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 Cho Ohtori et son histoire de rien du tout

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Cho Ohtori
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MessageSujet: Cho Ohtori et son histoire de rien du tout   Mar 9 Mai - 15:51

OHTORI


CHO




Age : 25ans
Surnom : à tord, les gens l'appellent Choko, néanmoins elle est connue comme étant la Courtisane du Crépuscule ou Chef d'Oeuvre des Coeurs, soupçonnée d'une sensualité jamais prouvée, et on l'appelle l'Oeil Fée ou la Dague Pourpre pour ses activités nocturnes. Après, juste Cho, c'est très bien.
Sexe : Féminin
Affinité(s) : Doton / Fuuton
Spécialité(s) : Ninjutsu 
Nindô : Souviens toi que tu vas mourir.
Apparence Physique

On peut se contenter de dire que Cho est belle et intrigante. Mais ce serait cacher trop de vérités. Son existence même est une poésie vivante, de chair et de parfum. Chaque fois qu'on la voit, c'est comme si c'était la première fois. Elle se laisse découvrir, sans cachotterie, et même nue elle paraît habillée de mystère. Sa présence réchauffe l'atmosphère, ses rires adoucissent l'ambiance.

On parle de la tendre Ohtori comme d'une femme délicieusement faite. Tout d'abord sa peau satinée et légèrement hâlée, d'une douceur incomparable, comme une pêche scintillante et chaude dont on sent le parfum délicat du jasmin. Elle dégage une odeur discrète et agréable, elle utilise rarement des fragrances supplémentaires à celles de ses soins usuels. Et c'est tout un rituel lorsque la jeune femme veut se préparer ; d'abord un bain agrémenté de fleurs fraîchement découpées, dans lequel elle observe et admire son corps.

Celui-ci est fait d'un labyrinthe de courbes harmonieuses - qu'elle rincera uniquement avec des hydrolats de fleurs ou de fruits ; deux seins hauts et arrogants tels des fruits mûrs gorgés de nectar et couronnés de deux gourmandises. Ensuite, des épaules frêles et des bras fins, un ventre qui se laisse légèrement aller aux délices de la vie, et des hanches démarquées par sa taille finement déliée. Mais ce qui fait le plus grand de son charme, c'est son derrière cambré, creusé de deux fossettes, rehaussé par ses jambes fines et élancées, malgré que ses cuisses soient quelque peu charnues comparées à ses pieds menus. Enfin, elle massera son corps avec des huiles, sachant apprécier le privilège qu'elle se fait de s'aimer ainsi, et elle passera du temps à observer le moindre détail pour le chérir.

Lorsqu'avec toute la langueur possible sa gorge élégante se renverse, elle appelle les frais baisers des nouvelles idylles, et quand l’aimable Cho laisse s’échapper un soupir, cela rend ses lèvres incarnadines encore plus désirables. Écho de la passion, écrin pulpeux taillé dans la cornaline, elles sont la manifestation de la tendresse que sa bouche peut contenir, faisant fleurir les envies inavouables. Il s'agit de son arme de séduction principale, en dehors de son corps de statue. Elle a conscience de sa voix suave, qui coule comme le vin dans l'oreille d'un amant, douce et susurrante, et son plus bel atout est bien son sourire.

Telle une nuit abyssale sur le soleil de sa peau, ses longues boucles soyeuses roulent sur son corps nonchalamment, habillant ses courbes et encadrant son visage d’un ovale adorable. Il y a dans ses yeux noisettes une fébrilité qui réveille les sens ; croiser seulement son regard procure l'agréable sentiment d'être aimé. Ces perles d'ambre font voyager dans son monde, hypnotisant quiconque voudra s'y attarder, et son sourire rajoute la promesse qu'il n'y a pas de meilleur instant pour elle que le moment où vous l'accompagnez. La jeune femme met seulement du khôl pour protéger ses yeux du sable, ce qui confère à son regard une dimension mystérieuse qui contraste avec la luminosité de ses prunelles, quand à ses longs cils recourbés ils lui procurent un air de fragilité. Ses paupières langoureuses laissent un soupçon de rêve dans son regard, et si jamais elles s'ouvrent c'est le narcisse qui s'épanout. Enfin, Cho a un nez droit et fin et des sourcils noirs comme l'encre pour accentuer ses expressions.

Les émotions qui passent sur son visage n'ont pour but que de vous raconter l'histoire qu'elle voudra vous faire croire, et cet air innocent donne une telle crédibilité que l'on n'en doute pas une seule seconde. La candeur dont elle se pare est le plus beau bijou qu'elle puisse avoir. A cause de son apparence, on aura tendance à vouloir la protéger et à vouloir l'aider avant qu'elle n'en manifeste le désir ; on est bien souvent intrigué par cette femme si peu imposante qu'on la remarque à cause de cela. Si il est une évidence dont elle ne se cache point, la demoiselle a l'air vulnérable, ce dont elle profite sans honte.

Pourtant, elle dissimule une musculature fine, ponctuée de formes qui affolent les bas instincts. Ceux-ci lui ont valu le surnom de Courtisane du Crépuscule et Chef d'Oeuvre des Coeurs. Elle aime qu'on se retourne sur son passage, cela l'amuse au plus haut point. Sa chute de rein et sa cambrure, de même que ses hanches harmonieuses, font sa vanité. Quand elle s'habille, elle n'hésite pas à mettre une ceinture pour montrer sa taille fine et mettre sa poitrine fermement généreuse en valeur. Elle apprécie les vêtements près du corps sans pour autant montrer son épiderme satinée. De son allure, elle se tient naturellement avec une grâce éthérée, le port droit et les gestes mesurés, mais toujours cette indolence charmante. Jamais on ne l'imaginerai capable de violence, bien au contraire, et si son air vaniteux peut parfois rebuter, la légèreté de son sourire attendrit quiconque voudra bien de sa compagnie.

D'une manière générale, Cho sait se démarquer par la douceur qu'elle inspire. Elle n'est certes pas exubérante, néanmoins elle est prétentieuse, à l'aise avec son corps. Si elle sait mentir par son visages et ses manières, elle reste une femme agréable dont la présence est appréciable.

Profil Psychologique

On connaît Cho pour être une personne légère et joueuse, une parfaite épicurienne qui adore la vie. On la sait aussi très séduisante, et pas que physiquement. Elle a ce charisme qui fait qu'on aime être avec elle, cette façon qu'elle a de tout rendre beau et merveilleux. Et oui, elle sait tirer le meilleur de tout et de chacun. La jeune femme a un don pour éveiller les qualités chez autrui, leur révélant ce qu'ils ont de plus beau en eux. La flatterie est bien son domaine, reconnaissant les qualités de tous. Elle a toujours su donner confiance ou renforcer les convictions déjà présentes, de part le fait qu'elle est sincère et convaincante dans ses paroles. C'est en partie ce qui l'avait rendue populaire avant qu'elle ne soit emprisonnée. Elle a un talent pour s'effacer dans une discussion et recentrer l'attention sur son interlocuteur pour le faire briller.

Attention toutefois, car la demoiselle est aussi bonne actrice. Son jeu de comédienne est bien travaillé, ses cartes nombreuses, ses facettes troublantes. Elle sait faire parler des autres bien qu'elle ne dise pas grand chose à son propre sujet. Au mieux, elle se dépeindra de façon très simple, comme étant sans importance, complètement inoffensive. Ce jeu s'accompagne parfaitement à ses yeux de biche et sa tête de sainte. Sa voix ensorceleuse n'est pas en reste, elle l'utilise parfaitement bien pour avoir le bon discours, sachant adapter son comportement aux gens et aux situations. Elle est un véritable caméléon, à défaut d'être intelligente elle est rusée et essaye de réfléchir avant d'agir. Il faut bien admettre qu'elle est d'une fourberie incroyable, doublée de lâcheté et d'égoïsme.

