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Le festival du vent, le discours du nouveau Kazekage. (PV : Ninjas de Suna.)
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Mer 16 Aoû - 0:51
Le festival du vent, le discours du nouveau Kazekage.

Ils étaient sortis du grand dôme, la fin de la journée arrivait presque à son terme. Les ruelles étaient animées de belles lumières et autres décorations toutes aussi merveilleuses les unes que les autres, les bruits d’instruments se faisaient entendre de partout. Le village de Suna avait retrouvé cette ambiance chaleureuse tant oubliée. Ils marchèrent pendant quelques minutes pour saluer les marchands et autres civils et arrivèrent sur une immense estrade sous les acclamations du public. La cérémonie devait débuter en début de soirée et se prolonger jusqu'à la nuit très tard. Devant, l'estrade devint vite noire de monde et les riverains s’entassaient. Plusieurs tentes de marchands proposaient nourritures, vêtements, artisanats aux badauds qui se bousculaient.

La foule s'impatientait et réclamait les discours qui lanceraient le festival. Les événements tragiques du passé pourraient être oubliés avec un peu de chance. Le chef des anbus était en retrait, derrière le Daimyo, Hider se préparait pour son discours tout en échangeant quelques paroles avec un Anbu. Un autre ninja se tenait non loin, faisant son possible pour rester attentif au moindre débordement dans la foule, malgré la présence perturbante à ses côtés du Daimyo. Un marchand de renommée scrutait la foule, en retrait, appuyé contre un mur, à la recherche d'un employeur potentiel parmi les marchands et les riches propriétaires. Pour le moment il n'avait pas encore trouvé d'emploi dans sa profession mais ne désespérait pas. Ce soir, dans les tavernes, les langues se délieraient, des affaires seraient conclues et des rumeurs circuleraient. Ce serait bien le diable s'il ne trouvait personne à la recherche d'un mercenaire.

Hider de son côté évaluait la situation et essayait de repérer les différents groupes d'influence du village, ainsi que les personnes les plus à même de répondre à ses questions dans un avenir proche. C’était assez normal qu’il y ait de fortes têtes, tout le monde était curieux de voir le nouveau Kazekage, car les fortes têtes cachaient également un certain intérêt.

Un enfant, impressionné par la prestance de Hider qui se tenait bien droit au milieu de la foule, les yeux brillants, lui glissa à l'oreille :

« On dit que si un papillon s'pose sur quelqu'un aujourd'hui, bin c'est signe de chance... ahem. Mais bon moi j'crois pas à ces sornettes, c'est pour les petites filles. Vous v'nez d'où monsieur ? »


Quand ce petit garçon lui parla des croyances liées au lâcher de papillon, Hider se tourna et tout en souriant, lui répondit en touchant le haut de la tête du jeune garçon, un signe d’une certaine affection pour le petit :

« Tu n’y crois pas ? Pourtant on dit souvent que la chance ne sourit qu’à ceux qui y croient. Moi en tout cas j’y crois à cette histoire de papillon. Pour mon identité, tu le sauras bien assez tôt, je ne vais pas tarder à faire mon discours. »


Il regardait l’enfant toujours en souriant amicalement, mais son regard se perdait dans le vide, dans ses souvenirs. Il se ressaisit rapidement pour revenir à la réalité. Il ne put s'empêcher de remarquer hommes et femmes d'armes au style radicalement opposés. Ils étaient invités par Hider, car c’était eux les héros de Suna. Apparemment, tous les ninjas cités par le Kazekage étaient venus : l'un était un spadassin, droit comme un I, il aurait pu passer pour un membre du service d'ordre, alors que l'autre, plus grand et solidement bâti, ressemblait plus à un mercenaire, ils étaient plusieurs. Il sourit en voyant le plus affable d'entre eux offrir un gâteau à un enfant. Soudain, le bruit déclina et le silence s'installa. Hider Zeruge, nouveau Kazekage, monta sur la plus haute estrade qui dominait la place. La foule cessa enfin de s'agiter et retint son souffle. Son regard perçant impressionnait. Il balaya lentement la foule du regard puis commença son discours. Sa voix grave si apaisante ne tremblait pas et portait loin. Son discours bien amené et son aisance oratoire indéniable finirent de conquérir le public. A le voir et à l'entendre, on comprenait pourquoi le Daimyo l'avait choisi pour diriger le village.

Il remercia les habitants et les ninjas de Suna d'avoir mis hors d'état de nuire l'ancien régime du Kazekage, il ne tarit pas d'éloges sur les ninjas, ni même sur les genins, ou les chûnins. Il fit également une ovation pour un chûnin qui avait surmonté une épreuve difficile et avait combattu courageusement lors des examens chûnin sous la pression du tyran. Il remercia tout particulièrement la jinchuriki du nom de Cho, qui était à l'origine de la mort de l'ancien kazekage. Et il incita à voir des leçons pour bâtir le futur, dans les terribles épreuves passées dont Suna avait su triompher, avant de conclure qu'il ferait son possible pour que chaque habitant oublie le passé, et il espéra de meilleurs lendemain pour le village. Il conclut en déclarant ouvert le festival du vent et à son signal, sous les applaudissements et les vivats de la foule en liesse, des milliers de papillons colorés furent lâchés et s'élevèrent en spirale colorée avant de s'éparpiller dans la foule pendant que les enfants essayaient de les attraper. La fête put enfin commencer.

la foule se retrouva galvanisée, en plein recueillement, amusée puis émue et finalement conquise par ce lâcher de papillons. Sans surprise, le discours de Hider fut particulièrement apprécié, peut-être parce que c'était celui qui annonçait le début des festivités et d'une nouvelle ère. En tout cas, il plut au Daimyo qui lâcha une larme, qui était due aux qualités du discours et de l'orateur.

« Excellent discours, Hider, vos mots font honneur à votre paroisse et ont, de bien belle manière, lancé le festival. »


Puis il jeta un regard à la liesse.

