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♠ L'insecte humain ne se décourage jamais | terminé
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02/06/2017

Fiche Ninja
Niveau/Chakra:
1500/1500  (1500/1500)
Ryos: 800
Points d'éxpériences:
0/1500  (0/1500)

Sam 3 Juin - 12:42

ABURAME


Chisaki




Surnom : Ogumo no Chisaki | Chisaki l'Araignée Géante pouvant être traduit par Chisaki le Roi des Araignées.
Sexe : Masculin
Âge : 29 ans
Village/Organisation : Konoha
Grade : Hokage
Affinité(s) : -
Spécialité(s) : Ninjutsu, Genjutsu, Kuchiyose
Nindô : « Les insectes ne piquent pas par méchanceté, mais parce qu'eux aussi veulent vivre, et permettre à leurs oeufs d'éclore. C'est pour nourrir mes petits, laissés parmi les feuilles mortes, que je vous viderai volontiers de votre sang. »
Apparence Physique

• Un Aburame dans tout son mystère, mais un Hokage dans toute sa splendeur. L'apparence de Chisaki mélange subtilement l'aspect énigmatique de son clan, autant dans l'impression qu'il dégage que dans son accoutrement fourni, en passant par les nuées noires d'insectes qu'on peut très souvent voir à ses côtés, à l'aspect charismatique dû à l'aura puissante mais chaleureuse du leader de la Feuille. Un grand homme d'un bon mètre quatre-vingt pour une corpulence moyenne, manquant toutefois de muscles solides traduisant des compétences physiques moins avancées, il a la peau blanche et exempte de cicatrices, un fait que l'on associe à sa façon plutôt stationnaire de se battre, à l'instar des autres membres de son clan mais aussi à l'importante couche de tissu dont il est recouvert. Au sommet de son crâne lorsqu'il n'est pas recouvert par une capuche, l'on peut apercevoir une touffe ébouriffée ébène. Un noir profond, qui descend sur son front sans jamais barrer son regard tout aussi obscur. En temps normal, il devrait porter des lunettes de soleil, mais Chisaki ne les a plus remises depuis son ascension au trône. Ses yeux sont laissés à découvert, une pratique que les siens n'approuvent pas mais qui permet d'apercevoir le calme surprenant qui règne dans son esprit. Un regard stoïque, presque indifférent se lance depuis ses pupilles de couleur topaze et qui ne s'affublent que rarement d'expressions. Qu'il arque un de ses sourcils longs et fins ou qu'il les fronce par mécontentement, son visage jeune reste peu changé. C'est là tout ce qu'on peut voir d'habitude de sa face, à moitié dissimulée parce que même s'il fait l'effort de ne pas autant se cacher que les autres Aburame, Chisaki conserve le même côté indéchiffrable qu'eux.

C'est un style vestimentaire chaud, presque encombrant que le Hokage favorise pour une bonne raison. Il se doit de maintenir son corps à température pour que ses insectes puissent continuer à se développer dans des conditions optimales. Ainsi, en plus du teeshirt noir uni qu'il porte en guise de haut, il se recouvre d'un manteau à longues manches, vert kaki et possédant une large capuche décorée de fourrure sur le bord. Lorsqu'il la met sur sa tête, il n'est pas rare qu'on confonde l'étoffe noire avec sa chevelure, lui donnant un air encore plus étrange. Une cravate blanche autour de son cou casse les ténèbres de son code-couleur sans pour autant égayer la tenue du passionné d'insectes. Sa taille est serrée par une ceinture noire qui se fond parfaitement avec son pantalon de la même couleur recouvrant l'entièreté des jambes de Chisaki jusqu'à laisser place à des sandales standards de ninja, noires pour ne pas jurer avec le reste.

Parmi ses signes distinctifs, et outre son manteau à capuche plutôt unique en son genre, le masque de Chisaki est sans nul doute le plus remarquable. En effet, quasiment toujours accroché à son visage, c'est un masque à la forme cornue, semblable à celle d'un bec qui rend le Hokage encore plus intriguant. Fait de cuir, il est majoritairement marron mais est agrémenté d'une armature en métal argenté qui rigidifie le tout au niveau de la pointe du bec jusqu'au milieu. L'on peut y remarquer deux trous de chaque côté servant à la respiration, et des vis semblant fixer le cuir et le métal en une seule et unique pièce de déguisement. Ce dernier est maintenu en place grâce deux sangles passant derrière sa tête en encadrant ses oreilles, elles aussi accrochées par deux vis argentées respectivement près de sa joue et de sa mâchoire. Bien que Chisaki n'ait été que très rarement vu sans son objet fétiche, celui-ci ne semble pas bien abîmé, indiquant un certain degré d'entretien de la part de son porteur. Lorsqu'il se rend sur le terrain, maître Hokage s'équipe d'une paire de gants blancs protecteurs rappelant ceux utilisés en milieu hospitalier, qu'il retire ensuite lorsqu'il veut permettre à ses insectes de trouver leur sortie à travers les pores de ses mains.

Bien entendu, il lui arrive, surtout lors des déplacements pour le travail, de s'habiller dans la très respectée tenue du Hokage. Il en affectionne particulièrement le chapeau, grand et abritant davantage son visage lorsqu'il le porte, parfait pour un shinobi aux goûts renfermés. Le kanji du feu qui orne le chapeau en son centre est une fierté pour lui qui déplore les prouesses de ses prédécesseurs.


Profil Psychologique

• Le peu que l'on sait de ce nouveau dirigeant, d'après les villageois eux-même, c'est qu'il est un homme au coeur aussi froid que la lame d'un sabre.

Pourtant, Chisaki Aburame se définit comme étant un personnage bien plus complexe que ça. Pourtant en effet, ils n'ont pas tord de comparer leur leader à une arme, puisqu'il est un fervent passionné de combat qui n'éprouve que du bonheur dans l'affrontement et la puissance. Il a toujours été convaincu que c'est ce qui fait d'un homme un meneur capable. Son lot d'expérience - et certainement son appartenance au clan Aburame - font de lui un homme au calme légendaire. Vous ne verrez le Hokage sourire qu'en de très rares occasions, un calme qui frise l'impassibilité totale. C'est pour lui une qualité de combattant que de savoir garder son sang-froid même lors de situations stressantes, la panique ne menant qu'à plus de désastre.
Il adoptera un visage au regard intimidant à toute heure de la journée et ce même face à un adversaire ! Peu porté sur le plan physique, il ne bouge pas des masses et préfère consacrer ses forces à manipuler ses insectes.
Forcément, à vivre en symbiose avec eux, il en est habitué contrairement à la plupart de ses camarades qui s'effraient lorsque de multiples bestioles se carapatent sur son visage sans que ces yeux vides ne bougent d'un cil.
La froideur de son expression reflète malgré tout sa grande cruauté.
Chisaki ne connaît pas la pitié, et est d'autant plus impitoyable envers ses ennemis. Son manque de compassion se transmet par son habitude à jouer avec ses adversaires s'ils sont plus faibles, et à les faire souffrir s'ils sont aussi forts que lui. C'est aussi pour ça qu'il affectionne ses insectes; ils sont un moyen très efficace de causer une douleur importante sans pour autant tuer.

