualifiait son comportement.  Shirayuki n'avait pas grandi avec l'idée qu'elle devait porter un intérêt au jugement des autres. Ça ne changerai pas cette fois. Certainement pas.

La jeune femme avait eu un légers rictus quand Nobushi, la meneuse de l'autre équipe avait avancé l'idée qu'ils avaient certainement du commencer la mission sans leur présence ; pour ne pas perdre de temps. Le fait qu'elle ai ressenti le besoin de le préciser avait quelque chose de vexant mais tout le monde fit aussi bonne figure que possible. Peut-être qu'elle était trop directe, pour la subtilité que tentait d'afficher l'équipe Konohajin.  Ando  s'était massé la nuque l'air ennuyé.

« ▬ Cela me coûte de le dire ouvertement, mais dans ce genre de situations ...Shirayuki- san est vraiment utile. »

Donc, il n'y avait visiblement plus d'effort pour faire croire que l'entente entre eux était cordiale.
La Hyûga avait étiré un sourire presque vainqueur a cette idée.
Pour n'importe qui d'autre dans l'équipe ce qu'elle tentais de faire était tellement évident que c'était douloureux à voir. Manami par exemple, se demandait souvent pourquoi elle mettait tant d'effort à ruiner sa propre carrière.  La benjamine de la mission avait continué à boire un peu sans trop se soucier du temps qui passait avant de reposer sa tasse et d'afficher un air un peu plus sérieux.

On pouvait difficilement lui reprocher son professionnalisme. Quand elle était forcée de faire quelque chose, malgré toutes les économies qu'elle y mettait, Shirayuki faisait son travail plus que correctement. Rarement on avait à redire sur ses méthodes. Son regard avait cherché à accroché celui de la cheftaine de Kiri.

« ▬ J'ai eu l'occasion de regarder les environs. Nous avons choisi cet endroit parce qu'il se trouve au centre des principaux points de relais du trafic.  Il est également assez éloigné du plus important que j'ai pu trouver qui se situe à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de notre position. »

Elle avait commencé d'un ton qui n'avait plus grand chose de celui de la demoiselle distinguée qu'elle avait donné à voir jusque là ; parce qu'elle avait aussi été éduquée comme une guerrière. Parce que ça transpirait par tous les pores de sa peau quand elle acceptait de prendre la posture adéquate.

« ▬ Concernant les effectifs, j'ai du mal à les quantifier, ils bougent beaucoup et je ne peux pas dire avec certitude qu'ils sont tous des mercenaires. J'ai compté une trentaine de réguliers cependant. La plupart d'entre eux ne sont pas shinobis en tout cas je ne vois pas de trace de malaxation de chakra chez plus de vingt d'entre eux. »

Shirayuki établissait point part point, pragmatiquement, toutes les zones d'ombre de leur mission qu'elle avait pu mettre à jour en sondant les environs avec précision la journée précédent leur rencontre.  Même si elle avait rechigné à se mettre au travail, ce qui avait causé le rapport dont elle ferait l'objet à leur retour, elle avait fini par s'adonner à la tâche qui lui revenait par logique.

« ▬Je pense qu'il faudrait d'abord se concentrer sur ceux qui ont nos habiletés. Non pas que je sous-estime les civils ou les ronins, mais je pense que nous avons moins à craindre de ceux qui ne peuvent pas jauger de nos capacités. Setsu, la carte. »

Elle avait ordonné d'un ton sec rappellant qu'elle n'avait jamais fait preuve de la moindre politesse avec lui.
Pourquoi faire ? De toutes façons, il s'était exécuté rapidement et avait sorti de sa manche une carte des environs et l'avait déplié sur la table basse autour de laquelle il se regroupaient.  Certaines zones avaient été entourée de rouge et avaient été annotée d'un nombre supposé de gardes et de personnel.

« ▬ Nous avons établit un plan des cachettes et lieux d'échange les plus fréquemment utilisés. Mais les ninja dont je vous ai parlé, semblent être mobiles. Ils ont passé toute la journée à se relayer de point en point. »

Shirayuki avait conclut avant de terminer sa tasse de thé.