« Je vais moi même aller voir ce que les échoppes peuvent proposer. Peut être y trouverai-je quelques onguents. »


Il était indéniable que Hider avait un don naturel pour parler à la foule. Les héros de Suna, c'était le surnom que le Kazekage et la foule leur avaient attribué, en parlant d'eux, certains n'avaient pas encore quitté l'estrade.



Daimyô : « Qu'elle a été l'erreur de l'ancien Kazekage ? »
Hider : « Je ne suis pas son juge, mais écoutez-moi bien ce que je vais vous dire… La plus grande couardise consiste à éprouver sa puissance sur la faiblesse d'autrui. »
Daimyô : « Je sais que cette phrase est pour lui, mais je crois qu'elle m'est destinée. »
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Dim 20 Aoû - 22:06
Je vous épargnerai ici mes déboires en tant que détenue. Pour simple rappel, le meurtre du Kazekage – à ma décharge, j'appelle ça de la légitime défense – n'était pas du goût de tous. Ni du miens. Il fut un temps où ce salopard et moi avions une relation particulière, entre échange de bons procédés et masochisme réciproque. On se poussait mutuellement au-dessus d'un abîme, et plus le risque était grand, plus nous aimions cela. Attention, je ne dis pas qu'il était question d'amour ni d'amitié. Ce serait aller à la page d'un chapitre particulier de ma vie si je devais vous en parler maintenant, alors ce sera pour une autre fois. Je trouve juste dommage de l'avoir tué, même si j'en ressens un soulagement profond je ne peux nier un certain agacement à avoir supprimé une vie dans ce monde. J'ai une multitude d'ennemis, tous aussi étranges que dangereux, et cet assassinat ne joua pas tout de suite en ma faveur. Mon séjour en prison m'avait laissé de belles séquelles. De nouveau, je ne parlerai pas de cette interlude féerique. Juste de ma sortie de prison. En cet instant, je suis affaiblie, j'ai bien maigri, je n'ai rien fait d'autre que de survivre. Je fus frustrée de n'être accueillie par personne, seulement par une escorte de rigolos envoyés par le Daimyo, soit disant pour la discrétion et ma protection...

Une bande de branquignoles, de pantins écervelés. Ils craignaient le moindre de mes mots et s'exécutaient sans qu'aucun ordre soit énoncé. Ils étaient chargé de ma sécurité, mon père avait l'obligation de m'héberger. Je ne savais pas ce que j'avais raté ici, j'avais oublié la mort de ma mère adoptive. J'étais dans un état second depuis mon enfermement, complètement déphasée avec ce qui m'entourait. J'avais des souvenirs marquant autant qu'irréels, et chaque pas, chaque respiration, me donnait l'impression de revenir à moi. Il faut dire que pendant ces dernières semaines, j'ai eu droit à des traitements de faveurs que mes veines meurtries et mon œsophage irrité gardent en mémoire. Je n'avais pas assez de rage pour m'énerver, juste l'envie profonde de me reposer et couper avec ce monde. Je crus que je serais accueillie par Hiro comme une intruse. Au lieu de quoi, il me serra dans ses bras. La première étreinte qu'il m'accordait c'était après tous ce temps et ces épreuves... il pleura un peu, et je l'écoutais. C'était l'heure du thé, propice aux discussions et aux confidences. Apparemment, il craignait que je ne sois morte, et il était fier, - enfin ! - il était fier de moi. Il me tendit une invitation au Festival du Vent et me traita comme une princesse durant toute la soirée.

Pour faire passer le temps, je relus les lignes en boucle durant 3h30. J'étais l'une des invités d'honneur du festival, l'héroïne de Suna. Ce serait un plaisir de me voir participer à cette fête et blablabla. Les lettres ne voulaient plus rien dire... Ma dernière injection remontait à seulement dix jours, pour ne pas y penser je me concentrais sur le papier. Assise ainsi, sur mon lit de jeune fille, face à la fenêtre, je sentais les derniers rayons du soleil sur ma peau. Ca, et deux bras passés autour de mon buste. Et ce parfum de printemps. Et sa joue contre la mienne.

« Bienvenue à la maison, ma Choko chérie. »

Je lâchai l'invitation et me blottis dans son cou, resserrant davantage ses bras.

« Merci Kanae. »

Cette affection sincère et subite me fit un bien fou. La seule que je ne voulais pas décevoir. La seule aussi, sur qui je ne pourrai jamais lever la main, et elle le savait. C'est pour cela qu'elle se fit une joie de me tirer vers elle et de me chevaucher. Je vous vois, petits vicieux, vous espérez une scène coquine ? Que nenni ! La jolie jeune femme me serra les épaules et me secouait pour accentuer le drame de ses paroles.

« Je me suis inquiétée pour toi ! pleurnichait-elle. Tu m'as rendue malade ! J'ai tremblé d'inquiétude et tu ne viens même pas me saluer ! Tu es cruelle, Cho ! Méchante ! Une saleté ! J'ai eu peur pour toi ! »

Elle me tapait aussi, de ses misérables petits poings. Sous cette avalanche de coups, je contrais comme je pouvais, plus agacée qu'accablée. J'y mis fin en la serrant fort contre moi. Ah... Kanae, et sa nature si sensible... Elle éclata plus fort en sanglots. Si je ne la connaissais pas, je la prendrais pour une tragédienne. Heureusement, ce n'était qu'une adorable pisseuse. Quelques reniflements plus tard, elle s'endormit. Hiro nous servit le repas, deux bols de soupe généreuse que nous ne touchâmes pas. Les derniers calmants qu'on m'avait administré en cellule ne faisaient plus leur effet, et la nuit me parut longue. Demain, l'Empereur du Vent se déplacerait en personne pour féliciter les héros de Suna et nous présenter le nouveau Kazekage.