Cependant le guerrier du clan Aburame n'est pas totalement apathique et possède même un amour profond pour sa nation. Il le montre juste de manière étrange, disons comme tout ce que font les hommes de sa famille ! Son plus grand rêve serait de devenir le Hokage qui marquera le mieux l'histoire de Konoha, étant donné l'échec cuisant de ses prédécesseurs. Il est attentif et tient la sécurité dans son village comme une de ses priorités. Mais ce qu'il aime encore plus que la Feuille, c'est sa fille, Miya. Une petite qui n'a même pas encore rejoint l'Académie, elle est encore fragile et c'est en songeant à cette fragilité que Chisaki défend corps et âme son territoire. A la manière d'une colonie de fourmis à lui tout seul, il ira déchiqueter quiconque menacera le bien-être de ce qu'il chérit. Fidèle à son côté entomologiste, son nindô digne d'un Kage aimant transpose le monde des insectes à celui des Hommes. Il profère alors, d'une façon implicite et peut-être un peu glauque, sa volonté d'abriter ses oeufs et ses larves - les enfants de Konoha - sous les Feuilles mortes que le passé a laissé. Il ne reculera devant aucun ennemi, et cela fait aussi partie de sa fierté d'homme. Il tient à se montrer valeureux en toute circonstance quitte à se lancer aux devants de gros ennuis, à la manière d'une fourmi soldat qui se jette, seule, dans une bataille désespérée.
Sa rage de vaincre lui vient notamment de l'ennemi commun à tout Konohajin; Kumo. Après les maintes affronts que les Nuages ont imposé à la Feuille, Chisaki ne peut pas en laisser passer un de plus. Il rêve entre autre de régler le conflit par l'annihilation totale de l'adversaire, ce qui explique la sévérité de son règne, conscient qu'il ne pourra jamais concrétiser ce souhait si l'armée avec laquelle il veut piétiner Kumo n'est pas à la hauteur. C'est à la fois une affaire diplomatique, partant de l'intention de régler les différends des deux villages, et une revanche personnelle, à cause d'une précédente attaque ayant horriblement marqué l'esprit du Sandaime. Sa haine pour Kumogakure est si violente qu'il en vient à détester tout ce qui s'y rattache. Son peuple. Son Raikage. Ses mythes & légendes. Même les détails les plus triviaux tels que leur uniforme, leur symbole ou leurs clans. Chisaki se veut clair à ce point : aucun Konohajin n'est autorisé à pactiser avec un Kumojin, et n'importe quel contrevenant à cette règle sera sanctionné. Naturellement, il n'accepte pas de missions provenant ou impliquant le pays de la Foudre, bien que son bras-droit insiste pour dire que cela ne fait que ralentir le retour économique du village. C'est la rancune qui dicte toutes les mesures qu'il prend contre la nation rivale.

Une rancune qui n'ira pas pour autant encrasser la sagesse d'Ogumo no Chisaki et son impressionnante aptitude tactique. Il possède un bon sens à toute épreuve qui lui vient de son père, lui ayant inculqué d'innombrables philosophies qui lui ont permis de s'améliorer autant sur le plan humain que sur le plan guerrier. Son discernement lui permet notamment de jauger le caractère des autres ainsi que de voir le potentiel, majoritairement chez les enfants car eux n'ont encore rien dévoilé, mais aussi chez les adultes bien qu'avec plus de difficulté. Son côté raisonnable n'est encore rien à côté de ses facultés d'analyse. Au combat, il ne laisse rien au hasard et refuse de gaspiller du chakra ou même la vie de ses insectes dans des gestes inefficaces. C'est d'un cerveau réactif qu'il témoigne en accordant le rythme de l'affrontement à ses besoins, préférant par exemple tester celui qui se trouve en face avec de petites attaques successives avant de jouer dans la démesure une fois le point faible décelé. Sûrement parce qu'il n'est pas très mobile, Chisaki se concentre généralement facilement sur les mouvements qu'il voit tout en y réfléchissant en temps réel pour lui permettre de comprendre les mécanismes derrière une technique, ou un motif trop répétitif dans un style de combat. Lorsqu'il couple ses deux qualités mentales, il obtient ce qu'il appelle la ruse du fourmilion, inspiré de ces insectes au comportement sadique mais ingénieux. Profitant des facultés d'évolution de ses bestioles, Chisaki est parvenu au cours de sa vie à les prémunir contre une variété de dangers et à les habituer à certaines tâches. Sa plus grande fierté réside dans ses Kirachuu, une espèce qu'il a fignoler lui-même à l'image des insectes-assassins, des rampants possédant une piqûre venimeuse et l'horrible fonction de parasiter le réseau de chakra. Aussi, son esprit astucieux - quoiqu'un peu tordu - est ce qui lui a donné l'idée de créer une unité indépendante composée de Jonins expérimentés. Avec cette dernière, le Hokage est sûr d'imposer un règne incontesté.
C'est cette autorité qui fera de lui le dirigeant le plus efficace que l'on ai connu selon lui. Pour tenir la situation sous son contrôle, quoi de mieux qu'une police peu restreinte en terme de moyens ? Même si mener le village grâce à la peur n'est pas sa principale intention, il n'en reste pas moins que ses Huit Vermines font régner l'ordre aussi sévèrement que lui. Chisaki n'est pas un tyran, en soit il n'oblige personne à travailler, ni à lui reverser quelconque taxe abusive. Par contre, il demande un respect irréprochable envers sa personne et une profonde gratitude vis-à-vis de ce qu'il fait et compte faire pour le bien-être de sa patrie. C'est d'ailleurs pour évoquer ses "bonnes" intentions qu'il veut éliminer Kumo, et ainsi restaurer l'honneur de Konoha. Outre son côté réfléchi, le Hokage possède malheureusement le défaut d'être têtu. Il n'accepte de conseils de quasiment personne, la seule exception étant Shingen, son bras-droit et ami de longue date. Même sa femme ne sait pas y faire avec l'entêtement du Roi des Araignées. En réalité, s'il refuse d'entendre les suggestions c'est parce qu'il considère savoir ce qu'il a à faire, et n'a par conséquent pas besoin qu'on lui dise comment le faire. Cette tête dure pourrait lui causer du tord, surtout s'il fait la sourde oreille à un moment où il ne peut pas tout régler seul. Mais il s'en fiche, tout ce qui compte pour lui, c'est que ses actes n'aient pas pour conséquence la destruction de Konoha, chose que les anciens Hokage auraient pu accomplir.

