Bienvenu(e) Ninja, commence ton aventure dès maintenant, nous t'attendons avec impatience. Seras-tu capable de survivre dans cette nouvelle ère!?
 
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 Chammadaï Osou end

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Chammadaï Osou

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Messages : 2
Date d'inscription : 09/07/2017

MessageSujet: Chammadaï Osou end   Dim 9 Juil - 19:17




"OSOU"




Surnom : Kouhaku, Yuurei, Horobiru surtout dans le milieu Kirijin et déserteur | Le Blanc, le Loup, l'Ensorceleur en fonction des pègres.
Sexe : Masculin.
Âge : La vingtaine.
Village/Organisation : Nuke-nin.
Grade : Rang S ▬ Sannin
Affinité(s) : Chi'ton - Suiton - Fuuton
Spécialité(s) : Ninjutsu - Médecine - Sensorialité |Encore à choisir à ce niveau-là|
Nindô : I can't stand not being able to do anything anymore.
Apparence Physique

Respectant parfaitement ses origines, Osou n'a pas de caractéristique physique particulière pouvant faire croire qu'il est un vrai ninja. De taille et de corpulence moyenne, bien qu'un peu légère; les véritables traits du Chammadaï se dessinent pour qui sait les reconnaître. En effet, il est la description même des gênes de son clan, ironique pour celui qui souhaite se défaire de son sang. Ses cheveux opalescent contrastent avec ses yeux d'un cyan glacé; pas à cause de son attitude ou une quelconque fierté, c'est juste qu'il est neutre à en faire pâlir un mort. Si des sentiments érigent de son regard, cela sera toujours quelque chose de puissante qui sera perçu par la personne qu'il regarde -généralement causé par celle-ci-; animosité, colère, mélancolie.

Tout en lui inspire la froideur, il est comme un vent glacé qui fait remonté un frisson de vos membres dénudés; son comportement désinvolte influe sur sa prestance naturelle. Quand il ne se camoufle pas, Osou rejette son statut de Shinobi.
Son teint crémeux et son petit nez démontre qu'il n'est pas encore totalement formé. Néanmoins, les manches de son tee-shirt dévoile une parfaite musculature, dénudé de graisse, l'on ne voit que ses muscles sous sa peau fine; on le dira même beaucoup trop musclé. On l'a éduqué à être beau et séduisant, que cela soit par sa parole ou son attitude, celui que l'on surnomme le Loup dans le milieu n'est rien d'autre qu'un ensorceleur.

Ensorceleur parce que rien est vrai; si son attitude est froide et distance c'est simplement qu'il n'en a pas à proprement parler. On l'a enfanté pour qu'il soit tous le monde et en même temps personne, que ses traits n'attirent pas foule, que ses armes dispersent les dépouilles.
Vous ne retiendrez que son regard s'il vous ôte la vie, d'une mélancolie et d'une tristesse sans fond. Aujourd'hui, le Chammadaï se balade surtout vêtu d'habit protecteur et d'un sac de voyage contenant surtout divers chasses et récoltes de ses voyages. Son identité n'est pas connu et toujours  modifié pour ne pas convenir aux tumultes locales. Parfois ses cheveux seront coupés courts, parfois une cicatrice ornera la moitié de son visage, parfois du maquillage camouflera ses traits principaux. De plus, sa capacité à camoufler son chakra le fait ressembler à un individu lambda. Car c'est, tout simplement, ce pourquoi on l'a élevé.
C'est un homme qui ne se révèle qu'au moment d'agir; cauchemar de vos nuits, si vous l'apercevez seulement c'est qu'il est déjà entrain de vous achever.

Néanmoins, même si le Chammadaï peut apparaître comme un jeune homme de vingt ans; il apparaît que ses traits sont tirés et son corps fatigué bien avant l'âge, vous pouvez facilement lui rajouter une dizaine d'année.

Profil Psychologique

» Kouhaku. Rouge et blanc, tel ses mains poisseuses, tel la pureté de son teint. Comme s'il avait l'infâme capacité à ne pas être touché par ses méfaits, à toujours garder la tête haute. Comme si une capacité de raisonnement bien au-dessus de la normale lui permettait de s'affranchir de ses actes. S'il ne sait toujours pas pourquoi il manie les armes, celui que l'on surnomme le Fantôme - Yuurei sait qui il combat et qui il fuit. Ce surnom lui a été donné pour deux raisons, car personne ne peut plus le trouver et il semble toujours disparaître de la surface du continent... Mais aussi car ses réapparitions sonnent toujours comme un nouveau chapitre pour les localités. Osou ne se trompe pas de cible, ne tue pas d'innocent et tente, au possible, de ne suivre qu'une seule et unique ligne directrice, celle de ses ambitions.