Depuis toujours, la jeune kunoichi est paresseuse. Elle sait comment en faire le maximum en donnant le minimum. Peu investie pour les autres, absolument pas loyale et ne se sentant jamais redevable, elle n'est serviable que si elle a un intérêt à conserver une relation ou pour peaufiner sa réputation. Souvenez-vous quand même qu'elle est égoïste, tout passera d'abord pour son propre intérêt, et si elle n'en a pas alors ne comptez pas sur elle. Elle ne s'en cache pas, bien que ce défaut grossier soit camouflé par son comportement gracieux. Pire encore : elle n'est pas très courageuse. Cela ne se vérifie pas facilement, aussi on ne s'en doute pas. Il faut dire aussi que c'est paradoxal, étant donnée qu'elle prend beaucoup de risques et se retrouve souvent dans des péripéties mouvementées. Ambitieuse, persévérante et obstinée, ces qualités l'ont aidée à atteindre bon nombre de ses désirs. C'est aussi là que se révèle la facette sombre de cette jeune femme ; elle n'a jamais eu peur de laisser ses camarades sur le front, ni de les manipuler.

Il faut remonter à son enfance pour mieux la comprendre. Son père et sa mère lui mettaient une pression constante, on peut même dire qu'ils la torturaient et aucun moyen n'était trop doux pour que Cho repousse ses limite, ce qui fait d'elle une compétitrice acharnée. Le fait d'avoir été traitée sans amour lui a permis de faire une impasse sur le fait de s'attacher à qui que ce soit, en conséquence elle ne regrette pas de se comporter de façon déloyal. Elle n'a pas beaucoup de principe d'ailleurs, à son sens la vie se doit d'être vécue à fond, il est donc inutile de s'encombrer de remords ou de choses comme les sentiments et les regrets. Bien qu'elle ait une réputation contraire à cette facette de sa personnalité. On la croit sincère, digne de confiance, et elle tient à ce que ce soit le cas. Ce qui est étonnant, c'est qu'elle est très passionnée pour chacune de ses entreprises, vibrante de passion, voir même romantique. Encore que, sur ce dernier point, on peut dire que c'est sa vanité qui a besoin d'être comblée, car elle adore se sentir aimée et admirée.

Fêtarde reconnue, Cho n'est pas en reste pour s'amuser. Elle est invitée partout, y compris les endroits les moins fréquentables. On peut la huer pour son attrait au jeu, à l'alcool et autres substances déconseillées. Elle est prête à faire tout et n'importe quoi pour se distraire car depuis l'adolescence elle n'est plus en mesure de dormir sans prendre de puissants somnifères. Mercenaire dans l'âme, elle a saisi cette occasion pour trouver de nouveau loisirs autres que le combat et l'école. Elle a déjà accompli toutes sortes de missions, en quêtes d'aventures extraordinaires. Dans sa double vie, elle est connue pour être une femme dont il faut se méfier, une négociatrice très affirmée et particulièrement cupide. Elle travaille anonymement, malgré que son identité soit connue de certains elle reste conservée par pudeur.

Globalement, elle est imprévisible, et le fait qu'elle ne dorme plus vraiment l'a rendu hyperactive. Elle est capable de lambiner des heures mais la plupart du temps elle a besoin de s'occuper. Elle est connue pour être une séductrice très courtoise qui aime faire la fête. Bien qu'on lui fasse confiance, la demoiselle n'est pas pour autant recommandable ni très stable, capable de mettre un couteau dans le dos si cela lui servira un jour. Si une chose est sûre, rien ne l'arrête.

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Spoiler:
 


Dernière édition par Cho Ohtori le Lun 17 Juil - 19:01, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Cho Ohtori et son histoire de rien du tout   Mar 9 Mai - 18:39

Background



Pourquoi vous parler de moi ? Tout le monde ici me connaît que ce soit dans un monde ou dans un autre. Je suis celle qui fait parler, qui se délecte des rumeurs et savoure le moindre des on-dits à son sujet. Il paraît qu'il me suffit d'un souffle pour que le vent tourne en ma faveur. Oh ! C'est étonnant que je doive encore me présenter ! Mais à vous, je vais vous faire une fleur. Je vais tout vous dire.

Mon histoire commença dans les cris et le sang. Je ne suis pas une exception, en ces temps houleux les orphelins se faisaient nombreux. Il était bien plus simple de compter les vivant, et les tombes fleurissaient si vite qu'on se croyait constamment en hiver. Je fais partie de ces chanceuses qui a deux parents. Adoptifs. Ma mère, Minako Kozue, dut prendre les armes enceinte, et si je la dépeins pour l'heure comme une héroïne elle est en réalité toute autre chose. Mon père, Hiro Ohtori, était en mission spéciale, du moins c'est ce qu'on me dit. Ce fut ma venue qui leur apporta un peu d'espoir. Je crois bien qu'ils s'aimaient, je n'en ai jamais été sûre, mais moi je crois qu'ils ne m'aimaient pas tant que ça. Toutefois, mon arrivée dans leur foyer leur donna de nouvelles ambitions. Lorsque la paix revint, ils eurent une vie plus simple et moins mouvementée. Mon père sut se faire remarquer pour entrer au service de l'Empereur, quand à ma mère... Ma mère eu l'adorable gentillesse de me faire cadeau de son obligation de m'éduquer. Car voyez-vous, elle me répétait chaque jour que si je n'avais pas été là, elle serait loin, et qu'elle sacrifiait sa vie pour la mienne. Bon, toutes façons, j'en ai rien à foutre. Première vérité : je m'appelle en réalité Béryl X, car mes premiers parents m'avaient abandonnée. J'ai été adoptée dans l'optique de devenir un instrument de guerre.

Mon quotidien était simple et banal, comme tout les enfants je chassais les grillons et les sauterelles, j'allais à l'école et j'attendais l'heure du goûter avec impatience. Comme souvent, nous recevions un entraînement martial. Le miens se prolongeait le soir, et le matin, et chaque jour, la nuit si nécessaire. Pourtant, j'ai tout fait pour montrer que j'étais pas emballée par le projet. J'en avais rien à faire de devenir la plus forte, d'avoir un poste prestigieux ou que sais-je. En dépit de ma fainéantise, je devenais malgré moi très douée. Faut pas déconner non plus, je faisais tout pour minimiser mes efforts autant que possible. J'étais une élève très sérieuse, je m'appliquais à bien faire mon travail, en revanche je ne tenais pas plus que ça à me surpasser même si je restais une battante par défaut... Sauf pour elle. Kanae. Kanae, c'est un peu l'interlude de ma vie. Je ne vais pas vous la décrire, vous allez l'imaginer. C'est un ange qui vous observe, ou un murmure doucereux qui prend vie, ce sourire qui devient votre instant préféré sur le temps de sa bouche. Kanae me donnait l'envie de me battre, pour qu'on s'en aille loin, partout mais pas dans le piège de la routine morne. Je supportais les insultes de ma mère, les engueulades de mon père. Tout passait car j'avais un trésor ; le sourire de Kanae. Si elle me susurrait un mot dans la journée, ma mère pouvait me lacérer le dos avec tout ce qu'elle trouvait, m'écraser des œufs sur la tête ou toute autre chose. Les réprimandes ne piétinaient pas mon morale. Mon père pouvait me laisser cuire soleil, m'enfermer avec les serpents, me menacer du couteau. Eux ils n'avaient rien puisqu'ils ne me possédaient pas et que je ne les possédais pas. Moi, je possédais les bras de Kanae, et j'avais tout.