Son dédain pour le passé ne s'étend pas seulement aux deux premières Ombre, mais aussi au peuple qu'ils ont mené à la décadence. Il en veut notamment aux clans de s'être fait la guerre, alors qu'ils cohabitent un même hameau. Pour lui, les conflits entre clans n'ont lieu d'être que lorsqu'ils opposent des nations différentes. Parce qu'une nation se doit d'être unie, et non déchirée par ses propres enfants. Il sévit alors également pour ceux qui chercheraient à faire monter la tension entre les familles. Les traîtres, les rebelles... Tous ceux-ci pour lui n'ont pas plus de poids qu'un invertébré, et donc, à l'instar des enfants qui écrasent les fourmis pour s'amuser, il ne se gênera pas pour les aplatir. Chisaki sait ce dont il est capable et est alors fier de lui et de ce qu'il accomplit, notamment quand il regarde Konoha faire un pas vers la reconstruction chaque jour. Ce qui le remplit de confiance reste l'efficacité de son règne jusqu'à présent : il n'a pas encore essuyé de tentatives d'assassinat ni de coup d'état, n'a pas non plus laissé les portes tomber sous le feu d'une énième attaque des Nuages, et est satisfait de la paix qui semble prévaloir en ville. Les criminels se font peut-être discrets, mais Chisaki se tient prêt à les accueillir comme il se doit quand ils se mettront en marche pour déranger sa tranquillité. Le jeune homme n'hésite pas non plus à se proclamer ouvertement trop fort quand il sait que son adversaire n'a aucune chance, et propose généralement de terminer le combat rapidement si, en contrepartie, aucune résistance n'est opposée. Dans le cas contraire, il fera comprendre ironiquement comprendre à un combattant têtu qu'il aurait dû écouter ses conseils et abandonner en lui faisant passer un sale moment parmi tout un tas d'insectes dangereux.
Prouvant le peu d'humanité qu'il lui reste encore, le Sandaime éprouve encore du remord pour un incident impliquant l'une de ses mesures contre la criminalité ayant fait des victimes en trop. Il en garde une blessure à son ego, et c'est d'ailleurs la seule fois où il admet avoir fait une erreur.
Pour couronner sa personnalité plutôt complète et biscornue, l'on peut y ajouter sa manie de la propreté. Curieusement pour quelqu'un qui vit parmi des nuées d'insectes, il n'aime pas ce qui est sale ou désordonné, cela se reflète d'abord dans l'état de son bureau, là où il passe le plus clair de son temps. Tout y est à sa place, rangé, et doit le rester au risque de provoquer son agacement. Le masque à l'apparence farfelue qu'il arbore toujours n'est pas seulement là pour lui donner l'air d'un maboule, c'est surtout pour éviter de respirer un air pollué par de multiples causes. La faiblesse, la lâcheté, et même les étrangers en règle générale sont pour lui les responsables de la mauvaise qualité de son air. L'on pourra remarquer et noter que Chisaki ne porte pas son masque à la maison, certainement une manière très "Aburamesque" d'exprimer à sa famille un amour sincère mais difficile à dire.


Background


C'est dans un silence de mort que la foule de lunettes noires observait le petit corps blanc, encore fragile et agité, posé là sur l'herbe fraîche baignant dans un clair de lune des plus poétiques. Mais bientôt, le calme fut rompu par les cris de ce même petit corps, affolé par une nuée sombre qui fondait sur lui comme des charognards. De leur place, l'on voyait comme un nuage bourdonnant engloutir le nourrisson, mais de plus près, c'était des centaines d'insectes volants qui s'affairaient, se posant tour à tour sur la chair tendre avant de la pénétrer par tous les moyens possibles. La scène était des plus glauques; les narines, les oreilles, la bouche du garçon étaient assaillies par les minuscules prédateurs, pendant que d'autres se creusaient un chemin directement à travers la peau. Une belle démonstration de barbarie que personne n'interrompait, tous comme hypnotisés par tant de cruauté. Seule une jeune femme, semblable à tous les autres, semblait se crisper devant le spectacle. Elle serrait la main de son compagnon comme si ce déchaînement provoquait en elle l'effroi et le dégoût, mais comme les autres, elle ne faisait rien pour empêcher ça. Les nuages voilaient l'éclairage lunaire et le bourdonnement avait cessé.

« Tu es l'un des nôtres, Chisaki Aburame. » prononçait le plus vieil homme de l'assistance.

Trois ans plus tard, celui qui avait été prénommé Chisaki était un enfant parfaitement normal. Il avait grandi aimé, dans le calme du quartier boisé des Aburame. Ils possédaient une parcelle naturelle dans Konoha, à l'image d'un grand jardin, où ils pouvaient s'épanouir en harmonie avec leurs amis à six pattes, parfois huit, parfois volants, d'autres fois rampants... Mais jamais n'aurait il anticipé qu'il devait être si proche d'eux. Alors qu'il s'amusait avec ses jeunes cousins, les enfants de tantes et d'oncles du même clan, c'est dans une stupeur terrorisée que Chisaki fixait son avant-bras, duquel s'échappait une poignée de bestioles étranges. C'était la première fois qu'il voyait ses Kikaichuu, et également la première fois qu'ils se manifestaient vraiment. C'était donc une douleur vive, semblable à celle de piqûres d'abeilles qui s'emparait de lui à chaque fois que l'un de ses petits compagnons trouait son corps pour en sortir. Les autres enfants n'avaient encore jamais traversé ce passage, et s'en trouvèrent tout aussi apeurés, préférant fuir un Chisaki confus. Accourant suite à ses cris de détresse, ses parents vinrent le rassurer, heureux de voir que leur fils était le premier de sa génération à vivre ce moment "magique".

« Tu verras, mon fils. Je t'apprendrais à comprendre, et à contrôler ton héritage. Tu es sur le point de découvrir tout un monde unique, que tes futurs camarades ne pourront certainement pas apprécier avec autant de justesse que ta famille. disait le père en essuyant les larmes chaudes des joues de son fils. Alors à partir de ce jour n'oublie pas une chose : les autres craignent deux types de personnes, les forts, et les mystérieux. Que tu sois l'un ou l'autre, sois-en fier.  »

Et il n'avait pas tord. Au fil du temps et à mesure que Chisaki grandissait, il s'habitua aux sorties imprévisibles de ses insectes, mais dès qu'il eu droit aux explications, tout semblait tellement plus clair. Tout était une question de sang-froid, paniquer ne ferait que crisper les pores de la peau et rendre la sortie des insectes douloureuses. Alors à chaque fois le garçon se remémorait les mots de son père jusqu'à ce qu'il parvienne à avoir l'autorité sur les Kikaichuu qui habitent son corps. A l'âge de cinq ans, il jouait déjà avec eux, s'amusant à les regarder virevolter avec grâce autour de lui, entre les fleurs et les branchages. C'est en le regardant passer des heures à observer les insectes que l'on comprit qu'il ne sera pas un turbulent, et c'était bon signe, puisque le petit intégrait l'Académie l'année suivante.