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Mar 8 Aoû - 13:02
Une trentaine de contrebandiers, plus une poignée de combattants confirmés, je suppose que ça ne devrait pas être un défi trop dur, que de les neutraliser si nous y étions obligés. Non pas que je sois une personne avide de sang, mais parfois employer les moyens létaux est le seul moyen de parvenir à ses fins. J'observe attentivement la carte richement annotée tout en écoutant les explications de la Hyuga qui nous informe de la quantité d'adversaire, des points relais, des zones de transit, mais... Tout cela manque un petit peu de précision sur le plan géopolitique ; détruire une marionnette ne sert à rien si le marionnettiste est toujours en vie pour s'en fabriquer une autre, si l'on tranche les ficelles, qu'est-ce qui nous dit qu'elles ne repousseront pas presque instantanément?
Il faut des noms, plus que des lieux, toutefois je reste silencieuse sur ce dernier point ; ils ont déjà abattu une bonne portion du travail et je ne demandai pas tant, à vrai dire, j'attendais surtout une visite des lieux. C'est bien beau d'espionner, mais il faut aussi un QG de campagne pour soutenir l'effort et pour ça, il n'y a pas trente six solutions, une planque est nécessaire. Néanmoins, ce qui m'effraie le plus dans cette histoire est la nature des cargaisons que nous allons découvrir ; le pays des vagues a été impacté par la guerre, et même s'il n'est pas une ruine comme l'a pu être Kiri, je soupçonne le pays d'être de mèche avec les contrebandiers pour se refaire une santé. Entre les populations qui cherchent à émigrer ailleurs à cause de la relance économique du pays de l'eau et ceux qui veulent s'exporter sur le continent alors que la plupart des frontières sont fermées ou sujettes à une forte surveillance, j'imagine sans mal que certains seraient assez courageux pour tenter leur chance avec des passeurs. Tout comme d'autres voudraient amener des marchandes prohibées dans un pays ou l'autre. Ce que je crains, plus que de tomber sur des contrebandiers vicieux, c'est de mettre le doigt dans un malaise bien plus grand de la société, et de malgré moi interférer avec les affaires du seigneur local d'une façon bien plus déplacée que la simple traque de criminels. Par exemple, être aspirer dans l'engrenage du trafic d'être humain, ou découvrir que ce "système B" est encouragé par le Daimyo du coin.

-J'imagine en ce cas qu'il faudrait interroger un responsable, en ville. Les réseaux de contrebande sont bien organisés, il faut que l'on sache ce qui se passe en détails si l'on veut agir avec efficacité. Les shinobis et les mercenaires doivent sans doutes être des outils, si l'on veut que les trafics cesse, anéantir les symptômes ne sera qu'une solution temporaire, il faut trouver qui se cache derrière ça. Si l'endroit de cette planque est très bien pour accéder à tout les points d'intérêt, il n'en reste qu'un endroit plus calme pour faire nos sales besognes aurait été plus adapté. Aussi, ce soir un raid s'impose pour sérieusement démarrer le jeu de piste qui s'offre à nous ; des lieux nous en avons, il nous manque encore la marchandise, et surtout les têtes pensantes. La contrebande est un sport d'équipe, je doute fort que nous ayons uniquement affaire à une poignée de collègues accompagnés de mercenaires. J'imagine sans mal que le village caché de Kin doit avoir vaguement vent de quelque chose... Mais en l'absence de confirmation sur l'implication des forces militaires en présence, évitons simplement de faire du zèle et des suppositions hasardeuses. Vous avez une adresse ou un nom quelconque à privilégier ?
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Mar 8 Aoû - 22:08
Sensetsu avait reservi mécaniquement sa maîtresse alors qu'elle reposait sa tasse vide sur la table. Ando observait la situation du coin de l’œil mais semblait surtout surveiller la façon dont Shirayuki abordait les choses. A l'heure actuelle, elle se comportait bien lieux qu'il n'aurai osé le demander. Sa situatio était délicate et c'était une des raisons pour lesquelles il détestait travailler avec des membres de la Soke. Leur place dans le monde politique et dans l'avenir du village était trop importante. Ils étaient trop riches, trop influents et parfois il ne savait pas bien comment se positionner face à eux.  Face à Kagesora par exemple. L'actuel chef de clan et père de la jeune fille.  C'était un homme compétent et célèbre qui avait fait plus que sa part dans la guerre et même pour la communauté. Tout le monde le respectait , sinon le craignait et on se référais généralement à lui en temps que « Kagesora-sama ».

Comment était-il sensé agir quand il chargeait un des membres de son équipe de veiller sur sa fille ? Avait-il une idée du déséquilibre que cela apportait ? Par exemple en situation de crise et s'il était tenu de faire un choix dans sa loyauté, Ando savait que l'instinct de Sensetsu le pousserai à protéger Shirayuki plutôt que Konoha et les autres membre de l'équipe. Cet état de fait le mettait dans une position délicate et lui déplaisait absolument. Pour l'instant cela dit il n'avait rien à lui reprocher.