Je laissais mon amie ici et fit le mur. Les gardes faisaient bien leur travail, néanmoins je faisais le miens mieux qu'eux. Combinaison noire et cheveux noués, je repartais à la conquête de la ville, le visage couvert. Je vous explique le pourquoi du comment je finis dans un bordel accostée par un travesti alors que je marchais tranquillement ; je buvais un jus de fruits, sans alcool ni rien, quand le jeune homme maquillé me tira la langue et me traita de fichue pucelle. Je reconnus aussitôt ma vieille copine masculine et m'attablais pour boire un coup et tricher aux cartes. J'ai dit tricher ? Je voulais dire jouer. Jouer aux cartes. Les courtisanes cherchèrent à faire d'autres jeux avec moi, les clients n'étaient pas nombreux ce soir à cause de la fête qui se préparait. Il n'y avait que les paris pour gagner de l'argent, donc nous en fîmes un : si je gagnais, on arrêtait de m'appeler la pucelle (j'ai une réputation à tenir et le triple de fierté), si je perdais, je coucherais non pas avec une, ni même pas avec deux, mais avec elles toutes. Manque de pot pour ces jolies fleurs, j'étais meilleure roublarde, et la partie devait prendre fin avec le levé du soleil. Elles omettaient que les pucelles portent chance.

A force de boire et fumer, j'en oubliais mon rendez-vous avec le Daimyo du Vent. J'empruntais une de leur robe aux courtisanes et je me fis outrageusement maquiller. Le plus long fut cette coiffure inutilement compliquée qu'elles me firent. Ainsi vêtue et fardée, j'étais semblable aux autres bourgeoises du pays et méconnaissable à la fois. Le kimono de soie brodée couleur jade et l'éventail assorti étaient d'une finesse que j'appréciais. J'arrivai en plein milieux d'un discours prononcé par un homme aux cheveux blancs. Deux autres, à côté de moi, discutaient. D'après eux ce Zeruge est un homme fort et honnête. Ce dernier était en train de féliciter un garçonnet puis les sauveurs du pays du vent, moi y compris. Me souvenant du beau parleur qu'était le Shodaime Kazekage, mes yeux roulèrent et je soupirais derrière l'éventail. J'ai tué cet homme par accident, pas besoin d'en faire un tas. Mais le peuple, lui en avait besoin. Les paroles du nouveau chef raisonnaient, sa voix grave était un baume apaisant sur les blessures faites par son prédécesseurs. Je pouvais utiliser tout mon stock de mauvaise fois, je ne pourrais pas dire qu'Hider Zeruge n'avais pas l'air engagé. Le silence reposé pendant qu'il parlait, puis la joie bruyante des villageois une fois le discours terminé, n'étaient que la puissance d'un homme qui avait du cœur. Les héros de Suna furent également acclamés, je reconnaissais là mes collaborateurs. L'un d'eux me reconnut également, me faisant un signe discret pour me saluer auquel je répondis. Je ne les rejoindrais pas sous les feux de la rampe, ce genre de distractions ne me plaisaient pas. De plus, je supposais que je n'étais pas en sécurité si je m'exhibais comme ils le faisaient. Ils semblaient avoir meilleure mine que moi.

Quelques instants plus tard, la fête fut lancée. La musique, les étals, les sourires... tout s'animaient dans la bonne humeur. Le Daimyo se détacha aussi de la foule pour visiter les colporteurs et autres stand, entouré d'une élite suffisante pour ne pas être approché de ses sujets. Contrairement aux autres, j'allais vers lui, l'éventail couvrant mon visage. Sa garde personnelle se mit en position défensive, car ces professionnels ne se laissent pas dupé par les belles robes de soie ni par des allures sophistiquées. Je fis une révérence, le visage baissé, en tenant ces propos ironiques :

« Même le bambou gracile ploie devant la beauté céleste de Votre Eminence ! »

Il n'en fallut pas plus au seigneur de ces lieux pour rire et me laisser approcher sous la surprises de ses gardes. Il me désigna son bras que je pris de ma main libre, comme le fait un gentilhomme très avenant, de l'autre je m'éventais. Les rumeurs commençaient déjà à courir : l'Empereur du vent aurait-il une amante ? Ce brouhaha inquisiteur couvrait assez bien mes murmures.

« Sale enfoiré ! J'ai faillit mourir au moins cent fois dans une seule journée ! Tu foutais quoi putain ? »

Il n'était pas content, toutefois le grand monarque qu'il était savait cacher ses émotions et il souriait, alors que moi je cachais ma colère sous mon accessoire. Il s'arrêtait des fois devant une échoppe, et nous poursuivions notre échange, l'air de rien. Tout roi qu'il était, il n'aimait pas se faire insulter même si personne ne nous entendait.

« Je pouvais pas te faire sortir comme ça.
- Si tu peux, t'es le Daimyo ! Dis juste que tu n'en avais pas envie !
grognai-je. J'ai sérieusement envisager de te tuer !
- Quoi ? ! Tu me menaces, moi ? !
- Pas une seule visite, rien de ta part, alors que je t'ai sauvé la mise combien de fois ?
- Ca va, ça va, arrête de t'énerver on va finir par nous remarquer ! rétorqua-t-il d'un ton impassible.
- Les mecs de cette prison m'ont fait des dingueries, tu ne peux pas me dire de ne pas m'énerver.
- Du genre ?
- Du genre... »

A ce moment, je fis un geste plus sec pour m'éventer, ce qui fit glisser la manche et dévoila de nombreuses piqûres.

« Je ne t'ai rien demandé quand j'ai apporté un remède pour ta fille chérie. Les meubles et les petits plats mijotés avec amour que tu m'envoyais dans la cellule, ces connards les utilisaient devant moi, en plus ce n'était pas ce qui me secourait. Alors voilà mon prix : soit j'ai leurs noms, soit tu t'en charges. »

Je l'entendis déglutir quand il vit mon avant-bras généreusement piqué. Il n'avait pas tout vu ni tout entendu. Comme il ne répondit pas, je me collais plus fort contre son bras en riant gracieusement, flirtait éhontément avec l'homme le plus influent du pays.