Totalement détendu et sûr de lui, Chisaki était le genre d'enfant à se tenir à l'écart des autres. Il s'était assis au fond, à droite, les bras croisés et les lunettes sur les yeux. Il scrutait les environs et remarquait qu'effectivement personne ne lui ressemblait ici. Ils étaient bruyants pour la plupart, exceptés ceux qui dormaient déjà avant même le début des cours et les filles. Oui, les filles étaient à part, puisqu'elles formaient comme un banc de coccinelles dans le coin opposé de la salle, ricanant et bavardant sur les sujets les plus triviaux, comme le classement des "plus beaux garçons de la classe"

« ... eh bien nous sommes toutes d'accord pour dire que le numéro un est sans conteste ....
- SHINGEN SARUTOBI !! »

Le professeur venait enfin d'arriver, et il se bousillait déjà les cordes vocales. Chisaki tournait la tête vers le destinataire de ce cri visiblement agacé, seulement pour comprendre que l'homme s'adressait à celui qui roupillait insoucieusement, et qui ne semblait même pas prêter attention ! Un léger coup de coude de la part de son voisin, et le voilà qui ouvrait un oeil, puis deux, se frottant la tête comme s'il était outré qu'on le tire de sa sieste. *Shingen.. Sarutobi ..? Celui-là risque d'être un sacré boulet..* pensait Chisaki en songeant ne jamais traîner avec ce garçon. L'année scolaire débutait donc sur les chapeaux de roues, chacun avec ses raisons de poursuivre le rêve qu'est la carrière de ninja. Durant les trois premières années de sa formation, le jeune Aburame persistait à s'isoler, même pendant les récréations, préférant s'installer à l'ombre avec ses insectes qui répugnaient tout le monde que de faire ami-ami avec les humains. Il n'y voyait d'ailleurs aucun inconvénient, s'on autosuffisance lui permettait d'avoir des capacités de concentration optimales, et cruciales lors des leçons dans une salle de cours pas toujours très studieuse. Le groupe d'élèves était pourtant prometteur, mais sans discipline.

C'est lors d'un jeu organisé par le professeur pour rendre les exercices physiques plus intéressant que Chisaki réalisait à quel point il était détestable. Manquant cruellement de coopération, il causait la défaite de son équipe en n'en faisant qu'à sa tête, refusant d'écouter les conseils et suggestions de ses équipiers. Il lui en ont voulu, à tel point que le plus grand du groupe, emporté par la colère, prit brusquement le col du loup solitaire avant de le plaquer contre un mur. Visiblement, l'indifférence dont il faisait preuve était ce qui enrageait la brute jusqu'à le pousser à serrer le poing, prêt à assommer le jeune désinvolte. Mais avant qu'il ne puisse armer son coup, les insectes de Chisaki se ruèrent hors de lui, comme incontrôlables, et se répandirent d'abord sur le malheureux qui osait menacer leur propriétaire, puis intimidèrent tous les autres en les prenant en chasse à leur tour. Bien qu'il leur demandait de revenir, les Kikaichuu n'écoutaient pas, préférant d'abord répondre à la volonté qui s'était instinctivement installée dans l'esprit du jeune garçon; dès lors que son camarade de classe l'eut collé au mur, il n'avait qu'une envie, lui faire regretter son geste. Mais pas jusqu'à menacer la vie de tout le monde. Le professeur intervint juste à temps, empêchant un vrai massacre. Mais bien que l'incident ait été involontaire, les deux garçons à l'origine de la dispute furent renvoyés deux jours de l'Académie. Pendant ces congés forcés, l'Aburame ressentait de profonds remords qui lui firent détester son côté solitaire, son corps particuliers et même sa famille entière. C'était peut-être un choc trop important pour un enfant que de voir tous ses camarades lui lancer un regard aussi noir que ses lunettes. Il ne s'est pas seulement senti rejeté et mal-aimé, mais aussi profondément déçu. Déçu parce que son cher père lui avait prévenu de tout ça, et qu'il n'avait pas su suivre ses conseils. Il avait perdu son sang-froid et le résultat en fut catastrophique. Mais il blâmait également l'autre garçon pour son manque de respect, c'était la seule chose capable de soulager ses lamentations.

Lorsqu'il revint en cours, Chisaki était toujours le même, peut-être même encore plus sombre. L'on comprenait bien qu'il avait gardé rancune, puisque même avec le professeur il se contentait de réponses courtes et froides. Avec les élèves par contre, l'ami des insectes faisait preuve d'un sarcasme poignant qui ne faisait qu'achever sa mauvaise réputation. A la fin de cette année, c'est sûr, tout le monde le haïrait, mais il n'en avait plus rien à faire. Parce qu'il était venu à une conclusion en repensant au drame qu'il avait causé : ils avaient tous fui, effrayés. Et qui est-ce que les autres craignent ? Les mystérieux, et les forts. Il n'était ni l'un ni l'autre, selon lui, il mélangeait les deux, c'est pour quoi il acceptait avec difficulté l'idée qu'il n'aurait jamais aucun ami.

A l'âge de douze ans, le garçon que personne ne fréquentait obtint son bandeau frontal qui signifiait son nouveau grade de Genin. L'examen était un jeu d'enfant puisqu'ils évaluaient cette année l'aptitude de chacun à mettre en pratique et le contrôle du chakra, et le niveau en Ninjutsu sous la forme d'une sorte de démonstration de talents, face à un jury de trois adultes. Ils en avaient certainement décidé ainsi à cause du grand nombre de clans différents présents dans notre promotion. Même Chisaki, en tant que membre du clan Aburame ne pouvait que comprendre.  Faisant preuve d'une précision hors-pair, il déployait suffisamment d'insectes pour que deux tas se forment. Au fur et à mesure que les silhouettes s'affinaient, elles devenaient humanoïde, et ressemblaient enfin comme deux gouttes d'eau à leur propriétaire. Les clones d'insectes étaient parfaits, et impressionnèrent l'ensemble des juges à la fois pour leur exactitude et leur nombre déjà correct pour un nouveau diplômé.
Comme toutes les années, une grande cérémonie fut organisée pendant laquelle l'ensemble des Genins qui n'étaient encore que des étudiants une semaine auparavant furent assignés à une équipe. Parmi eux, Chisaki redoutait l'idée de devoir côtoyer deux autres gosses, qu'il considérait déjà comme des poids. Mais il n'en avait pas le choix, et aussitôt que son fut appelé, il emboîtait le pas derrière son nouveau sensei, Odoroki, et ses nouveaux compagnons, Shiraha Hyuga et... Shingen Sarutobi. « Bordel ... » se disait-il en regardant le fameux boulet emprunter le même couloir que le reste de l'équipe. Ils se dirigeaient vers l'extérieur, où ils commencèrent les présentations. Shiraha commençait puisque aucun des deux garçons ne semblaient volontaires. De la branche principale du clan aux yeux blancs, la demoiselle exprimait son rêve de prendre la tête des Hyuga en tant que première femme-leader. Une fille au fort caractère, remplie de détermination mais qui manquait visiblement d'estime d'elle-même puisqu'elle spéculait beaucoup sur ses facultés à concrétiser son ambition. Lorsque vint le second tour, il fallut départager entre Chisaki et Shingen, car ni l'un ni l'autre ne voulait se prêter au jeu. S'en suivit une petite dispute qui en dit long sur chacun d'eux :