Minako Kozue. Une vilaine menteuse comme on n'en fait pas beaucoup. J'étais d'abord sa fille chérie devant les gens. Elle semblait charmer par les compliments que l'on disait de moi. Et, avec le temps, on finit par l'appeler la mère de Cho Ohtori. Bizarrement plus belle que sa mère, plus douce et élégante. Minako n'existait plus que par moi. Un petit freestyle pour me dire que de toutes façons, elle avait besoin d'un enfant pour garder mon père, et qu'elle m'avait prise comme elle prendrait de la viande au marché. Je lui répondais par mon insolente beauté, me coiffant toujours mieux que le jour d'avant, lâchant dans les conversations les noms de quelques prétendants. Je lui rappelais qu'elle vieillissait, qu'on ne regarderait plus Minako, dont les mots qui restaient  pour la dépeindre s'effaçaient dans un murmure : " autrefois, elle était si..." Mon impertinence lui faisait vomir des mots imprononçables à mon sujet. Je devenais un cauchemar qu'elle fréquentait trop souvent. L'adolescence rendait le charme des mes traits trop arrogants pour qu'elle ne me supporte, alors elle commit notre véritable première guerre ; dans mon sommeil, elle versa un liquide tiède, huileux et puant sur mon visage et mes cheveux. De la graisse de mouton. De la graisse de mouton quoi ! Et si au moins c'était le pire ! Elle faillit me brûler le visage lorsque mon père intervint. Je vous jure... de la graisse de mouton... Je n'en reviens toujours pas.

Puisqu'on parle du père, Hiro Ohtori. Inutilement brutal. La vie ne le choquait plus, c'est lui qui la bousculait. Il me reprochait chaque seconde d'être paresseuse. J'avais essayé d'ouvrir le débat, seulement il le fermait avec une bonne claque. Il ne m'écoutait pas. Je n'étais pas si paresseuse. Disons que mon investissement était proportionnel à mon intérêt, et que je n'en trouvais aucun à devenir une esclave du pays en me formant dans ses pas. J'aspirais à la liberté. Je voulais y goûter juste un peu. Mais j'étais déjà inscrite dans les écoles de son choix, alors je suivais les loisirs qu'il m'imposait. Obéir, c'est tout. Je me faisais battre car je n'étais pas la meilleure, donc Kanae pleurait, et pour qu'elle arrête j'augmentais parfois mon niveau, et les coups ne diminuaient pas. Il attendait de moi que je marque l'Histoire comme il aurait aimé le faire. Si j'étais le cauchemar de ma mère, j'étais le rêve de mon père. Il voyait en moi cet illustre shinobi qu'il aurait pu être. Il oubliait que derrière cette illusion se trouvait le cœur d'une jeune fille qui se cherche, et qu'il ne faisait que m'empêcher de me trouver. Il était du genre qui n'accepte que sa propre opinion, puisque les autres ne valent rien. J'ai observé cet homme, et j'ai constaté que si je lui obéissais, c'était d'abord parce qu'il me menaçait. Il ne se comportait pas comme un père, et je ne l'aimais pas. Rien ne nous reliait.

A l'académie, je me faisais remarquer par mon aisance à me lier d'amitié facilement et mes talents pour me soustraire à mes obligations. J'avais le soutient de mes professeurs qui cherchaient à encourager mon potentiel. Je devins populaire sans le vouloir. Trop d'histoires se perdaient, et beaucoup d'entre elles s'avéraient être vraies. Jusqu'à aujourd'hui, plusieurs rumeurs circulent à mon sujet. Dans le couloirs, on disait que je ne dormais jamais, que j'avais eu tout les seigneurs du pays dans mon lit, et aussi que je pactisais avec les démons. Quoiqu'il en soit, j'étais très demandée par les uns et les autres, j'avais beaucoup de connaissances. A défaut d'être aimée de mes tuteurs, le reste du monde m'aimait.

Kanae n'avait pas suivi la même voie que moi. Si toutes deux nous avions le même type d'apparence, moi je n'avais que l'air fragile tandis qu'elle, elle l'était réellement. Elle tenta de se joindre à moi, malheureusement ses compétences physiques la ramenèrent à la réalité ainsi que sa mère. Elle suivit des études en lettre, précisément dans l'art d'écrire. Des fois, je me dis que si j'ai été amoureuse, c'était peut être d'elle, et non pas des milliers d'amants qu'on m'inventait. Nos chemins se séparèrent sans que je ne m'interroge davantage ; il était temps pour Hiro de me mettre sur le devant de la scène. Il y avait un démon que personne ne voulait affronter dans les îles lointaines. Il avait si bien prétendu que je saurais l'apprivoiser que je finis par être mandatée pour cette expédition. J'avais tout fait, mais alors tout, pour ne jamais être envoyée en excursion, ni nulle part. Et voilà que j'y finissais contre ma volonté...

La veille du départ, une fête fut organisée pour nous souhaiter bon courage. Un petit banquet très simple. Alcoolique ineffable, je me souvenais seulement d'une bagarre qui fut causée par ma faute. J'avais été soupçonnée de triche à une partie de dominos, même si il n'y avait pas de preuve l'un de mes adversaires me retourna la table dessus alors que je m'écroulais de rire. Pile à l'instant où je reçus le double zéro sur la tempe, une voix enfantine m'ordonna de la rejoindre. C'est tout ce dont je me souvins avant d'embarquer.

Le voyage fut long, tout simplement pour la bonne raison que nous avions une carte erronée. Nous comprenions que l'île avait sa logique, une main humaine pouvait l'indiquer sur une carte, par contre elle avait ses humeurs et n'apparaissait que selon ses convenances. J'en profitai pour sympathiser avec tout l'équipage, à la grande surprise de Hiro. J'étais la mascotte du navire, la petite flemmarde pas si nulle que ça en fin de compte, la petite chérie à qui on faisait bien souvent des faveurs. On m'interrogea sur ma présence ici, de toute évidence il y avait des ninjas plus investis que moi, qui réussissais mes examens de justesse en plus d'être souvent favorisée. J'expliquais que je n'étais pas plus enchantée qu'eux, seulement mes dons de diplomate avec les démons m'avaient démarquée de mes camarades. Ce n'était pas tout à fait faux puisque j'avais déjà bavardé avec quelques monstres, c'était utile pour mes intérêts très personnels. Il faut dire que j'étais assez connue chez ces entités Mes révélations agacèrent mon prétendu père, en conséquence je me calmais et je n'entretenais plus que des conversations simples. Mon instinct me disait que j'aurais bientôt ma revanche sur lui.

Finalement, nous trouvâmes notre chemin grâce à une kunoichi de renom, particulièrement intelligente. Avec l'aide de deux collègues, ils avaient fait plusieurs calculs et je ne sais quoi pour... on s'en fout, ils ont trouvé la route, et il était temps. Nous étions à cran, les vivres commençaient à manquer tout comme l'eau potable. Nous étions arrivés fatigués sur cette toute petite île au sable nacré. Le capitaine donna des ordres afin que l'on trouve de quoi se nourrir et boire tandis que d'autres, comme moi, restaient sur place pour établir le campement. Dès la première journée nous nous sentions déjà mieux, et je pouvais montrer à Hiro que je savais être utile quand il le fallait. Dans le groupe, je m'étais rapprochée de l'intelligente kunoichi, Shiori, et d'un des fils de l'empereur dont le nom m'échappait souvent. Cela déplaisait à Hiro que je sache agir sans lui demander son consentement, parfois il tentait de me guider vers son opinion, toutefois le groupe demandait souvent après moi et nous n'étions jamais tranquilles pour qu'il puisse m'emmerder avec ses représailles.