« Et bien alors, mon chéri ? Le contrat ne te convient plus ? susurrai-je.
- Si je refuse ? Répliqua-t-il.
- N"y pense pas ! Je ne travaillerais plus pour toi, et tu devras répondre d'une liaison hors mariage. Quelle exemplarité pour tes sujets...
- Je vais m'occuper d'eux,
coupa-t-il. Je préfère éviter le scandale sur ce qui s'est passé en prison, il s'arrêta un moment pour réfléchir. Ce qui est étrange, c'est que tu es la seule à avoir eu ce type de traitements. J'envoie mes hommes, n'attire pas trop l'attention sur toi.
- C'est si doux de l'entendre mon cœur... Mais dis-moi, cet homme aux cheveux blancs, qui est-ce ?
- Va donc lui demander. Je suis plus trop d'humeur.
- Roooh... tu es si grincheux quand tu es contrarié. On se voit plus tard chéri... »


Je me défis de lui dans le protocole d'une révérence, m'engouffrant dans une rue discrète pour supprimer les éventuelles filatures. Je ressortis par une habitation quelconque, justement en y entrant par effraction pour m'y changer. Je n'avais plus que ma tenue de ninja sur moi, bien plus confortable. Je m'attachai rapidement les cheveux en une longue tresse et me démaquillai avec ce que je pouvais : un torchon de cuisine et de l'eau. Je gardais seulement le khôl. Avec ce même torchon, je fis un baluchon dans lequel je rangeais la robe verte ainsi que l'éventail puis je retournai dans le festival. Cela faisait longtemps que les villageois n'avaient pas été si heureux. Le commerce était bon avec cette affluence. L'odeur des grillades m'allécha et je me laissais tenter par une paire de brochettes. Consciencieusement j'évitai le stand des boissons alcoolisées pour ne prendre qu'un verre d'eau plus loin. Sur la place centrale, les enfants jouaient. Leurs rires effaçaient ce qui restait du Shodaime Kazekage. Quelques adultes leurs courraient après avec autant d'amusement. Cet état d'insouciance était si prodigieux après ces épisodes de guerre et de tension que c'en était presque trop beau à voir. Même moi je faillis être touchée par le spectacle. De l'autre côté de la place, j'aperçus un homme aux cheveux blancs, le même qui, plus tôt, nous avait fait la démonstration de ses talents d'orateur. Je traversais la place jusqu'à lui, nonchalante. Durant un moment, les enfants se turent pour me laisser passer, et j'entendis sur mon passage l'un d'entre eux dire : " C'est elle... " 

J'avais l'habitude qu'on se taise pour prendre le temps d'observer ma démarche féline, mon trop plein d'assurance, ainsi que ma beauté. Normalement, on se tordait le cou pour le plaisir des yeux. Aujourd'hui, c'était à cause des honneurs qui me furent en partie rendus. J'arrivais presque à la auteur de Zeruge quand je fus arrêtée par un de mes compagnons d'arme.

« Ohtori-san ! On t'a cherché toute la semaine ! Viens, il faut que je te présente ! »

Il était tout content de m'amener jusqu'au Nidaime Kazekage. Par effet de mimétisme, j'esquissais un sourire. Ensuite, je saluai, les mains jointes et le buste légèrement incliné.

« Zeruge-sama, je vous présente Cho Ohtori. On la voit pas beaucoup mais je vous assure que c'est une femme géniale. Ohtori-san, je te présente Hider Zeruge, notre Nidaime Kazekage. »

Cet ancien camarade était extraverti et ne tenait pas en place. A peine les présentations achevées qu'il papillonna ailleurs. Je me relevai, observant la tête nouvellement couronnée. Je ne le comparerai pas au tyran qui avait occupé sa place étant donné que je ne savais rien de lui. De toutes façons, je me trouvais face à lui uniquement pour satisfaire ma curiosité.

« Ravie de vous être présentée, Zeruge-sama. »

J'espère qu'il se fera vite à ma voix sensuelle et à mes battements de cils langoureux. J'étais déjà dans l'optique de m'attirer ses bonnes grâces et plus même sans affinité.




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Mar 22 Aoû - 5:18
Le festival du vent.

L'air est doux et le soleil qui allait bientôt atteindre son zénith illuminait les vitraux des maisons aux alentours, ainsi que la pierre blanche magnifique de la ville à l'architecture sobre mais élégante. De fortes odeurs de cuisine provenant de la préparation des plats du déjeuner s'échappaient maintenant des tavernes et des échoppes : chaque auberge allait rivaliser pour proposer ses meilleurs plats et boissons. D'ailleurs les grandes tables à tréteaux commençaient à être installées dans les rues et concouraient, avec les badauds, à gêner encore un peu plus le passage. Pour ne rien arranger, ici ou là, un attroupement se formait autour d'un notable qui profitait de l'occasion pour tester sa popularité sous le regard de Hider. Puis l’homme aux yeux d’or se tourna vers les héros de Suna, échangeant quelques belles paroles avec eux pour mieux apprendre à les connaître et surtout, à créer des liens, pour les rendre plus à l’aise, parlant de futures missions.

La cérémonie était lancée, plusieurs ninjas semblaient être reconnus par les habitants du village. L'après-midi suivit son cours et les rues ne désemplirent pas. Alors que les derniers rayons du soleil inondaient le couchant, toute la foule s’était rassemblée devant les quartiers commerçants pour faire la fête et pour certains, négocier de nouveaux contrats. On avait l’impression que le village n’avait jamais connu de crise. Les odeurs de nourritures, de viennoiseries et de grillades donnèrent le sourire aux plus jeunes et surtout l’eau à la bouche aux plus affamés. Le tintamarre des conversations s’interrompit rapidement et toutes les têtes se tournèrent vers le podium central pour entendre tout ce que le nouveau Kazekage allait dire.