« Je n'ai aucun intérêt à livrer mes rêves à des gens que je ne connais pas, et que j'oublierai aussitôt.. La vie d'un shinobi n'est pas faite pour se faire des amis, les seules amis que j'aurais seront sur le champ de bataille, face à un même ennemi. soupirait Chisaki
- On est pas non plus là pour apprendre à se connaître, on devrait déjà s'entraîner ! renchérissait Shingen
- Super... On est bien partis... se lamendait Odoroki avant de prendre une inspiration. Très bien, Shingen, Chisaki, puisque vous avez du coeur à revendre allons mettre du coeur à l'ouvrage. Et je suis désolé miss Hyuga.. mais je vais avoir besoin de toi pour cette fois. »

• Aussitôt ses paroles prononcées, le professeur joignit les mains en un sceau du serpent typique du Doton. Shingen l'avait remarqué, et fit un bond presque instinctif en arrière tandis que Chisaki se levait tranquillement, les mains dans les poches comme à son habitude. De chaque côté de Shiraha, les parois d'un dôme de terre se refermait, la piégeant à l'intérieur. Mais ce n'était pas fini, après une autre série de signe, le Jônin frappait le sol de ses mains pour que le sol sous le dôme ainsi créé s'élève haut. Impossible d'atteindre le sommet en un bond. Il pointait du doigt la prison de leur équipière et s'exclama :

« Cette prison de terre va lentement se refermer sur elle-même, broyant au passage tout ce qui se trouve à l'intérieur. En l'occurrence, Miss Hyuga. C'est une prise d'otage, et le seul moyen de la sortir de là c'est de détruire le dôme. Bien entendu je ne vous laisserais pas faire. Chaque seconde compte...»

Sans attendre, le jeune Sarutobi s'était déjà élancé dans une course folle vers le pied de la colonne de terre; il sautait en concentrant son chakra dans ses pieds pour adhérer à la surface verticale et commençait déjà une ascension efficace. De son côté, Chisaki s'était sorti les mains des poches, laissant ses Kikaichuu s'évader pour qu'ils aillent encercler Odoroki. C'était inattendu : les deux élèves au caractère de cochon se trouvaient être plus sérieux que prévu. Dans la tête du petit aux lunettes de soleil ce n'était pas tant que ça la vie de l'otage qui le poussait à se donner à fond, il voulait montrer à tout le monde présent ce qui le différencie d'eux. Il est fort, il le sait. Mais Shingen ? Il s'est rué là-bas avec la même confiance...
Coupant court aux interrogations suspicieuses du Aburame, le Sensei s'était enfoui sous terre et réapparaissait maintenant à deux endroits en même temps. Un clone de terre s'érigeait près de lui tandis que l'original poursuivait l'autre garçon. C'est avec difficulté qu'il parait les coups de Taijutsu de l'homme, tout juste assez longtemps pour que ses insectes reviennent à la charge. La nuée se trouvant trop importante, Odoroki fut à nouveau contraint de fuir sous-terre. Mais dès qu'il reparut il était déjà couvert d'insectes : durant leur petit échange au corps à corps Chisaki avait déposé un insecte femelle pour que ses Kikaichuu puissent voir le coup en douce venir. Les petites mandibules se frottaient à la peau du clone de terre qui retournait aussitôt à son état de boue. Il s'est empressé de rejoindre Shingen, car il savait pertinemment que ses insectes ne suffiront jamais pour venir à bout d'un Doton de cette envergure. Alors tout reposait sur son équipier. Mais ce dernier était aux prises avec le Jônin, et le soutien des insectes de Chisaki ne vint pas améliorer la situation, Shingen n'arrivait pas à frapper correctement dans ce nuage bourdonnant. Pourtant le drain de chakra des Kikaichuu donnait à Odoroki une bonne raison de prendre ses distances, permettant au garçon de continuer à courir vers le but. Quand il parvint à détruire la prison rocheuse, le souffle et les débris écrasèrent des insectes, ce que Chisaki n'avait pas apprécié.
Félicitant les garçons pour leur travail encore un peu bancale mais très prometteur, l'homme attendait regardait avec incompréhension une nouvelle dispute entre eux. Alors que le Sarutobi venait vers lui, derrière ses lunettes noires ses yeux ne quittaient plus son visage méprisant. Dans un élan colérique, Chisaki se saisit du col de son camarade et lui fit remarquer avec intimidation qu'il avait tué ses insectes grâce à ses conneries. Ce à quoi le rival ne répondit pas avant de balayer la main de son col d'un revers. S'éloignant sans prêter attention, il répondit enfin qu'ils n'avaient qu'à faire attention. Et s'en alla.

Sur cette note désagréable, l'équipe d'Odoroki n'a jamais pu passer un moment sans subir les chamailleries des deux garçons. Les seules situations où l'on pouvait compter sur eux, c'était quand il fallait accomplir une tâche précise. Pendant une année ils continuèrent ainsi à se cracher dessus mutuellement, trop fiers pour corriger leurs défauts communs. Ce ne fut qu'à quinze ans, lors de leur première mission de rang B que Chisaki ouvrit pour la première fois les yeux. Alors que leurs caractères insupportables étaient en train de causer l'échec de la mission, la paire fut obligée de se serrer les coudes lorsque l'ennemi s'en prit à Shiraha, la blessant tout en la retenant en otage. C'était exactement comme à l'entraînement du premier jour, se disaient les garçons. Mais cette fois la vie de leur amie était réellement en danger. Ce fut comme un déclic, presque solennel, on pouvait lire la résolution sur le visage de chacun. Plus difficilement derrière les lunettes de Chisaki par contre. C'est en opérant une coordination énorme qu'ils réussirent à libérer leur amie, immobiliser le groupe ennemi, et fuir le secteur car combattre aurait été trop risqué. La mission était complètement fichue, mais le fait que Shiraha soit saine et sauve suffisait à soulager tout le monde.