Nous ne primes qu'un jour de repos, l'aventure commença dès le lendemain à l'aube. Les pisteurs avaient déjà identifié plusieurs traces tandis que je m'occupais de dessiner une carte sous la supervision de Shiori. Nous avions tous quelque chose à faire, seul l'ennui n'avait pas sa place. Je devais avouer que j'étais satisfaite de cette sortie, ici tout était vert et florissant. C'était loin du panorama monotone de Suna. Au bout de plusieurs semaines d'exploration, les éclaireurs nous donnèrent une bonne nouvelle : nous étions proches de la bête ! Afin de rester discret, seul mon père, le prince et moi furent autorisés à avancer. Mon père, car il constituait la meilleure défense. Le prince, grâce à ses talents de chasseurs. Moi, pour mes pouvoirs sur-estimés. Une heure avant le départ, j'étais à l'écart, laissant les corvées aux autres. Le soleil se levait, quand à nouveau, j'entendais cette voix, résonnante mais absente, une voix de femme enfant... Viens à moi !

« Cho, tout va bien ? demanda Hiro. T'as l'air ailleurs.
- Oui oui...
répliquai-je sèchement. Et puis, de quoi je me mêle ?
- Je voulais seulement te dire que je suis fier de toi.
- Si tu savais comme je m'en fiche... »


Je voulais savoir quelle était cette voix, et pourquoi je devais la rejoindre. J'étais parfaitement sobre en plus. Je passais outre, agacée d'avoir été sortie de mes pensées, et nous partîmes à l'heure convenue.

Nous marchions seuls depuis déjà plusieurs jours, et sa majesté ne retint pas ses mots en disant qu'il sentait une tension entre Hiro et moi. Je ne relevai pas, lui non plus. Nous riions sur le fait que les seuls montres qu'on voyait ce n'était que du gibier. On fit moins les malins lorsque le monstre fut face à nous. Il s'agissait d'une panthère géante, haute de 2m, qui semblait nous attendre, assise sur ses pattes arrières. Sa fourrure mordorée changeait de couleur selon le soleil, et ses yeux bleu cobalt nous scrutaient silencieusement. Le félin ne salua que moi d'un signe de tête, ce qui fit que je m'avançai sans mes partenaires. Ceux-ci furent endormis pendant que je le rejoignais, leur corps faisant un bruit mat en touchant le sol. Dans ma tête, je n'aspirais qu'à fuir, je sentais mes jambes trembler tellement je n'avais pas confiance. Mais rien que d'un bon, la bête saurait me rattraper, et je ne voulais pas savoir ce que valaient ses crocs. Je frissonnai quand je fus à moins d'un mètre d'elle. Elle s'allongea et me présenta son flanc. Mon réflexe fut de me retourner et d'espérer un truc, n'importe quoi, mais rien de rien, alors résignée je grimpais sur la panthère géante. Malgré toute la splendeur qui se dégageait d'elle, je n'étais pas rassurée, surtout quand je voyais les corps de mes compagnons de mission.

Elle se mit à galoper à une vitesse qui m'affolait. Je n'avais rien d'une vaillante cavalière, j'étais juste littéralement crispée, tenaillée aussi par la crainte de lui arracher ses poils. Si ils étaient doux ? Oui. Si j'en avais quelque chose à foutre ? Absolument rien mes amis ! Je ne prenais pas la peine de regarder où elle m'amenait, je fermais les yeux comme une idiote, et j'étais sûrement plus essoufflée qu'elle sans faire le moindre effort à cause de l'angoisse. Le temps me paru être une éternité, je sentais les larmes me monter aux yeux, et quand elle s'arrêta je restais un moment accrochée à elle, reprenant mes esprit. Je cherchais d'abord à maîtriser ma respiration, et machinalement je me détendais. Ensuite, je levais la tête, tout doucement, en ouvrant les yeux sans les lever dans un premier temps. Quand enfin je décidais qu'il était temps de faire face à la situation - toutes façons j'avais pas le choix - je pris le temps de découvrir ce nouvel environnement.

Contre toute attente, le félin m'avait déposée dans une clairière lumineuse. L'écorce des arbres semblait être faite d'argent, le feuillage d'un vert translucide m'évoquait le cristal. Virevoltaient autour de moi des boules lumineuses pas plus larges que la paume de ma main. Je tournai lentement sur moi-même deux fois, la bête m'avait laissée seule. Au deuxième tour, je fis face à un homme à la peau très pâle. Je sursautai, le jaugeant en prenant du recule. Ses cheveux étaient de la même couleur que la fourrure de la panthère, tout comme ses yeux. Il était très fin, et bien qu'il fut beau et avait l'air pacifique, je ne lui faisais pas confiance. Je repris consistance et renforçai mon ton pour l'interroger.

« Qui êtes vous ?
- Comment, tu ne me connais pas ?
souffla-t-il, méprisant. On s'est déjà rencontrés.
- Oh non, je m'en serais souvenue.
- Tu vas t'en souvenir. Je t'ai demandé de venir à moi.
- Quoi ? Non... Vous êtes quel genre de démon ? C'est une femme qui m'a...
- C'est moi, pauvre conne. »


Il pouffa de rire, et durant ce laps de temps, ses traits devinrent monstrueux, ses yeux furent d'un noir complet, quand à ses dents, chacune était un croc, et tout redevint normal. Enfin presque.

« Saleté, tu te présentes à moi armée ? Après tout ce que je suis prêt à faire pour toi ? s'écria-t-il d'un coup.
- Hein ? ! Mais t'es malade ! répliquais-je en me mettant sur ma garde.
- Absolument pas ! Je t'ai fait venir du monde réel ! Je t'ai fait entrer toi, dans l'invisible, parce qu'on dit que tu es... "douée"...
- Ecoute démon, on m'a envoyée ici pour te rencontrer, mais si ça va mal, on ne m'a pas interdit de te tuer. »


Je dégainai mon katana en terminant ma phrase. Il est vrai qu'éviter le combat préserve de souffrances physiques, toutefois il faut savoir survivre en toutes circonstances. Mon interlocuteur me fonça dessus aussitôt, le combat commença. D'où venait cette théorie comme quoi j'avais des affinités avec les démons ? Il est vrai que j'avais une fâcheuse tendance à les attirer. Un expert m'avait dit que j'avais l'âme trop ouverte, capable d'absorber quantité de choses, y compris ce qui pouvait être nocif. Les esprits, et les gens en général, aiment s'entretenir avec moi. Pourtant, aujourd'hui, je devais me battre. Mon adversaire était rapide, agile, particulièrement agressif. En essayant de l'atteindre, je perdais du temps à me fatiguer. D'habitude, c'était la technique que j'employais. Je sus me débrouiller pour arriver derrière lui afin d'en terminer, lorsque le bruit de l'eau se fit plus fort dans mes oreilles, et cette voix qui me dit d'arrêter. Ma lame suspendue au dessus du démon, je me sentais comme paralysée. Celui-ci en profita et reprit son offensive. Béate, je m'étais laissée faire. Il me plaqua au sol et sortit ses griffes, puis, plantant son regard bleu glacé dans le miens, il transperça mon cœur. La douleur était si grande que mon souffle s'arrêta. Il colla son front contre le miens.