Il fallait dire qu’il dégageait quelque chose de grand, on avait l'impression qu'il veillait lui-même sur la sécurité de tout le village, sans avoir besoin de qui que ce soit. Il échangea quelques mots avec quelques-uns des héros qui avaient combattu courageusement l’ancien régime du tyran. Il les remercia pour leur bravoure, et surtout pour leur ardeur combattre jusqu’au bout pour se défaire de cet abominable énergumène. Cela lui faisait énormément plaisir d’entendre les ricanements joyeux des habitants, mais il semblait un peu plus dans ses pensées, il réfléchissait, on avait l’impression qu’il méditait tellement il était concentré. Il observa chacun des individus, leurs agissements, leurs comportements, leur façon de parler, il observa tout d’eux. Ça devait être un signe d’expérience. Hider réfléchissait à toute allure. Depuis qu’il avait senti une présence, rien d’autre d’étrange ne s’était produit, aussi s’était-il mis à penser que cet observateur mystérieux avait quelque chose de bien spécial.

Cette entité s’approchait de plus en plus de l’estrade sur laquelle l’homme aux yeux d’or était monté. Elle dégageait quelque chose d’inexplicable. Les personnes devant elle, la laissèrent passer. Finalement, cette présence était une resplendissante femme accompagnée d’un ninja qui avait combattu l’ancien régime du tyran. C’était une femme élégante, toute en finesse, avec beaucoup de charme. En tenue de ninja, cheveux attachés en tresse avec une démarche à en faire tomber plus d’un, tous les regards étaient braqués sur elle. Celui qui l’accompagnait fit les présentations entre la jeune femme et le nouveau Kazekage, il semblait être une des connaissances de la Kunoichi vu leur relation. Tout le monde semblait curieux de voir ces deux-là à l’action. D’une voix sensuelle presque enchanteresse, elle s’adressa à Hider :

« Ravie de vous être présentée, Zeruge-sama. »

L’homme aux yeux d’or lui fit un sourire, il sentit quelque chose venant d’elle, comme une autre entité qui l’habitait. Ça ne faisait aucun doute, un grand pouvoir sommeillait en elle, ou du moins une créature, Hider le savait. Il avait même été informé par le biais de quelques informateurs l’existence  des bjûus et surtout par un dénommé Shukaku, par le passé. Sans trop la faire attendre, Hider lui rétorqua d’une voix apaisante avec beaucoup de respect envers elle :

« C’est un honneur de vous rencontrer, je vous remercie d’avoir libéré le village de Suna, vous avez toute ma gratitude. »

Les propos de Hider était sincères envers cette jeune femme, elle avait l’air d’avoir vécu des moments difficiles, ce qui était totalement compréhensible. Mais maintenant, il fallait tourner la page, il fallait penser au futur et aller de l'avant. Hider proposa chaleureusement aux ninjas présents, ainsi qu’à Cho, de parcourir la ville ensemble afin que chacun puisse mieux apprendre les uns des autres.




Daimyô : « Qu'elle a été l'erreur de l'ancien Kazekage ? »
Hider : « Je ne suis pas son juge, mais écoutez-moi bien ce que je vais vous dire… La plus grande couardise consiste à éprouver sa puissance sur la faiblesse d'autrui. »
Daimyô : « Je sais que cette phrase est pour lui, mais je crois qu'elle m'est destinée. »
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Jeu 24 Aoû - 2:01

Seuls les méandres de ma psyché le savent. Cela dit, cet endroit m'a rendu... Encore plus antipathique ? À moins que je ne l'étais pas déjà ?

Sachez déjà que je ne vous apprécie pas, ce n'est pas votre faute, c’est la mienne, je ne vous aime pas, mais comprenez-moi, je n’arrive pas à cohabiter avec les humains qui que ce soit d’ailleurs, j'ai été jugé et puni pour des choses que j’ai faites, j’assume. Parce qu'il était plus simple de s'en prendre à tout le monde que de faire du cas par cas, alors oui je suis fou et alors, le pays du vent est chez moi autant que ces satanés humains, oui je suis désagréable. Que vous soyez un animal, un humain, il y a très peu de chances que je sois disposé à vous parler. Après tout je suis très hostile plus que vous ne le pensez, mais j'espère que vous êtes armé de patience, car je suis très long à changer d'avis. Du coup, vous pouvez voir que je suis parfois un peu colérique, psychopathe également, j’ai tendance à péter un plomb, je hais la présence des humains, de tout le monde d’ailleurs, surtout depuis que l'on m’a enfermé dans une urne, j'ai aussi tendance à ne pas admettre quand j'ai tort et j'ai évidemment de l'orgueil, après tout j'étais là bien avant vous, donc, vous êtes mal placés pour dire ce que j’ai à faire !

Depuis combien de temps, je n'avais pas senti le vent sur ma fourrure ? Depuis combien de temps, je n'avais pas eu le plaisir de me rouler dans le sable ? À quand remonte la dernière fois que j'avais coursé un chat des sables ou une bande de chevaux accompagnait de voyageurs ? Depuis combien de temps, je n''avais pas vu des chameaux et des serpents de sables ? Je me suis rendu compte à quel point j’avais souffert de l’emprisonnement de cette urne, dans le noir complet. Voici donc mon histoire avant que je ne sois enfermé dans une urne magique pour m’arrêter de mon soi-disant massacre.