A partir de ce jour fatidique, Chisaki s'est grandement rapproché de l'équipe, ce qui débloquait un potentiel encore inespéré chez eux. Si bien qu'avec de l'entraînement, ils furent tous près à passer l'examen Chuunin en un an, âgés de seize ans. Ce fut du gâteau et quand on sait d'où venaient ces trois adolescents, on ne peut qu'être fier de leurs niveaux quand on leur a remis les vestes du village. Même s'ils n'étaient désormais plus de l'équipe Odoroki, Shiraha & Chisaki continuèrent à se voir d'abord occasionnellement, et bientôt plus régulièrement. Shingen comprenait aussitôt en les voyant que le destin voulait qu'ils se rencontrent. Pendant le temps qu'il ne passait pas avec elle, le garçon s'entraînait avec son père pour compléter sa maîtrise des Kikaichuu et des diverses techniques du clan. Il apprit notamment la notion d'évolution qui donne aux insectes des Aburame toute leur polyvalence. Les sentiments, tous nouveaux, qu'il se découvrait pour "Miss Hyuga" étaient devenus une nouvelle source de motivation pour sa quête de puissance. Il se poussait toujours à fond pour être capable de protéger ce qui lui était cher. C'était la fin de son ancien nindô qu'il juge égoïste et étroit d'esprit. Il avait effectivement compris durant sa formation qu'un shinobi est, avant d'être un soldat, une espèce d'insecte ayant forcément besoin de sa communauté pour vivre. Tout comme les fourmis dominent le règne minuscule avec leur hiérarchie, les Hommes ont prouvé être capables de grandes choses une fois unis.  

Mais quand les Hommes, et surtout les Ninjas s'unissent, c'est malheureusement pour faire la guerre à d'autres groupes d'individus. Et c'était vrai pour Konoha & Kumo, se livrant une bataille de longue haleine qui ravageait les vies des deux camps. Chisaki se souviendra à jamais de ce jour où, durant une attaque en plein sur le village, les shinobis de Kumo sont venus empiéter sur le territoire qu'il défendait seul. C'était l'orphelinat du village, dont la population était inapte au combat que l'adolescent de dix-sept ans décidait de tenir pendant l'attaque. C'était des explosions, des colonnes de flammes et de fumées, des cris et des pleurs qui rythmaient la Feuille en ce jour funeste. Partout l'on reconnaissait évidemment les Nuages sur le bandeau frontal des assaillants. Ils avaient tellement de toupet qu'ils venaient frapper directement chez nous. Un escadron d'au moins sept hommes tous armés de katanas firent irruption à la seule porte d'entrée de l'orphelinat, criant aux résidents de se rendre immédiatement. Mais bien sûr, personne n'avait envie de se rendre. Des insectes envahissaient immédiatement les lieux, filtrant par le plancher et les fissures des murs pour prendre les ennemis regroupés au piège. Alors qu'ils luttaient contre les milliers de petits combattants volants, ils tombaient l'un après l'autre avec même pas assez de chakra pour riposter. Mais l'un d'entre eux brillait par son retard. Puisqu'il put attraper un enfant venu observer les méchants se faire battre pour menacer quiconque contrôlait les insectes de le tuer s'il ne se montrait pas. Contraint, Chisaki apparaissait dans un nuage d'insecte qui sortait du sol juste en face du sale type. L'on ne le croirait pas s'il disait que cet immondice humaine avait rigolé avant de trancher la gorge du petit. Quel genre d'humain ferait ça après tout ? Ceux de Kumo, à priori. Dans une rage noir, Chisaki ordonnait à ses insectes de faire la peau à son adversaire, littéralement.
Il apprit par la suite la triste nouvelle de la mort du Hokage. Un homme ayant tout fait pour son village, mais qui n'a pas suffit. Dès lors, le Chuunin sentit naître une rancune envers les Nuages qu'il n'aura jamais su guérir.

Quelques mois près le déchaînement de violence, il est parti s'exiler avec Shiraha dans les forêts du Pays du Feu. Là-bas, il s'entraînait encore tout en faisant des recherches sur les différentes espèces d'insectes, leurs comportements et tous leurs détails. Juste avant de partir il s'était entretenu avec Shingen qui lui avait parlé du projet dingue d'un coup d'état, parce qu'il estime que le nouvel Hokage ne serait pas à la hauteur. Il appuyait même que beaucoup dans le peuple partageait son opinion. Ce projet risqué trottait dans la tête de Chisaki à chaque nuit passée au clair de la lune, dans les bois auprès de la fille qu'il aime. Il avait maintenant de plus grand rêve; il souhaitait devenir le gardien de Konoha, la libellule qui voit tout depuis sa hauteur, et grâce à ses yeux composés. C'est dans cette optique que son séjour en exil dura en tout trois ans et demi.
Shiraha n'est restée que durant les deux premières années avant de repartir pour Konoha, d'une part pour assister Shingen dans l'élaboration de son plan et d'autre part parce que Chisaki avait décidé d'apprendre le Kuchiyose. Ses recherches et les informations que certains nomades rencontrés au fil de ses promenades lui avait donnés portaient à croire que pour se faire, il aller devoir faire un voyage.. loin d'ici.

Quand il s'est mordillé le pouce jusqu'à en saigner, le jeune homme ne se doutait pas qu'il allait être transporté dans un monde tel que celui-ci. Il pouvait regarder tout autour de lui, mais ne voyait que désolation, de la végétation sombre ici et là mais rien qui indiquait quelque chose de bon. Il se baladait alors à travers ce qui semblait être une très grande caverne à en juger par les parois rocheuses surplombant l'atmosphère qui s'y était développé. Le silence lugubre fut soudainement brisé par des bruits de pas légers, provenant d'en haut. Lorsqu'il levait la tête, il aperçut deux araignées de la taille d'un chien, bleues, semblant le fixer attentivement. En tant qu'habitué des insectes, Chisaki ne paniquait pas et tendait la main vers elle pour que ses Kikaichuu les empêchent de faire quoi que ce soit de stupide, mais avant même qu'ils ne sortent les deux arachnides avaient fui à toute vitesse. L'Aburame les a suivi et tombait finalement nez à nez avec une autre araignée qui, elle, semblait pas prédisposée à fuir. En effet, la créature était massive et totalement noire, avec le visage d'un monstre. Tout autour, c'était comme si l'antre du monstre n'avait que des ossements pour carrelage. Chisaki remarquait pourtant qu'il n'y avait aucune toile, étrange, pour un repaire d'araignée. De sa gueule écumait un liquide verdâtre que l'araignée gigantesque s'empressait de cracher vers le shinobi qui esquivait en dispersant son corps en un nuage d'insectes. L'essaim partait en retrait pour se reformer derrière un rocher, avant qu'il ne relâche plus de Kikaichuu dans l'air. A vrai dire, Chisaki n'avait jamais eu autant peur de sa vie. Et il n'avait jamais autant déployé d'insectes. La perspective de sa mort ne l'enchantait guère, alors l'adrénaline gonflait ses forces à bloc. Le combat était acharné, l'arachnide était beaucoup trop agressive et résistante pour les Kikaichuu. Alors c'était le moment parfait pour sortir ses toutes nouvelles Kiraichuu, une espèce qu'il avait découverte et développée dans les forêts profondes du pays. Même si ceux-ci sont des rampants, leur vitesse leur permettait de réduire la distance efficacement, et pendant ce temps les insectes basiques harcelaient le monstre au niveau du visage pour faire diversion. Dès que les Kiraichuu purent monter sur les huit longues pattes velues ils piquèrent au niveau des articulations pour relâcher leur venin toxique dans le système sanguin de l'araignée. Elle souffrait, recroquevillant ses pattes comme morte mais en rugissant de souffrance. Ses cris avaient dû rameuter le reste de la famille, puisque une autre araignée bien plus petite mais tout de même plus grande que Chisaki descendait du plafond au bout d'un fil de soie. Celle-ci dit d'une voix féminine :