« Arinori... soufflai-je. Tu es Arinori... Tu m'as mordu le coeur... quand j'étais... une plus jeune...
- Juste une taquinerie, j'étais jeune moi aussi,
ricana-t-il.
- Laisse-moi vivre...
- Qu'est ce que t'es chiante, c'est pas possible !
- Je vais pas tenir,
articulai-je tandis que mes sens se dégradaient.
- Quelle rabat-joie, dit-il en retirant ses griffes, agacé. Je veux que tu fasses quelque chose pour moi. Tu vas empêcher Kanae de se marier.
- Se marier ?
demandai-je en me redressant, me massant là où il m'avait blessée. Il ne se fichait bien de mon état apparemment.
- Je l'aime, hélas je ne suis pas le seul. Un tas de petits cons sont à sa porte, et ils sont partis à la recherche d'une offrande. Toi aussi, tu vas lui en offrir une. La fourrure de ma panthère.
- Entre enfoirés on devrait bien s'entendre,
répliquai-je sèchement.
- Tu dois parler de ton prix. Quel est-il ?
- Garder pour toi ma meilleure amie après avoir reçu tes griffes dans le cœur ? Voyons voir.... Mmmmh... Il y a bien un service de trois fois rien que je te demanderai. Je veux que tu me maudisses.
- Tu en es sûre ? Tu sais que ce n'est pas sans conséquence.
- Tu m'as maudite une première fois en mordant mon coeur. Depuis, je peux rencontrer les démons si jamais je dors. En contrepartie, par ta faute, je dois me droguer pour arriver à dormir.
- Une malédiction s'accumule très chère, elle n'en défait pas une autre.
- Je le sais. Je vois ça comme un mal pour un bien.
- Alors marché conclu ! Tu ne sentiras plus la douleur. En revanche, tu ne seras pas immunisée contre les blessures, ce qui te causera une quantité de problèmes, en es-tu bien consciente ? Tu saigneras et tout les coups que tu recevras auront les mêmes conséquences,
expliqua-t-il avant de reprendre sur un air anodin. Un petit détail : ton coeur est paralysé, tu auras du mal à retrouver la faculté d'aimer, y compris tes amis.
- Une broutille de rien du tout tu veux dire. »


Il m'aida à me relever, gardant ma main dans la sienne. Je lui souris, et lui aussi.

« C'est un plaisir de faire affaires avec toi. A une prochaine fois.
- Dis à Kanae que je l'aime, que je la protégerai toujours.
- Elle m'a déjà pour ça. »

Cette fois, la voix enfantine me demanda de me réveiller. Ce que je fis en sursaut, happant l'air comme si j'en avais manqué depuis des siècles. J'étais allongée sur le sol, en plein milieu d'un bar. Quelqu'un cria que je saignais, mais je ne sentais rien. Mon père agenouillé à mes côtés s'inquiétaient pour moi, il désigna ma poitrine. A travers mes vêtements le sang suintait à grosse goutte. Un médecin se fraya un chemin jusqu'à moi et ordonna qu'on fasse de la place. Les événements allaient vite. Posée sur une table, avec le tenancier et mon père qui restait pour surveiller, il retira ma chemise pour vérifier la blessure : rien. Je n'étais pas en mesure de donner des explications, juste un haussement d'épaule qui signifiait que j'en savais autant que lui. Il m'examina, dans son cabinet, surpris que je sois en forme. Tout ça pour dire que j'étais en parfaite santé. Sur le chemin du retour, je demandai à mon père ce qu'il s'était passé depuis le voyage.

« De quoi tu parles ? Nous ne sommes jamais partis. L'expédition a été annulée. T'as été prise à tricher et on t'a jetée une table dessus. Ca te revient pas ? »

J'étais dubitative. C'est vrai que l'île n'avait pas l'air si réelle. Bien que j'étais prise de doute, je restais persuadée qu'il s'était passé quelque chose. Je rentrai chez moi sans saluer ma mère. J'avais cette sensation bizarre que j'entrais dans la maison pour la première fois. La simplicité des meubles, le peu d'objets personnels. Comme si je ne retournais pas chez moi. Même dans ma chambre, le malaise perdurait. Ce lit tout simple, cette sobriété... ah bah ça devait être ça. J'étais encore bien saoule. J'ouvris le tiroir de mon bureau pour en prendre un petit pot d'où j'extrayais un cachet rond et turquoise. Juste un, me promettais-je, et retour au pays des rêves. Bien que je ne rêvais que rarement, j'eus un sommeil profond et noir. C'était si agréable que je souhaitais que cela dure éternellement. Néanmoins je me réveillais, m'étirant mollement, soupirant d'avoir le sommeil si léger. En ouvrant les yeux, je vis que ma couverture était différente ; la fourrure mordorée d'Arinori. Et c'était aujourd'hui que Kanae recevait ses soupirants.

Je sortis du lit à une vitesse spectaculaire, me dégoûtant de ma propre odeur d'alcool et de sang séché. Je me servis dans les habits de mon père, les ajustant avec une ceinture et des épingles. Je cachais ensuite mes cheveux et mon visage, je ressemblais désormais à un jeune homme presque ordinaire. J'arrivais discrètement chez mon amie. Une dizaine de prétendant que je devais ridiculiser étaient déjà présents. Ils était richement habillés pour la plupart, beaucoup riaient de moi et me charriaient. Je ne dis pas un mot. Ils avaient de l'or, des bijoux, de la soie fine. Moi, j'avais un paquet grossièrement emballée, et de toutes les tenues que possédaient Hiro j'avais choisi la plus modeste. Le silence revint quand le père de Kanae nous invita à entrer. Lui aussi, il me regarda bizarrement. Comme la villa était spacieuse, nous fûmes tous reçus dans un grand salon, avec pour chacun un coussin brodé pour s'asseoir autour d'une table où fut servi le thé. Face à nous, la future promise entourée de ses parents. On me taquina encore car je ne disais rien. J'étais contente que mon amie soit vue comme il se doit, c'est à dire comme une reine merveilleusement belle. J'étais un peu jalouse que ces rustres puissent la regarder avec moi, enfin c'est la vie. A la fin du thé, la table fut retirée afin que nous puissions montrer nos offrandes. Tour à tour, les hommes se prosternèrent en suppliant pour avoir la main de la belle. On pu voir des pacotilles comme des joyaux anciens, des broderies exceptionnelles, des sommes d'argent extravagante. J'étais la dernière, et déjà les moqueries reprenaient quand ce fut mon tour de me présenter. J'allais devant ma Kanae pour dévoiler mon colis sous ses yeux. Le silence fut religieux quand je lui tendis l'objet de toutes les curiosités. La lumière miroitait les différents reflets, rendant le présent encore plus beau. J'étais si fière de leur faire fermer leurs bouches. Avant de parler, je retirai l'écharpe qui cachait mon visage, amenant davantage de surprise dans la salle.

« Aucun de ces hommes n'a été assez humble et sage pour me traiter avec respect, en dépit du trésor que je cache. C'est ici l'un de mes biens les plus précieux, la fourrure mordorée d'Arinori. En plus d'être rare et précieuse, elle a le pouvoir de protéger celui qui la porte des maléfices et éloigne les mauvaises âmes. Choisis moi Kanae, et je te promets que tu rencontreras celui qui sera digne de ton amour. »

Et BAM. Cette fourrure avait plus de valeur que toutes leurs babioles réunies. Tous étaient stupéfaits, y compris mon amie. Il y eut un moment de silence avant que son père ne m'interroge :

« Ohtori-chan, je te remercie de ce que tu offres à ma fille. Toutefois, j'ai plusieurs questions.
- Vous avez tout mon respect et j'y répondrai.
- La première : pourquoi veux-tu empêcher ce mariage ?
- Votre fille est une personne plus rare et précieuse que cette fourrure. Ici, tout ses prétendants se sont moqués de moi, en plus de m'avoir jugé trop vite. Ils n'ont pas la sagesse ni la bienveillance qu'inspire votre enfant.
- Ce que tu dis là est intéressant. La deuxième : comment as-tu fait pour obtenir un objet de cette valeur ? Est-elle vraie ?
- Je me suis battue contre un démon se nommant Arinori. Il me l'offrit en gage de respect. Je vous laisse le soin de la faire vérifier par les professionnels que vous choisirez.
- Je te remercie de la présence et l'amitié que tu portes à mon unique enfant. C'est à elle qu'il revient de choisir. Ton intervention a sans doute perturbé son jugement, bien que je ne peux que t'en remercier. »