Il ne fallut que quelques siècles aux humains pour radicalement changer la face de leur territoire. À l'époque, je ne calculais pas le temps parce que cela n'avait aucune importance pour moi je me contentais d’errer dans mon désert. Les jours passaient et se ressemblaient, cela ne me dérangeait pas. La menace qu'ils représentaient m'obligea à compter chaque seconde avant que la situation ne s'aggrave, mais revenons au moment où les humains commençaient à peine à tout détruire. Je les observais d'une oasis où je buvais de l’eau avec des chameaux et autres animaux du grand désert. Si au début ces tribus de ninjas vivaient relativement en harmonie de la nature, elles commencèrent à s'attaquer entrent elles, car elles eurent besoin rapidement de plus d'espace, se reproduisant à une vitesse affolante, je pétais les plombs quand je voyais cela. À ce stade, il aurait fallu les « réguler », les éléments dangereux pour l'ordre du monde doivent être supprimés, cependant dans mon orgueil, je ne dis rien, pensant que la nature s'en occuperait, après tous les humains vivait de la terre pour se nourrir. Mais rien ne fut fait. J'ai même parfois dû m'attaquer à certains d'entre eux qui s'en prenaient à mes territoires, je les ai massacrées tout en rigolant, les traitants tous d’abrutis.

Une bataille où ils furent nombreux venants de tous les villages alentour m'infligea de lourdes blessures, ils m’attaquaient en masse comme une fourmilière, ils étaient bien organisés. Je n'oublierai jamais la folie que je vis dans leurs yeux. Et je compris alors qu'il était déjà trop tard… Il fallait que je les tue tous sans exception et jusqu’au dernier…

En à peine quelques années, ils avaient tellement changées. Ils avaient déjà peur de moi, mais ce n’était qu'une question de temps avant de trouver une solution pour moi, ils étaient toujours en quête de savoir, je les voyais, ils avaient trouvé la source de mon pouvoir, je n’ai jamais rencontré un seul humain de bien, d’ailleurs je m’en moquais royalement, je voulais juste les détruire pour vivre seul dans mon désert, je provoquais des tempêtes de sable pour les nuire, c’est ce qu’ils méritaient tous. À force de savoir les humains étaient devenus trop dangereux pour quiconque, même pour moi, je le découvris moi-même lorsque avec leurs machines et leurs gaz, ils commencèrent à polluer mon environnement. Jadis symbole de liberté, pour eux il était devenu signe de puissance, cela me faisait rire. La terre étant un champ de bataille trop restreint, leur combat devint encore plus destructeur, ils sont de la même espèce et n’arrivent pas à cohabiter ensemble.

Alors que je me préparais pour une bataille finale, mon corps et mon cœur se mirent à trembler. Si jadis j'éprouvais une sensation de paix et d'amour en présence de mon créateur, ce jour-là, sa vue ne m'inspira nulle autre chose que de la terreur pour laisser place à ma rage. J'ai beau être immortel, cela n’empêche pas que je puisse être neutralisé, j'éprouve de la douleur et de l'effroi. Leur colère fut à la hauteur du mépris des hommes pour le monde qu'ils avaient colonisé, mon désert... Ma colère fut décuplée par leurs rages respectives : la terre tremblait jour et nuit, des pics de roche jaillissaient du sol pour anéantir toute vie ; des torrents et des tsunamis de sables ravageaient les côtes du pays ; les volcans déversaient leur lave et déposaient une cendre brûlante sur tous les alentours, en plus de libérer un gaz nocif. Je voulais les faire souffrir, finalement, j’aimais ça : des tornades et des ouragans de sables dévastaient le pays du vent à plusieurs endroits en même temps, déchaînant des tempêtes de sable pourtant comme je le disais plus tôt, je pouvais largement ressentir la douleur, tout le monde morfler, même moi durant cet affrontement ni foi ni loi.

Je peux même dire que dans leur cruauté, ils me réservaient un sort bien pire que la mort, ils me disaient toujours cela, des menaces, moi je menace et j’agis, je n’avais pas peur d’eux. Je serais esclave de ces humains si je ne me défendais pas, mais Dieu les aimait, il a créé un monde pour eux. Mon cœur se brisa à cet instant pour Dieu mon unique créateur. Je veux bien admettre que j'aurais potentiellement pu faire quelque chose pour les arrêter. Je fus donc puni enfermé dans une urne par une centaine de ninjas, ce jour-là ils étaient mieux organisés, cependant ils eurent plusieurs sacrifices pour me transporter dans cette urne, car je donnais du fil à retordre.

Après ce ne fut que l'obscurité la plus totale. Je ne pus calculer l'écoulement du temps, mais j'imagine que c'est après un temps incroyablement long que l'on me tira de cette léthargie éternelle. C'est un homme, entrant dans le temple du vent, qui arriva jusqu'à moi. J'avais l'autorisation de lui faire passer une épreuve, même si mon corps était scellé, je pouvais encore parler depuis l’urne, ma voix résonnait, j’étais devenu l’esprit du temple. Pour rien au monde, je ne voulais pas devenir l'esclave d'un humain, mais mon désir de liberté était devenu trop fort. Le ciel... Je rêvais, de pouvoir me roulait dans le sable une fois encore, mais avant même que j'y pense, cet homme se trouvait devant moi. Nous nous demandions ce que nous allions faire dorénavant... Cet enfoiré avait piégé l’urne, en fait c’était un complot contre une femme, il ne voulait pas m’en dire davantage sur elle, il me disait d’attendre que cette demoiselle récupère cette urne où j'étais enfoui pour qu’elle soit maudite avant de continuer les négociations.

Quelques semaines plus tard, j'appris à faire sa connaissance, il s'appelait Kei Mahera. Bien qu'il ne fût pas exactement comme les humains d'avant, il leur ressemblait beaucoup, en fait c’était un manipulateur d’une grande intelligence. Voulant éviter une nouvelle catastrophe, je lui révélai ce qui s'était passé jadis.

J'aurais pensé que mon discours le choquerait, mais au contraire, il ne semblait qu'à moitié surpris, je savais bien que l’humain était fascinant, mais là... Il me révéla alors que mon histoire confirmait simplement les dires de vieux stupides bouquins. Même si dans un premier temps je crus que j'aurais une chance de ressentir la douceur de la liberté, les contraintes que mon créateur avait mises sur moi autres se firent ressentir très vite. Je fis l'amère découverte que je ne pouvais me soustraire à ses ordres quels qu'ils soient : s'il me disait d'attaquer des hommes, je n'avais d'autres choix que de m’exécuter en me scellant dans le corps d’une femme, il voulait que je sois contrôlé par celle-ci du nom de Cho pour attaquer le village de Suna, pour ensuite me libéré de son corps et être libre comme jadis. L'humiliation fut totale quand je fus scellé dans le corps de cette demoiselle, c’était la première fois que cela m’arrivait, d’une urne, je passe à un corps d’une femme, c’était bien ma veine. Je n'étais réduit qu'à un simple jouet ou arme de guerre pour cet enfoiré.