« ▬ Il est évident qu'ils ne sont pas les têtes pensantes. De cela nous avons conscience, mais en si peu de temps il m'est difficile de faire d'avantage. De cet endroit cependant je peux observer les allées et venues de tout le monde sans le moindre problème. »

Elle avait commenté en levant son regard inquisiteur sur eux. Elle les avait sondé un nouvelle fois et des traces de nervures avaient commencé à apparaître sur son visage. Comme si elle était sur le point d'utiliser ses yeux. En vérité, pendant quelques secondes elle avait été sur le point de le faire, mais avait abandonné son idée presque aussi rapidement et ses yeux avaient retrouver leur limpidité.

« ▬ Concernant le village de Kin ...Nous avions un agent infiltré à proximité. Il est rentré quand nous avons pris le relais ici mais d'après lui  Le village n'a entrepris aucune action  officielle contre les trafiquants. Soit l'affaire est traitée en secret soit ils ont décidé que ce n'est pas une priorité. »

Traitée en secret.
Si c'était le cas, c'était une mauvaise chose. Ils pourraient tomber pendant leur mission sur des agents infiltrés du village de Kin. Ils n'avaient aucun moyen d'ailleurs de vérifier que certains ne se cachaient pas parmi les shinobis qu'elle avait observé. S'ils en venaient à commettre un impair la situation pouvait devenir compliquée.

Et encore.
C'était dans le cas ou les opérations secrètes visaient au démantèlement de la cellule.

Il existait une grande probabilité qu'ils soient en réalité des soutient effectif au trafic en question. Auquel cas leur mission deviendrai encore plus délicate parce qu'ils se rendraient coupable d'ingérence. Parce qu'ils ouvriraient presque ouvertement les hostilités avec le pays des vagues.  S'ils devaient en venir à une situation aussi radicale, il serai vraiment important de ne laisser aucune trace de leur passage.

C'est pourquoi elle avait été favorable à la capture et non à l'élimination des Shinobi adverse. Elle songeait qu'il serai plus intéressant de les interroger pour en apprendre plus sur leur motivations et sur leurs employeurs. Étaient-ils plusieurs ? Étaient-ils du pays des vagues ? Étaient-ils des têtes gouvernantes de ce même pays ? Les possibilités étaient nombreuses et la plupart étaient terrifiantes, impliquant l'impossibilité d'une résolution totale.

Shirayuki s'était perdue dans ses  méditations et son regard s'était troublé, abandonnant peu à peu leur observation minutieuse des kirijins.

« ▬ Concernant les personnes à voir en ville, nous avons enquêté auprès des habitants. Il semble qu'une certaine Madame Aoi qui tiens une maison de passe deux rues plus bas et la personne qu'ils craignent le plus. On raconte qu'elle ne vend pas que les services de ses filles dans cette demeure et qu'il n'y à rien qu'elle ne pourrais obtenir pour vous  condition d'y mettre le prix. »

Avait repris Sensetsu d'une voix claire avant de s'effacer pour laisser la parole à Ando.

« ▬ Shirayuki-san à pu observer un moment les activités de la maison et de notre côté nous avons conçu la conviction que cette femme, Madame Aoi, a un lien direct avec une part de ce traffique. Il est apparu d'après les matrones des maisons alentours qu'elle organise sa propre milice et arme ses hommes. Cependant personne ne connais réellement la teneur des convois qu'elle expédie un peu partout. Bien qu'ils utilisent souvent la couverture de la suite de courtisane ou de vendeurs de tissus, de bijoux et autres parures de luxe. »

La jeune femme était finalement sortie de sa rêverie et grattant l'ongle de son pouce avec celui de son indexe elle avait ajouté sa dernière observation en date.