Nous fûmes ensuite congédiés. Si Kanae avait été discrète, je jurerai qu'elle m'avait sourit. Son choix fut décidé une semaine plus tard. Comme mon présent m'avait été retourné, je compris qu'elle avait préféré un de ces hommes. Du moins, c'est ce que je crus. Elle demanda à ses parents et ses soupirants un délai d'un an, le temps pour elle de grandir encore un peu, ainsi que de voyager. Nous passâmes nos derniers examens scolaires dans nos filières respectives, les exercices et les entraînements ne manquaient pas. Le temps libre devint précieux voir inexistant. Je n'étais pas stressée pour autant, je savais que je les obtiendrai de justesse, et c'est finalement ce qui se passa. Diplômes et certifications en main, je menais une double vie. Le jour jeune femme banale, le soir, mercenaire ou alcoolique, anonyme bien sûr. On me surnommait l'Oeil Fée, et on me confiait des missions variées contre monnaie sonnante et trébuchante. Je connaissais de plus en plus de monde, également de plus en plus de démons. Les cours ayant pris fin, je me lâchais complètement entre l'alcool et la drogue. Je gagnais gros au jeu d'argent, je faisais partie de toutes les fêtes. Mes vacances prirent fin quand le Kazekage demanda mes services. Une soirée comme une autre, je venais juste de refuser une mission car elle était d'une banalité affligeante. J'étais dans un bar de mauvaise fréquentation tout en sirotant un tord-boyaux au goût rance. L'ambiance était un peu glauque, un joli repère de travailleurs de l'ombre. L'une des serveuses me prévint qu'un homme voulait prendre place, je haussai simplement les épaules. Lui aussi était masqué, un peu comme tout le monde. C'est à peine si je regardais dans sa direction quand il s'assit, devinant qui il était.

« Pour que tu viennes me demander quelque chose, c'est que t'es au bord du désespoir, ricanai-je.
- Je n'ai pas beaucoup de gens de confiance autour de moi, et on dit que tu peux m'aider.
- On dit beaucoup de choses, je ne suis peut-être pas la personne qu'il te faut.
- Je sais qui tu es moi aussi. Tu n'es pas une mercenaire comme les autres.
- N'importe quel abruti présent ici est au courant,
dis-je sur un ton méprisant. Vite, tu veux quoi, et quel est ton prix. Je commence à m'ennuyer.
- Je veux d'abord savoir comment tu as perdu le sommeil.
- Ce ne sont que des histoires.
- Je sais quelle algue tu utilises pour dormir. Un spécimen peu commun, et c'est amusant car je suis à la tête de ce marché. Je pourrais t'en procurer autant que tu veux,
siffla-t-il en me tendant une bourse. »

Je la soupesai avant de l'ouvrir, découvrant un tas de pilules du bonheur. Je lui envoyai un regard suspicieux avant d'en broyer un avec mon verre, le réduisant en poudre que je ramassai. Enfin, je la mis dans l'eau, et celle-ci devint violette. Plus en confiance, je partais sur les explications :

« J'ai fait un salle tour à une démone il y a une dizaine d'années. A l'époque j'avais 15ans, et je fréquentais un démon. Après lui avoir volé une de ses robes, elle me punit en envoyant un de ses alliés me mordre le cœur. Depuis, je suis incapable de dormir et j'ai perdu mon premier amant. J'ai très peu de chance de rêver. Pour un amour d'adolescence et une robe, ça en valait la peine. Ce que la démone ne sait pas, c'est que cette première malédiction était un marché entre Arinori et moi. J'étais sur le point de le tuer, et il m'a demandé de le laisser partir. En échange, il m'a accordé quelques grâces, sous certaines conditions bien sûr. »

Il me servit du saké, je refusai. L'alcool m'avait fait assez parler, je gardais pour moi le fait qu'Arinori m'avait gâtée ; je pouvais aussi amplifier le pouvoir de ce que je touchais.

« C'est pour autre chose que tu es là.
- Tu as vu juste,
répondit-il. Et je sais que tu n'es pas comme les autres. J'ai besoin que tu me voles une théière en argile. Elle est en piteux état et se trouve dans un temple gardé par un démon.
- Qu'est-ce qu'elle a de spécial cette théière ?
- C'est un artefact que j'aimerais intégrer au trésor de Suna. Seule, elle ne vaut rien, mais si un jour nous arrivons à les assembler, on pourrait devenir la première puissance du monde Ninja.
- Jamais entendu parler d'une bouilloire magique. Tu me prendrais pas pour une conne ?
- Pourquoi un démon garderait-il un ustensile de cuisine si il n'avait aucune valeur ?
- Je te l'accorde... Et que sais-tu de ce démon ?
- Il s'agit d'Oberon.
- Y'a pas une erreur quelque part ?
soupirai-je.
- Aucune, pourquoi ?
- Si il n'a plus ses ailes, c'est en partie de ma faute, il veut ma peau. Négocier avec lui c'est pas possible.
- Comment tu t'es retrouvée là dedans ?
- Je signe le contrat du meilleur payeur, rien de plus. »


Il m'attrapa le bras et le serra de toutes ses forces. Ma peau brûlait, je la sentais chauffer, et je le regardais dubitative. Il retroussa ma manche tout en expliquant :

« Je suis sûre que tu vas trouver une solution. Le sceau que je t'ai posé va te paralyser dans 12h. Si tu ne remplis pas ta mission, tu n'auras pas l'antidote.
- Tu vas mourir. Je ne sais pas comment. Mais je vais te baiser.
- Pour l'instant, si tu ne m'écoute pas, c'est toi qui vas mourir,
conclut-il dans un sourire. »

Il relâcha mon bras pour me donner des explications. Le temple était à une vingtaine de minutes de marche du village à pieds. Il me donna l'emplacement exact et je devais me débrouiller avec. Je ne l'aimais déjà pas, un peu comme tout les habitants de Suna. Je me croyais sans scrupule et... et une voix dans ma tête me disait que j'en étais bien plus capable que lui de faire ce qu'il m'a fait. Alors voilà mon programme : j'avais vidé deux bouteilles de saké et j'avais fumé une plante très parfumée avec quelques fêtards du coin. Il me restait plus que 6h Pour mener à bien ma mission. Le temps d'une partie de cartes et c'est tout, je m'étais dit. Ah tient, le jour vient tôt à 2h du matin... Entamant une nouvelle bouteille, je me faisais conduire jusqu'au temple par un bellâtre. Je croyais qu'il me restais encore 8h, les mystères de l'alcoolémie. Le jeune homme qui m'accompagnait tenta sa chance, il oublia son désir quand je vomis pas très loin de lui. Combien de temps déjà ? Je confondais les heures. Je regardais le ciel... Soit il me restait 1h30, soit 30min, mais peut-être plus... Armée de mon haleine suave et avec le courage d'un pamplemousse j'allais au rendez-vous de mon destin.

Marchant avec autant de grâce qu'un pachyderme en fin de vie, je regardais autour de moi le temple en ruine. Le sable l'avait à moitié englouti, le soleil s'y engouffrait sans laisser une parcelle d'ombre. Les arbustes squelettiques achevaient le paysage. Il restait une petite bâtisse, un petit autel de rien du tout, et quelques marches ensablées qui y conduisaient. Je débouchais une flasque et bu quelques gorgées. D'eau. Spiritueuse. Il me restait sûrement moins de 25min à vivre. Mais j'en étais toujours pas sûre. Je me rendais jusqu'à l'autel pour entamer mon exploration, mais de terre sorti un homme au teint basané, les cheveux d'encre, et un regard ténébreux. Ses cheveux mi-longs et bouclés encadraient son visage, il était vêtu d'un habit vert feuille. On le différenciait facilement par ses oreilles pointues et ses traits d'une finesse exceptionnelle. Il m'accueillit avec un grand sourire, les bras grands ouverts, me faisant perdre l'équilibre.