Je fus donc forcé de combattre pour cet homme indigne de moi, bien que mon manque de force après ma libération de cette urne qui m’avait affaibli me fasse vite défaut. Cependant, j’observais cette femme, elle avait l’air d’avoir du potentielle pour quelqu’un qui s’occupe uniquement de sa personne, souvent devant son miroir, elle prenait bien soin de son corps, je la voyais souvent se changer, aussi boire de l’alcool comme une alcoolique, je ne comprenais pas cette attitude. Je n’arrivais pas à parler sinon je l’aurai entamer une discussion, j’étais bien trop affaibli pour le faire, du moins pour le moment. Cependant, même si je ne parlais pas, cette femme avait déjà signé l’arrêt de mort de celui qui avait eu la chance d'obtenir ma faveur, l’hors d’un affrontement, je l’avais prêté de mon pouvoir pour lui ouvrir le chemin dans la bataille, lui donnant une meilleure endurance et une régénération aux blessures qu’elle avait eues, je ne sais pas si elle s’était rendu compte, de toute manière, je m’en moquait, il fallait qu’elle le tue, j’avais préféré que ce soit moi en personne de lui broyer les os délicatement ainsi l’écraser comme une vulgaire mouche, mais cela revenait au même, du moment qu’il était mort, c’était l’essentiel.

Et pourtant... À peine quelques mois plus tard je me retrouvais toujours dans le corps de cette jeune femme, j’attendais comme des instruments de musique, des humains qui ricanaient. Au loin, je sentais le pouvoir d’un humain bien spécial un chakra presque aussi dense que le mien, je le sentais, il n’avait rien de commun avec l’ancien Kazekage. Il était bien plus puissant de ce que j’avais rencontré durant mon passé, je n’étais pas obligé de lui faire confiance, même si mon hôte faisant paraître le contraire, cependant, ma léthargie couplée à ma régénération me coupait de toute mesure temporelle extérieure. L'humaine qui me servait d’hôte avait choisi d’aller à sa rencontre, cette femme m’énervait, je me sentais humilier d’être dans son corps, si j’avais le moyen de la combattre tout de suite je n’hésiterais pas une seconde. Je décidai donc de lui imposer une épreuve qu'elle ne pourrait jamais franchir, d’ailleurs cet homme aux yeux d’ors m’avait repéré, c’était peut-être mon jour, je me devais de la rendre psychopathe tout comme moi. Je la sous-estimais, son intelligence était suffisamment hors normes pour lui permettre de passer à travers. Quelle ne fut pas ma surprise de la voir devant cet homme aux cheveux blancs, mais c’était à mon tour de l’ouvrir :

« Que le monde ait beau changé de visage, il ne reste pas moins similaire à son prédécesseur. La nature vit toujours selon des règles harmonieuses et rudes, pendant que les hommes tentent de la soumettre dans l’inconscience et l'orgueil aveugle... Je te lance donc un ultimatum, je sais que tu m'entends ne fais pas ta sourde d'oreille... Cho, il serait préférable que tu prennes vraiment le temps de réfléchir aux conséquences de tes choix, tu as juste besoin de dormir un peu pour que je me libère enfin ! Ou je me ferai un plaisir de te rendre folle chaque seconde si tu n'abdiques pas. Tu ne sais pas à qui tu as affaire, HAHAHAHA ! » ricannais-je tel un psychopathe sorti de l'asile.

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Dim 17 Sep - 13:20
Si la flatterie était un plat, elle serait parmi mes mets favoris. Et oui, Cho a libéré la ville. Ca sonne toujours mieux que Cho la meurtrière, l'assassin impitoyable du Shodaime Kazekage. Je devais conserver mon image sympathique, c'est meilleur pour les affaires. Quoique, avec un talent tel que le miens, je ne crois pas perdre des clients aussi facilement, particulièrement en ayant tué quelqu'un d'aussi important. Mais je préfère la libératrice de Suna comme titre, ça sonne beaucoup mieux. Si en plus c'était dit par le Nidaime Kazekage, beau gosse de surcroît, c'était que du bonus. Je notais pour mon bon plaisir la beauté de ses yeux et de son sourire. Un homme de combat qui dégageait autant de calme, c'était plutôt plaisant. Je me voyais déjà brusquer une idylle entre nous lorsqu'il proposa à tout le monde de faire un petit tour... Trop timide pour un tête à tête ? Hum, je devais me reprendre. Il y avait plein de beaux hommes, pourquoi devais-je toujours préféré ceux qui attirent les problèmes, je vous le demande ! Un chef de village, c'était bien trop. Il fallait que j'apprenne à viser plus simple. N'importe qui, mais pas quelqu'un susceptible de subir un attentat ou de faire de la politique.

J'allais me soustraire du groupe lorsque je sentis un bras s'accrocher au miens, puis un second de la même façon. Mes camarades de combats, mes joyeux compagnons. Ils m'avaient souvent reproché que je ne m'intéressais pas assez à la stratégie et que je me contentais de suivre bêtement les ordres. Les seuls consignes que je remettais en question étaient celles où ma vie pouvait être en danger. Là, par exemple, ils plaisantaient sur ma manie de disparaître dans n'importe quelle situation. Bien que j'en riais, j'étais profondément agacée. J'écoutais les souvenirs que nous avions en commun, comme la fois où l'un deux m'avait mis la main aux fesses suite à un pari débile. Il avait gagné, certes, et plus encore que sa mise ; un coup de tête de ma part. Je me dégageai de leur emprise, prétextant devoir me recoiffer. Je m'étais arrêtée devant un vitrage pour examiner ma face et retravailler ma coiffure quand soudainement une voix me surprit.