« C'est bon, Dokuro ... va voir Higanbana elle te soignera. Sur ces mots l'araignée en douleur disparaissait dans un nuage de fumée. Et toi, t'es qui pour venir ici et faire du mal aux nôtres ?!
- Je suis ici pour apprendre. J'ai été transporté ici ...
- Oh, encore un.. Mais qui n'a pas été dévoré par Dokuro. Ca doit faire une bonne décennie depuis l'autre fois. Aller viens, on va la voir nous aussi. »

Avant qu'il ne puisse lui répondre, l'araignée aux pattes rayées sautait en l'agrippant avec sa toile. Elle s'accrochait aux murs et carapatait à toute vitesse jusqu'à un trou en dans le plafond. A l'intérieur, c'était tout un tas d'oeufs entassés et recouverts de soie qui décorait autour d'une grande araignée rouge. Cette dernière était penchée sur la même araignée que Chisaki venait de combattre, ce doit être Higanbana. Elle se présentait comme étant la mère de toutes les araignées ninjas et complimentait le garçon pour avoir réussi à affronter Dokuro, toutefois elle le réprimandait pour avoir blessé son fils. Les petites araignées l'avaient attiré dans son repaire volontairement, affronter cette arachnide belliqueuse est le test pour quiconque souhaite invoquer ces bestioles au combat. Et puisqu'il avait réussi, le nom de l'Aburame était marqué dans le rouleau dont il devint le propriétaire.
Il a séjourné dans la Crevasse de Yatsukahagi, le pays des Araignées pendant environ trois mois à se familiariser avec tout le monde, mais c'était déjà une bonne année qui s'était écoulé depuis que Shiraha était retournée au village dans la "dimension réelle". Il ne devait donc plus tarder, le plan de Shingen devait se mettre en marche.

Fort de ses nouvelles capacités, Chisaki & Shingen étaient à la tête d'un groupuscule révolutionnaire, arbitrairement contre le nouvel Hokage intolérablement pacifique. C'était une force de frappe de pointe, et les deux individus le menant en était des preuves vivantes. Leur combat à eux, surplombait la tuerie qui se déroulait en bas du manoir de l'Ombre du Feu. Pendant que leurs troupes tenait bien occupés toute les forces du village ou tout du moins  celles qui restaient fidèles à ses idéaux de mollasson. Pourtant, ce fichu mollasson opposa une résistance monstrueuse à la paire d'anciens équipiers. A lui seul, il aura tenu tête à Shingen également seul pendant un bon moment avant que Chisaki n'arrive enfin. Une fois réunis, le présent Hokage sous-pression arrivait à peine à contre-attaquer. Et la formation dont ils usèrent pour achever le malheureux était la même que celle du premier entraînement. Les maintenant extrêmement nombreux Kikaichuu du Aburame immobilisaient maintenant la cible au milieu de leur essaim, avec des morsures bien plus douloureuses qu'auparavant. Pendant ce temps, le maître en Ninjutsu du clan Sarutobi préparait sa plus belle technique mêlant précision et puissance pour un maximum de résultat. "Tssk.. Toujours à te la jouer.." chuchotait le manipulateur d'insectes en voyant les effets dévastateurs que produisait son allié.
Enfin. Son ami. C'est à ce moment que Chisaki repensait à son tout premier nindô. "La vie d'un shinobi n'est pas faite pour se faire des amis, les seules amis que j'aurais seront sur le champ de bataille, face à un même ennemi" et s'étonnait de ne pas avoir vu ça venir dès leur première dispute, étant un pisteur très prévoyant.

Mais bien plus que des amis, les garçons étaient des rivaux. Et c'est au moment de choisir lequel serait le successeur de ce défunt poltron que l'on s'en rappela. Leurs idéaux et donc leur façon de commander était, certes toutes les deux pour le bien du village, mais totalement opposées. Pendant que Chisaki valorisait une politique plutôt dure, portée sur le contrôle des foules pour que personne n'essaie de reproduire ce qu'eux avaient réussi, Shingen préférait calmer le jeu une bonne fois pour toute avec une politique plus démocratique, remaniant le Conseil avec de bons citoyens.

Après un débat explosif farci d'insultes expulsées front contre front, une bataille éclata, ce que tout le monde craignait déjà, connaissant les garçons de nature. Démarrant sur le même toit où ils avaient combattu le précédent Hokage, Shingen accablait Chisaki avec une volée de techniques plus spectaculaires les unes que les autres et difficilement bloquées, mais qui avait le bémol de se montrer dangereuse pour l'entourage. Ses bien beaux Ninjutsus explosaient le bâtiment et risquaient d'en faire de même avec le village s'il continuait. Dans cette optique, l'Aburame s'est concentré sur la seule tâche d'immobiliser son adversaire, une tâche dans laquelle il excellait en alliant ses Kikaichuu aux Kiraichuu, puis de le déplacer hors du village. Et c'est en le jetant par dessus les remparts avec une poigne d'insectes étonnante que Chisaki déplaça l'affrontement dans les forêts aux abords, qu'il avait l'habitude de fréquenter, gagnant automatiquement l'avantage sur le combat qu'il expédia en une journée pleine. Maintenant qu'il pouvait combattre à pleine puissance, il parvint à piéger le Singe avec l'aide de ses araignées. A sa merci, l'homme au masque en forme de bec hésitait pourtant à achever son ami. Il se contentait alors de le vider de son chakra, le laissant aux frontières de la mort pour qu'il ne risque pas de se relever.

Rentré au village portant à peine son corps, mais avec celui de son ami sur le dos, le vainqueur s'évanouissait aux portes du village avant d'être ramassé. Il était finalement Hokage, non pas seulement pour avoir démontré une puissance phénoménale en amenant Shingen Sarutobi si proche du trépas, mais aussi pour avoir prouvé sa valeur en tant que chef, puisqu'il a regardé à ne pas mettre en péril les citoyens avec leurs chamailleries.  

Le règne du Sandaime Hokage, Chisaki Aburame que l'on surnommait déjà Ogumo no Chisaki était pourtant aussi dur qu'il l'entendait. Pendant les deux premières années il s'est attelé à mettre en place ce qu'il projetait depuis longtemps.