« Salut à toi Béryl, Chef d'Oeuvre des Coeurs ! Je savais qu'un jour on se reverrait !
- Salut Oberon, la forme ? »


Il me serra très fort, presque à m'en étouffer. Je n'avais pas mal mais je suffoquais.

« Tu pues la malédiction à plein nez... Toujours aussi... Toi-même, à ce que je vois.
- N'est-ce pas charmant ?
dis-je la voix cassée à cause de son étreinte, et il m'en libéra.
- Qu'est-ce que tu fous là ? Tu sais que je veux te tuer ?
- Tu n'auras pas cet honneur
(j'essayais de reprendre mon équilibre avant de tomber dans le sable). Si j'ai pas la théière je meurs dans un quart d'heure. A moins que tu fasses vite.
- T'es vraiment moche quand t'es bourrée. Tu sais, tu sens le vomis. Tu me dégoûtes beaucoup.
- Tu me touche, tes compliments me vont droit au...
- Coeur ? Griffé et mordu par un de mes confrère ?
- Hahahaha...
ris-je avec la plus grande conviction et me resservant une gorgée.
- Tu m'as pris mes ailes, et pour ça je devrais te détruire. Mais moi, j'ai encore un cœur intact, et tu me fais pitié. Va prendre la théière. Si tu survis, le sort qui t'es réservé sera bien pire que la mort. Puis... il est temps pour un vieil ami de se dégourdir les pattes. »

Il prit ma main et m'arracha la flasque, tout en vérifiant le sceau.

« Il te reste 3h37 minutes à vivre. »


Béate, je le regardais se volatiliser. Je suis vraiment nulle en calcul quand je suis ivre, et la notion du temps j'en parle pas. J'explosais de joie intérieurement, sans prendre en compte que le sort qui m'attendait était pire que la mort d'après lui. Ni une ni deux, je récupérai l'objet de ma visite et m'en allais. Oberon a été super cool de me laisser la vie sauve, je ne me doutais de rien. Je fis le chemin du retour dans un silence incroyable. J'avais une bonne endurance mais le soleil cognais ma tête, et l'alcool n'arrangeait rien. J'allais m'écrouler lorsque le Kazekage vint à ma rencontre avec deux hommes de main et une femme que je n'identifiais pas. Il m'hydrata dans un premier temps, me faisant remarquer que je devrais arrêter de boire sauf l'eau qu'il me forçait à avaler. Merci du conseil. On s'engueula un peu avant de reprendre plus calmement.

« Je te retire le sceau, comme convenu. Je te dois une fière chandelle. Je sais pas comment t'as fait, tu dois être très persuasive avec un bon coup de pression. »


Non, non, juste que ça amusait Obéron de me voir dans un état lamentable. C'est ça qui m'a sauvé la vie. J'eus comme un pincement et un sentiment de tristesse avant de lui répondre.

« Je sais pas. Tu l'as ta bouilloire, laisse moi partir maintenant, je vais rentrer seule. »


J'étais à moitié allongée dans ses bras en train de perdre connaissance, notez bien le niveau de fierté que cela demande. Il fit amener la femme d'un geste de la main et on me la présenta. Ma mère adoptive. Paniquée, elle était bâillonnée et se débattait, la terreur dans le regard. Si vous pouvez aussi noter le nombre de choses bien qui m'arrivent... ce serait sympas, ça m'évitera de le faire.

« Qu'est-ce qu'elle fait là ? m'exclamai-je.
- Je t'explique rapidement, avant que tu ne t'évanouisses. Ca, c'est ta mère.
- Adoptive.
- Peu importe. Et la théière que tu as ramenée renferme un bijuu.
- Et ?
- Et ça veut dire que c'est toi qui l'as dans le cul ma jolie. On va le sceller en toi, et ta mère sera le sacrifice.
- Mère adoptive.
- Si tu veux. Mais qu'est-ce qui t'as prit de boire bon sang ! Tu nous fais perdre du temps à être crevée comme ça ! Va falloir que tu te reposes. Qu'est-ce que tu fous ? ! »


Bah putain. Comme si ma vie était pas assez merdique, je devais en plus supporter de partager mon corps avec un démon. J'avais réussis à lui subtiliser un couteau de lancé, d'où sa surprise, et je me tranchais la cuisse, en espérant que ça me mettrai hors service pour longtemps et que je trouve le moyen de m'échapper. Que c'est bon de rien sentir ! Le sang se vidait à une allure, j'vous dis pas. J'en pouvais plus, j'étais au bout de ma vie, et je ne pus que rire quand il me pris l'arme de la main tout en gueulant une flopée d'insultes. Un de ses hommes se mit à me soigner avec ses techniques, stressé par les ordres gueulés. Je perdis finalement connaissance, et quand je me réveillais une semaine s'était écoulée. Le bien aimé Kazekage était à mon chevet. Un peu plus, et j'étais émue. Le blanc de l'hôpital me rappelait de bons vieux souvenirs, et tout ces infirmiers qui s'activaient comme des fourmis m'amusais. Je touchais la cuisse que je m'étais profondément entaillée. Une cicatrice qui se résorbait, voilà ce qui restait de ma mutilation. J'aurais du me la couper... Je m'asseyais dans le lit et regardais mon bienfaiteur, assis sur un tabouret, la tête face à ses mains croisées.

« Sa Majesté est généreuse, quelle gratitude de m'avoir sauvée la vie. T'aurais pas du.
- T'es pas cinglée ?
répliqua-t-il.
- Non, ris-je. Non. Tu m'as juste piégée. Et je déteste ça.
- Je vais être honnête avec toi dans ce cas. Le bijuu est en toi. Et ta mère n'a pas survécu.
- Je vais te tuer. Tu ne vas pas t'en tirer comme ça, soufflais-je en souriant, avec de la haine dans la voix et le regard. Ma mère ADOPTIVE je m'en fous, mais pourquoi tu m'as fait ça à moi ? Pour te venger ? C'est juste une vieille histoire, t'es salement rancunier. Et tu débarques pour... quoi au juste ? Avec tout ces couillons qui rêvent d'avoir un truc pareil dans le corps, il a fallu que tu viennes me faire chier...
- Tu seras pas la première à me détester. Voilà, c'est tombé sur toi, et tu vas m'être particulièrement utile.
- Mais pourquoi MOI ? »


Je commençais à crier, ce qui attira l'attention sur nous. Il plaqua sa main sur ma bouche.