« ▬ Nous devons seulement trouver un moyen d'infiltrer l'entourage de cette femme. Mais je ne serai pas surprise d'apprendre qu'elle coordonne les mouvements dans cette zone pour un plus grand décideur dont elle seule sans doute connaît la localisation. »

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Mar 8 Aoû - 23:03
Une maquerelle qui dirigerait le tout dans l'ombre? Cela semble plus que probable, et surtout, malgré la moralité assez trouble de ses actions, j'imagine très bien tout les leviers qui doivent jouer ; il est rare de voir un tel grand banditisme sans l'accord officieux de l'état, voir officiel. Même si les ninjas de Kin ne sont pas forcément l'élite de l'élite, j'imagine sans peine, que certaines autorités de l'état sont au choix submergés, ou alors au contraire en alliance dissimulée. Toutefois, tout est dans le dosage, et si le pays des vagues s'acharne à représenter une menace sous-jacente aux intérêts économiques de Kiri et Konoha, cela se solderait invariablement par des représailles, ainsi que par une très forte sanction économique. Je me lève en songeant à toutes les méthodes possibles et imaginables pour recueillir des informations en plus avant de me saisir du nounours qu'Hanzo m'a apporté, je l'ouvre en deux d'un coup de couteau puis le vide de ses entrailles. Un pain d'argile tombe au sol, avec mon uniforme et du matériel de combat, c'est la glaise qui m'intéresse, j'attrape un morceau avant de retourner à ma place, je laisse une partie de mon énergie remodeler la terre et prendre une apparence plus étirée et fine, un serpent noir qui se pose sur la table et commence à se dresser face à moi. Avoir un mouchard peut toujours s'avérer utile, puisque je peux ressentir sa présence en temps réel, si je le laisse suivre quelqu'un il n'y aucun doute qu'il pourra le tracer. Sans que tout cela finisse en une orgie de flamme et d'explosions j'entends bien, même si le bakuton est un art hautement bruyant, avec le bon usage il devient aussi le meilleur ami de l'espion.

-Je suppose que s'infiltrer est une façon de procéder, je dois avouer ne pas apprécier tout particulièrement cette façon de faire car elle laisse relativement démunie en cas d'imprévue, et les physionomistes tendent à garder mon visage en mémoire. Quand je ne repasse pas supprimer les traces. Je finis ma tasse de thé. J'aurais suggéré une approche plus frontale de la chose ; jouer carte sur table avec la maîtresse des lieux m'aurait semblé plus pertinent dans la mesure où... Deux émissaires se présentant directement à elle comme des représentants du pays de l'eau et du feu pourraient beaucoup plus vite déduire l'implication du pays des rizières dans son commerce, ne serait-ce que par ses réponses et son comportement. D'autant plus que les missions sous couvertures nécessitent beaucoup de temps pour être effectives, et si l'un de nous viens en tant que client pour ensuite s'aventurer en zone qui lui sont interdites, autant se vêtir de noir et entrer par effraction, le résultat serait le même mais nous aurions l'avantage de la liberté de mouvement, et de l'équipement. Parfois foncer en faisant preuve d'audace rapporte bien plus que de faire preuve de timidité. Phrase toute faite, l'audace comme la timidité sont des choses bien subjectives. Les deux méthodes me conviennent, mais envoyer en parallèle un individu relativement agile pour tenter de trouver des documents en s'introduisant dans la maison de passe parait aussi être une bonne idée. Une dernière chose me vient à l'esprit. Quant au village de Kin... Je tiens à rappeler que Konoha et Kiri sont deux puissances majeures dans la région, et que le pays des vagues est pris en étau entre nos deux pays. Qu'importe leur décision elle ne devrait guère avoir de répercussions sur notre mission.

Ils n'ont rien entrepris, ils n'ont rien à dire car ils ont permis à des indépendants de développer un commerce illicite, et se rendent donc coupable d'inaction. Sans compter qu'avec de bons avocats le village des feuilles et celui de la brume peuvent enfoncer le clou et forcer Kin a s'excuser.
S'ils sont en train d'entreprendre des actions secrètes, tout sera très probablement classer comme incident frontalier. Tant qu'il n'y a pas trop de casse l'affaire pourra être étouffée, pour le bien du pays des vagues qui verrait son image salie par le reflet de faiblesse qu'elle renverrait, nuisant à son poids politique sur le long terme.
S'ils approuvent, ils se classent comme état voyous, et d'office ils sont discrédités sur la scène internationale, et ils s'exposent à une expédition punitive par la même occasion.