Parcourant les dossiers de l'élite du village, et remarquant par ailleurs avec joie que la plupart se trouvaient dans sa promotion, il constituait une équipe de huit experts qu'il nomma Shirami La Vermine. A l'image d'une police sans loi, ils étaient là dans le but de "réunir" le village après toute ces disputes sur le trône. Ils ont sévi à maintes reprises et se sont montrés finalement être suffisamment efficaces pour être maintenus.

La même année, le troisième Hokage renforçait la sécurité avec un tout nouveau système de barrière. Mêlant ses insectes au tout, il avait vue sur quasiment tous les recoins du village. C'était un peu ce que l'on pourrait appeler un régime autoritaire, mais tout restait pour les intérêts du peuple. La criminalité avait grandement baissé, et personne n'osait plus faire de remous depuis un bon moment.

L'année qui suit, les Nuages revenaient faire du grabuge mais en sous-estimant le nouveau leader de la Feuille. Avec le soutien vraiment héroïque des huits Vermines, il repoussait l'attaque en menaçant le Raikage de représailles futures, en insistant sur le fait que tout ça ait assez duré. Depuis, plus un mot de leur part. Ou ils se préparent à une autre offensive, ou ils ont pris peur. Dans tous les cas, Chisaki redorait un peu sa réputation en agissant enfin en tant que leader dévoué, prouvant qu'il n'est pas là que pour jouer les gros bras.

D'ailleurs, en vue de renforcer les soldats de la Feuille, il lançait un projet éducatif en fin d'année, donnant à ses Vermines des gamins à former pour qu'ils deviennent des experts dans leur même domaine, et des candidats aptes à leur succéder. Par le biais de ce programme, l'homme masqué laissait paraître son intérêt pour les générations futures, pour qui il avait dédié une bonne partie de sa vie. Participant aussi à la reconstruction du village, il s'occupait de la reforestation grâce aux capacités des insectes répandant du pollen dans tous les coins, et ne pouvait qu'en être plus appréciés par les villageois qui l'acceptaient petit à petit en tant que chef.


Trois ans depuis son couronnement, âgé de seulement vingt-trois ans Chisaki eut la fabuleuse mais bouleversante nouvelle qu'il allait être papa. Là, il a fini par regretter toutes ses soirées où Shiraha l'aidait à décompresser du fardeau de chef ! Mais il prit la nouvelle avec grande joie, puisqu'il prit même congé pour assister à l'accouchement. C'était son fidèle bras-droit, Shingen, qui prit les rennes pendant la semaine qu'il prit pour être sûr de prendre soin de sa femme. Il avait fait surveillé l'hôpital par quatre de ses Vermines pour être sûr que rien ne perturbe ce moment magique. L'enfant s'avérait être une fille, qu'ils nommèrent Miya.

Pendant la semaine passée auprès de sa famille, une discussion au sujet du nom de famille impliquant les deux clans fut entamée. Après un échange d'arguments, ils en sont venus à une conclusion rationnelle et équitable.

"Je ne veux pas que ma fille soit grignotée par des insectes ! Point final !! criait la jeune mère montrant une énergie folle
- Bon ! Alors on attendra de voir.. Si Miya développe le Byakugan, alors elle sera une Hyuga comme toi. Mais si par malheur elle s'avère ne pas posséder le gêne, elle ne deviendra jamais une kunoichi. Les Kikaichuu n'envahissent que les enfants. rétorquait son mari
- Papa et moi nous occuperons de son entraînement. T'inquiète pas pour ça, c'est ma fille, hein ! "

Que Miya ne soit pas une kunoichi ne dérangeait ni l'un ni l'autre, car Chisaki prévoyait de toute façon avoir un fils pour ça, un héritier lui semblait plus que désirable, même nécessaire.
La jeune fille éveilla finalement l'Oeil Blanc à cinq ans, prouvant non seulement qu'elle était bien une Hyuga mais aussi qu'elle était aussi capable que ses parents. Chisaki avait repris le travail depuis, et n'avait passé que peu de temps malheureusement avec sa fille qui lui manquait depuis qu'elle avait rejoint la maison Hyuga. Lorsqu'ils se voient et depuis qu'elle a éveillé le Byakugan la petite s'amuse à observer les insectes directement dans le corps de son papa en le comparant en plaisantant à ses Vermines. Curieuse, elle se demandait d'ailleurs pourquoi elle ne les avait pas puisqu'elle est aussi sa fille. Ce à quoi Ogumo répondait que sa mère refusait parce qu'elle la croyait trop fifille pour ça.  

A l'âge de vingt-neuf ans, un incident s'est produit avec l'une de ses fameuses Vermines. Seidaku, l'assassin de génie avait massacré une famille entière de villageois. L'affaire fut facilement élucidée pourtant, parce que grâce au système de surveillance de Chisaki, il avait pu voir que la Vermine faisait simplement son travail, cherchant à éliminer un homme qui menaçait sa famille sous la colère. Mais sa femme s'est interposée, et avec elle son fils et sa fille. Seidaku s'estimait en droit de venir à bout de tout ceux qui entravent à la loi, et les a tous assassinés. C'était un dilemme énorme pour le Hokage qui devait prendre responsabilité pour ce drame. Quoiqu'il comprenait le raisonnement de sa Vermine à ce moment, il n'avait pas d'autre choix que de le destituer de ses fonctions et de l'emprisonner avant de le remplacer par quelqu'un qu'il garde maintenant sous surveillance, connaissant le penchant des assassins pour le meurtre. Depuis ce triste accident Chisaki ressent de la culpabilité et y a profondément réfléchi. Il sait qu'il n'aurait pas dû envoyer celui là plutôt qu'un autre, et considère que son manque de discernement est la cause de tout ça.

A part ces quelques accrocs, le Sandaime Hokage continue de régner d'une main de fer en faisant par ailleurs signe aux troupes que le soulèvement contre Kumo est proche...





Test Rp ?

En attente de sujet...

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Mar 6 Juin - 12:20
Bonjour, désolé pour le double-post, j'annonce que ma présentation est terminée Smile
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Mar 13 Juin - 2:44
Je m'occuperai de ta fiche demain, là j'ai plus les yeux en face des trous (craquer, c'est la vie Cool ) tu sembles être à la hauteur du titre de Hokage. Je vais laisser Cho s'occuper de ta présentation. Histoire de validé la fiche.


Daimyô : « Qu'elle a été l'erreur de l'ancien Kazekage ? »
Hider : « Je ne suis pas son juge, mais écoutez-moi bien ce que je vais vous dire… La plus grande couardise consiste à éprouver sa puissance sur la faiblesse d'autrui. »
Daimyô : « Je sais que cette phrase est pour lui, mais je crois qu'elle m'est destinée. »
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Mar 13 Juin - 11:02
Pour moi il n'y a rien à redire, la fiche est bien rédigée, le style me plaît, les explications sont fournies. 
Tu as ma validation en tant que Hokage ! Encore une fois bienvenue parmi nous Smile



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Mar 13 Juin - 16:36
• Merci beaucoup à vous Smile
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