« J'ai mes raisons. Et oui, je suis un peu rancunnier. »

Notre entretien s'acheva là. Personne ne savais que j'avais été hospitalisée. J'ignorais si on était à ma recherche. Je sais juste qu'on m'escorta jusque dans une maisonnette, assez confortable je dois l'admettre. Il y avait deux gardes. Je reçus un message du Kazekage disant que que j'étais recherchée, qu'on savait que j'avais un bijuu et qu'il valait mieux m'éviter. Il serait vu comme le sauveur quand il me tuerait ou m'arrêterait. J'aimais bien son plannig. Sauf que j'avais des ressources. Je ne savais pas utilisée la nouvelle force qui était en moi et mon chakra était bridé, en revanche, je ferais ce que je savais faire le mieux : marchander. Tout se paye, y compris la cupidité. J'avouais à mes geôliers qui j'étais, la tristement célèbre Oeil Fée, et que j'avais sûrement de quoi les contenter. L'un d'eux restait méfiant. Je lui dévoilais l'emplacement d'un de mes trésors pour l'éloigner, quand à celui qui restait je me mis à discuter avec lui. Il finit par me trouver pas si dangereuse que ça, voir même sympathique et mignonne puisqu'il me le dit. Je pouffais comme une gamine à ses compliments, et quand il n'y pensa plus et qu'il osa s'approcher, je l'assommai en lui écrasant la face contre le mur, lui cassant le nez au passage. Récupérant mes effets, je décidais de me soustraire aux yeux de tous, devenant l'ennemi n°1. Je trouvai refuge chez un noble qui avait une dette envers moi, et qui de toute évidence m'appréciait plus que nécessaire. En plus de cela, il voulait la mort de l'actuel kage, il voyait en moi une opportunité de saisir sa chance.

C'était un fonctionnaire fort sympathique, très pragmatique et également serein. Néanmoins, il ne voulait plus du règne sanglant de ce chef tyrannique, alors il monta une petite armée dont j'étais l'embmême. Je faillis me faire tuer plusieurs fois d'après ce que j'avais compris, plusieurs ninja étaient envoyés avec pour mission de me capturer, morte ou vive, bien que ce soit eux qui étaient tués par mes nouveaux alliés. Je détestais la politique, me voilà en plein dedans. Fête et joie. Certains voulaient m'utiliser comme appât, d'autres préféraient faire comme si je n'étais pas là et j'aimais la deuxième option. Pour nous départager, un drame éclata. Le Kazekage avait réussi à nous débusquer par surprise. J'essayais de prendre la fuite, malheureusement je fus arrêtée par ce dernier pendant que je cherchais un passage secret dans ma chambre. Je roulai des yeux quand il nous enferma, indiquant mon ennui profond à cause de sa présence. Ca aurait pu être un tête à tête romantique dans d'autres circonstances.

« Que me vaut l'honneur de ta prestigieuse visite, Eminence ? demandai-je ironiquement.
- J'ai vu de la lumière... Elle est chouette ta piaule. Mais j'aurais pu faire mieux.
- Une maison pittoresque et deux idiots pour discuter. Tu m'as gâtée. Bon, et si on se disait les choses clairement ? Je veux juste reprendre une petite vie tranquille, on fait comme si rien ne...
- Tu vas te taire et obéir surtout. J'ai Kanae dans le collimateur et mes hommes sont au taquet.
- C'est pas vrai !
répliquai-je effarée, une main sur la bouche. Mes meilleurs voeux à tout les deux, je vous enverrai un petit cadeau à l'occasion.
- Tu veux vraiment pas coopérer ?
questionna-t-il en riant.
- Tu vas faire quoi ? La tuer, la torturer ? C'est dommage, mais c'est la vie. Tu as oublié ce qu'il s'est passé autrefois ? Propose moi un vrai marché.
- Ou tu obéis, ou je la fais disparaître.
- J'adore ça, jouer les petites chiennes !
m'esclaffai-je.
- Je vais t'exploiter jusqu'à ton dernier souffle. Et une fois que j'aurais fini, si tu me satisfais, tu auras le droit de me supplier de te garder en vie.
- Que vos désirs soient des ordres, mon seigneur. »


Sourire en coin, je m'armais de mon katana tout en gobant un joli cachet étoilé. Il fit la même chose avec les siens. Les katanas, pas les cachets. C'était ma chance, un ambidextre. A tout casser, 30% de réussite. Pour moi. Ah bah sobre, j'suis déjà plus réaliste. Défoncée par contre, ça fait que je suis défoncée. Une légère chaleur envahit mon corps. Le temps d'inspirer, je lançais l'offensive. Je gérais mal avec ses deux lames, je perdais l'équilibre, contrais maladroitement. Je repris le dessus un court instant, lui mettant un chassé sur le torse. La drogue faisant effet, l'énergie que j'y avais mis l'avait propulsé contre le mur. J'enchaînai aussitôt en bondissant sur mes appuis pour lui apporter le coup fatal, néanmoins mes muscles s'engourdissaient. J'étais morte de rire de le voir assis comme un con. Il voulut se relever mais je lui tranchais la main. Le sang me gicla dessus et je ne fis rien de mieux que rire et rire encore.

« Attends bouge pas ! dis-je entre deux éclats de rire. J'ai pas fini ! C'est toi qui l'as dans le cul ! »

J'en pouvais plus, je dus m'accroupir tant je riais. Les effets secondaires bien évidemment. C'est pas si drôle en fait de couper un membre à quelqu'un, mais avec une pilule magique c'est beaucoup plus facile. Il grimaçait de douleur et de rage.

« Tu vas me le payer sale... gnnnh....
- Je t'avais dit de pas jouer avec moi,
soufflais-je, cessant l'hilarité mais gardant le sourire. Mince, c'est vraiment dommage. T'es vraiment chou quand tu montres pas les dents. Allé, j'dois vraiment y aller, mais je te laisse un petit souvenir. »

Je m'agenouillai pour arriver à sa hauteur, puis d'un geste vif je lui saisis la gorge. Toujours souriante, j'approchais ma bouche de la sienne, en toute sensualité, et quand nos lèvres se frôlèrent je le mordis. Il tenta de se débattre tandis que le sang coulait de sa bouche et ses yeux s'écarquillaient. Je riais tout en gardant les dents serrées, ce qui donnait un son rauque plutôt joli. J'étais contente d'avoir ma revanche, j'en tirai énormément de plaisir. Toutefois, au dernier moment, je ne voulais plus le tuer. Un peu comme m'avait fait Oberon. Je me relevai, essuyant ma bouche du revers de la manche et léchai ce qui restait de sang sur mon pouce, le suçotant un peu. Il essayait de hurler malheureusement il n'avait plus de voix. J'ai peut être serré un peu trop fort.

« Vraiment dommage, t'es si canon quand tu la fermes. A plus mon coeur ! A très vite ! »

Définitivement, je tournai les talons, empruntant un passage dissimulé de ma chambre. La dernière image que j'avais de lui était vraiment triste.

J'vais vous dire, malgré tout les problèmes que j'arrive à accumuler, j'adore ma vie. Je vis comme je l'entends, je fais toujours ce que je veux. Pas d'attache, rien qui me retienne, uniquement l'envie et le plaisir de vivre. Quand on me voit comme ça, on croit que je suis une jeune femme simple. Et pourtant, je suis la prétendue meurtrière du Kazekage, celle qui a coupé les ailes à un démon et qui pactise avec les autres, bien que je sois aussi celle qu'on consulte en dernier recours. Je suis maudite, je vous l'accorde, mais qu'est-ce que j'aime ma vie. On se fait un petit épilogue, juste comme ça ? J'ai tout le village à dos, et je suis en prison avec mes complices. Vous l'aurez deviné, le refuge était cerné et toutes les sorties bouchées. Mon père n'a pas essayé de me libérer et je n'ai pas réussi à soudoyer les gardes. Bon, je sais pas comment, mais je sais que je vais m'en sortir, après tout je lui ai juste coupé la main par accident et seulement pour me défendre. Il n'avait qu'à pas saigner autant. Et il semblerait qu'il ne soit pas mort de mon arme. En attendant, si vous compter me rendre visite, prenez moi des bonbons chez mon ami du coin et une gourde d'eau faramineuse.

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MessageSujet: Re: Cho Ohtori et son histoire de rien du tout   Jeu 1 Juin - 18:50

Ta fiche est impeccable !  Je te valide avec grand plaisir !
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MessageSujet: Re: Cho Ohtori et son histoire de rien du tout   

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