-Nos deux nations ont les moyens de tordre le cou à ce pays, ce serait regrettable, mais nous en avons le potentiel, j'ai confiance en les autorités du pays des vagues de savoir ce qui est le mieux pour leurs concitoyens.
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Mer 9 Aoû - 15:59
Ando avait été nerveux.  Shirayuki avait retenu un ricanement. Elle n'avait jamais pu souffrir sa sacro-sainte manie du politiquement correct. Peut-être parce qu'elle même n'avait jamais vraiment eu a s'en inquiéter dans sa vie. Elle faisait les choses comme elle les voulait et en suite les autres s'arrangeaient comme ils le pouvaient avec ce qu'elle avait laissé.  Cette fois ne semblait pas être différente. Elle avait toujours été quelqu'un de frontal et elle n'avait pas d'affection particulière pour les intrigues politiques même si elle avait été élevée au sein de certaines d'entre elles.  Son frère jumeau aurait été certainement quelqu'un de bien plus discret et courtois dans la situation mais parce qu'ils étaient si différents, elle agissait avec bien moins de subtilité.

« ▬ Je ne sais pas pour Kiri, mais Konoha n'a pas l'ambition  de  faire de l'ingérence dans les affaires d'un autre pays. Nous avons sans doutes les moyens d'écraser ce pays si nous nous trouvions dans une situation qui le nécessite mais  ce serai une mauvaise image pour nous. Notre nation pour ce que j'en sais n'a pas l'intention de se montrer sous un visage tyrannique et n'a pas l’arrogance de prétendre savoir ce qui est mieux pour les autres. »

Ando avait dit d'un ton ferme qui laissait transparaître tout le mépris qu'il avait pour ce genre de pratique.
Parfois elle se demandait même comment un type qui avait autant de mal à vivre avec fourberie avait pu penser que shinobi était une carrière pour lui et surtout, comment il avait pu faire ce travail pendant aussi longtemps. C'était des mystère de la vie auquel elle portait occasionnellement un intérêt.  Peut-être que c'était la différence qu'il y avait entre faire un travail parce qu'on la choisis et le faire parce qu'on à pas réellement eu d'autre choix que ce lui de se conformer à la piété filiale.  Son père avait un proverbe à ce sujet. Pour parler du manque d'implication de sa fille face à son travail : « Noblesse Oblige ». Tu as le pouvoir mais si tu ne l'utilise pas : c'est un pêcher.  Elle était née avec les capacités d'un shinobi alors elle était tenue de vivre en temps que tel.

« ▬ Nous préférerions durcir les mesure sur notre territoire que de s'impliquer dans un conflit international et obtenir l'image de tyrans. »

Cependant, la Kirijin marquait un point. Ils n'avaient pas tant de temps à perdre et de reste, Shirayuki était pressée de rentrer chez elle. De toutes façons elle n'appréciait pas les manœuvres qui prenaient trop de temps.  C'était un risque trop grand selon elle. Partageant l'avis selon lequel il fallait y aller plus directement  elle avait émit un petit rire.

« ▬ Tout ceci est tellement politique ...c'est d'un ennuis ... »

Sa voix avait raisonné avec calme alors qu'elle se relevait souplement pour faire quelques pas dans la pièce. Elle savourait silencieusement le bruit étouffé de ses tabis contre la paille du tatami.

« ▬ Personnellement, je suggère la menace. Jouer carte sur table ? Pourquoi pas. Mais il faut avoir l'air plus convainquant que nous le sommes. Bien sur si nous mentons et qu'ils cherchent à vérifier nos dire, nous aurons des problèmes. Mais cela dépend de la teneur du mensonge, vous ne pensez pas? »

Elle avait ajouté en poussant un peu Sensetsu pour s'asseoir au plus près de Nobushi et toiser cette dernière avec un air absolument  intéressé.

« ▬ Cette femme rencontrons là. Nous avons seulement à dire que nos pays sont près à régler ce problème à l'amiable.  De toutes façons c'est une des position de Konoha. Mais ajoutons que cela se fera sous nos conditions.  Et puisque visiblement Kiri ne serai pas gêné d'organiser un raid contre eux, avançons que nous avons déjà pris des mesures d’éradication si jamais elle venait à refuser. Dans la mesure ou nous sommes huit, je pense que nous sommes suffisamment nombreux pour éliminer les trente exécutants que nous avons repérés. En admettant qu'ils ne sont pas les seuls ce sera déjà un coups assez lourd à leurs effectifs. Est-ce que certains d'entre nous devraient aller dans certaines des cachettes pour se montrer un peu pendant que d'autres discuterons avec Madame Aoi ? Que les preuves de notre sérieux remontent à ses oreille en notre présence? »

Montrer qu'ils étaient peut-être plus nombreux qu'ils en avaient l'air.  Ils étaient assez éloignés de Kin pour de potentiels renforts n'arrivent.  En cas de besoin ils pourraient avoir quitter l'île avant leur arrivée. Menacer avec une arme à la main était toujours plus efficace que de simples mots.  Faire monter la pression.  Nobushi et les siens sembl aient visiblement plus prompts à ce genre de méthodes qu'Ando alors elle préférais traiter avec elle. Ando, elle le savait, se plierai à la décision des krijin par soucis de rendre leurs rapports les moins conflictuels possible.