« Que le monde ait beau changé de visage, il ne reste pas moins similaire à son prédécesseur. La nature vit toujours selon des règles harmonieuses et rudes, pendant que les hommes tentent de la soumettre dans l’inconscience et l'orgueil aveugle... »

Gestes arrêtés, je gardais une main suspendue en l'air là où j'arrangeai une mèche, fixant mon reflet. Ce n'était pas la première fois que cela m'arrivait, mais cette voix là je ne la reconnaissais pas. A la fois lointaine et proche... je regardais autour de moi le plus discrètement possible, mais rien. Si c'était un démon, il n'avait qu'à mieux faire ! Je retournai à la contemplation de mon visage lorsque cela reprit.

« Je te lance donc un ultimatum, je sais que tu m'entends ne fais pas ta sourde d'oreille... Cho, il serait préférable que tu prennes vraiment le temps de réfléchir aux conséquences de tes choix, tu as juste besoin de dormir un peu pour que je me libère enfin ! Ou je me ferai un plaisir de te rendre folle chaque seconde si tu n'abdiques pas. Tu ne sais pas à qui tu as affaire, HAHAHAHA ! »

Interdite. Muette. Je me souvenais de ma thérapie dans les geôles de Suna. Des soins spéciaux du Kazekage. De l'alcool ingurgité cette nuit. A quel moment ça clochait ? Je sentais sa voix moqueuse vibrer dans ma tête au point de m'assommer mentalement. Qui osait me narguer de la sorte ? Me menacer dans mon propre esprit ? Le relent de mes expériences me fit déjanter. Je sentais une rage incontrôlable monter en moi, me souvenant des secondes éternelles à me demander quand mes tourments prendraient fin. Quelqu'un me demandait si ça allait, je l'entendais. Mais quand il mis sa main sur mon épaule, je l'attrapai pour lui faire une prise, et avec plus de rapidité qu'il n'en faut j'avais déjà dégainé mon katana, prête à lui trancher la gorge. Le regard déterminé, planté dans le siens, je m'arrêtais juste à temps. Il semblait plus surpris qu'inquiet, pourtant nous étions dans une fête très surveillée où les meilleurs ninjas étaient invités. Ce ne fut pas surprenant que je devienne la cible de ce beau monde aussi vite que j'avais lancé mon attaque.

Ce flot monstrueux de colère, tout ce que je refoulais depuis... plusieurs mois, voir des années. Il avait suffit d'un élément déclencheur, une menace invisible ; la fameuse goutte d'eau qui fait déborder le vase. Mon adversaire inattendu ne résistait pas à ma prise, même pas affolé. Il avait vite reprit son calme et me disait d'en faire autant. Je lâchais machinalement mon otage sans le quitter des yeux. Je me sentais spectatrice, comme si je voyais la scène de l'extérieur. Je reprenais conscience de mon environnement très faiblement, constatant à peine les armes braquées sur moi. En moi ne demeurait plus rien, ni même cette voix menaçante. Plus d'envie, plus de sentiments. Je ressentais cet instant comme si mon cerveau s'était mis en pause pour mieux décortiquer les minutes qui venaient de passer, tout en observant mon camarade qui disait à tout le monde qu'il n'avait rien, que c'était juste un mauvais réflexe, que tout allait bien. Puisque tout va bien, pourquoi la voix m'avait suggéré de dormir ? Et se libérer ? C'était peut être ma première hypothèse... un démon maladroit qui me voulait me passer contrat. Ah non mais non, il m'avait menacée. Depuis le Shodaime Kazekage, les menaces valaient une rupture immédiate de tous les accords et rendaient impossible les futures négociations. Mais puisque tout allait bien !

Tout...
Allait...
Bien...

Et si je devenais folle ? Je veux dire, encore plus folle que ce que j'étais. Et si ce n'était que des séquelles ? A force de toujours être sur la défensive, j'ai peut être acquis de mauvais réflexe. Presque au point de tuer un homme. Mais je savais que j'avais des ennemis partout. Ce bref instant où je ne disais rien, le regard lobotomisé, se dissipa. Finit ! Je jaugeais ceux qui m'entouraient ; méfiance, force, intransigeance de toute part. De toute évidence, aussi forts qu'ils puissent être, je trouverais le salopard qui m'avait fait ça. J'ignorais si je pourrais faire valser ses dents, toutefois j'étais prête à les prendre tous autant qu'ils étaient. C'est avec un air plein de défi que je les toisais tous.

« Ce n'est pas vrai, tout ne va pas bien, disais-je dans avec amusement. Si je trouve celui qui... »

Mon compagnon d'arme, celui que j'avais menacé plus tôt, se mit devant moi. Autant je pouvais abandonner un allié sur le champs de bataille, autant, quand l'émotion me prenait, je tenais tête à n'importe qui, n'importe quoi, n'importe quand. C'est pour cette raison qu'il s'interposa et termina ma phrase.

« C'est rien ! C'est rien ! J'ai accepté un pari à la con et ça a faillit dégénérer ! »

A nouveau, je l'observais. Sachant m'adapter, j'avais toujours mon sourire, et je ris avec lui quand il en rajouta une couche pour faire rire l'assemblée. Paradoxalement, je me disais que si je ne trouvais pas mon assaillant, c'est sur lui que je passerais mes nerfs. Bon, je lui accorde que la tension s'était relâchée, bien que tout le monde restait sur ses gardes, moi la première. Tandis que les uns reprenaient leur route, de mon coté je me détachais sans excuse. Je reportais ma rencontre avec ce Hider Zeruge à plus tard, pour l'instant je voulais débusquer le rat qui s'était caché en moi.




Spoiler:
 
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