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Mer 9 Aoû - 16:33
Qui est le chef ? Je me recule à côté d'Hanzo qui fait semblant de rien, je n'apprécie pas particulièrement d'avoir une bête de guerre à côté de moi, les Hyuga savent se battre de près, en avoir une dans mon espace vital n'est pas à mon goût. Je souris en songeant aux mots d'Ando qui semble garder la tête sur les épaules, lui privilégie une attitude plus prudente, moins cavalière que sa subordonnée Shirayuki. Peut-être y a-t-il un moyen d'exploiter ce point faible dans leur composition d'équipe ? Je n'en fais rien pour l'instant alors que la demoiselle aux yeux vides m'observe avec intérêt, j'ai besoin de l'aval de tout le monde dans cette histoire, je préfère travailler avec des gens enthousiastes que des réticents. La première remarque de la Hyuga m'a bien mis la puce à l'oreille, je soupçonne un certain entrain à la guerre, et ça ne me plaît pas dans la mesure ou je ne suis pas ici pour transformer le pays en champ de bataille. Il y a une différence entre faire un usage soigneusement contrôlé de la force et envoyer le paquet en espérant que ça ne foute rien en l'air. Faire un déploiement de force pour intimider l'ennemi peut aussi bien se traduire par un retour de flamme des plus violents ; il suffirait qu'il y ait une forte concentration de shinobis et que l'un de nos espions soit détecté pour perdre un membre de l'équipe. Je doute fort que ce soit la bonne solution.

-Ando-san, vous avez raison raison. Ménager le taureau. Mais votre subordonnée à raison, une solution plus frontale peut-être adaptée, sans toutefois aller jusqu'à un déploiement de masse. Nous sommes huit, si nous sommes théoriquement inopposable grâce à l'effet de groupe, nous dispersés affaiblirait nos forces et cela rendrait beaucoup plus aléatoire les chances de retour de chacun. Deux négociateurs, un infiltré, le reste en observation pour s'assurer que rien ne bouge à l'extérieur du bâtiment semble à mes yeux la meilleure solution.

Si nous nous séparons pour mettre la pression, nous nous mettons entre les mains de la chance pour le résultat que nous cherchons à obtenir, les femmes n'ont jamais faites de bonnes intimidatrices sans les bons outils et je doute que beaucoup d'entre nous soyons en mesure d'effrayer d'autre shinobis dont nous ne connaissons pas le niveau. Nous serions dans de beau drap si les ninjas dans la masse que nous surveillons soient en réalités des forces spéciales de Kin, l'incident diplomatique serait tout proche et nos pertes monstrueuses. Si le hasard est un facteur permanent dans les missions, ce n'est pas une raison de lui forcer la main, surtout dans des opérations qui nécessitent du tact et de la subtilité, tout est une question de dosage et je crains l'accident tragique si nous étalons nos effectifs.

-Si nous avons affaires à la sphère d'état de la pègre, la simple vue de deux émissaires suffira amplement à éteindre les ardeurs de certains, et surtout, inutile de montrer notre effectif réduit. Je veux calmer vos inquiétudes Ando-san ; si Kiri est apte à mener une opération coup de poing, ce n'est pas parce que nous pouvons que nous voulons. Aussi, ne vous inquiétez pas, je tiens à ce que la température reste aussi basse que possible. De plus, je trouve un brin sanguinaire de songer en élimination ; la contrebande est un loisir qui nécessite peu de savoir, je préférerai que ceux qui fassent les frais de nos aptitudes soient des hauts placés que les simples exécutants qui ont tendance à se faire intercepter par la police locale. Se montrer en tant qu'émissaire de nos deux pays et sous entendre que nous sommes prêts à négocier voudrait dire que nous sommes ici pour parler, hors... Nous avons des objectifs plus concrets et j'imaginais que venir dialoguer avec la maquerelle supposait qu'elle finisse ses jours dans une prison quelconque, où... Je regarde Masami qui a compris le sous entendu, elle mime un égorgement d'un bref signe de main. Même si c'est très regrettable, il faut bien commencer quelque part notre enquête pour comprendre comment l'horloge fonctionne.
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