Le soucis? C'est qu'il n'en possède pas. Si ce n'est deux-trois buts éparses, celui-ci ne se bat en vérité que pour la loi du plus faible et endort un nombre incroyable de personne sous ses manteaux. En effet, en plus de gérer un marché noire à la vente bien ficelée dans le domaine médical et chakratique, celui-ci s'emploie à ne se servir que de démarcheurs saints.
Sa réputation suffit à bercer leurs craintes et les fait s'affirmer même devant de plus forts clients.

Cela ressemble plus à une façon de se racheter qu'à un véritable but; le second et dernier serait certainement de remettre la main sur les deux parties de sa génétique. L'une pour une série d'explication au niveau de son état de santé, l'autre au sujet de leurs méthodes ancestrales et dépassées. Méthode qui, cela dit en passant, suit toujours et servent à sa vie.

De blanc et de pureté vêtu, de rouge souillé et dénaturé, voici Chammadaï Osou. Mais sa vie commence très jeune, mû des motivations des siens, d'une alliance jamais arrivée entre deux dons; les blancs ont tenté de s'offrir une force de frappe même en terrain découvert en sa personne. Beaucoup se demanderont si une formation si précoce est une bonne chose; oui et non. D'un côté on profite de la plasticité des jeunes années pour faire subir des entrainement excessifs. La plus grande partie de cette entraînement résida en la capacité à faire parler et à écouter parler.
C'est un meneur qui s'ignore, quelqu'un qui est fait pour tirer les autres avec lui, en son sens. Mais pour l'instant, le dit "charisme" est absent, toutes ses pensées sont accaparés par ses gestes. Agit-il bien? Doit-il s'en vouloir? Son cœur lui parle, dénonce la direction prise précédemment, mais sa conscience -dominée par un enseignement anciens- valide ses constantes fuites. Entre le cœur et la conscience, qui suivre?

Sauver la personne qu'il aime le plus au détriment de la personne qu'il aime le moins. C'était trois personnes sous-terre ou une seule, son père le lui a dit; tue ton meilleur ami, ou toi et ta copine vous finissez dans le sous-sol avec ton pote. En réalité, manigance, ces deux âmes ont été mises... achetées puis mises sur sa route, pour respecter des rites ancestraux barbares. Le Chammadaï devient un assassin lorsque ses sentiments et le dernier battement d'une personne aimée s'en vont en même temps. Dans ce monde, les enfants deviennent vieux bien trop tôt; l'on a souvent dit que pendant les guerres qui ont précédé, après seulement une dizaine d'années de vie un enfant connait son premier meurtre. Les enfants soldats, on connait tous.
Cette pratique n'est toujours pas aboli, loin de là.

Le Chammadaï l'a vraiment mal vécu, son regard a perdu plus d'une teinte de vitalité. On lui décrivait souvent des yeux malicieux, mais l'Azur a perdu en beauté et ne devint qu'un bleu sans clarté. Pourtant, délaissant sa famille, dépourvu d'ami et de but, sans ambition apparente; Osou n'est dirigé que par une seule pensée jusqu'à son arrivée à Kiri. Survivre.
La brume lui a donné un foyer, lui donna certainement des compagnons, elle lui offrit même la possibilité d'évoluer. Ce fut terre-mère qu'il n'a jamais eu, en soit.
Osou aspire à quelque chose de différent, un honneur, une fierté. Il souhaite être quelqu'un. Une reconnaissance pour sa personne, son cœur, sa façon de pensée, par pour ce qu'il pourrait devenir ou la force qu'il doit acquérir. Son destin n'est pas écrit, c'est à lui de le façonner.

Néanmoins, sa façon de combattre est autre; on ne l'a pas éduqué comme ça; pendant sa jeunesse, les traques étaient longues, Osou en est devenu patient. Il aime particulièrement cette étape de la chasse, le calme règne, seule l’esprit s’agite, le tout est d’un calme exaltant.
L'homme est un être de plaisir; le soldat n'est pas dissocié de cette règle. Cette caractéristique qui réunit l'humain et l'animal est marquée chez le Chammadaï. Son côté sombre penche côté tromperie; toujours séduisant et d'une belle parole, Osou est tel qu'on l'a façonné.

L'Horobiru (celui qui fait périr) ne porte pas faussement son surnom au sein des siens, pire il ne le porte pas seulement parce qu’il ôte la vie. Ce surnom possède une signification beaucoup plus profonde, et cela bien que l'arme soit d'apparence assez simple, lorsqu'il s'agit de faire mouvoir la vie des autres, Osou prend plaisir à agir dans l'ombre. Œuvrer pour détruire, et cela dans sa signification la plus primitive, l'égocentrique décompose la vie de la personne choisie jusqu'à ce que celle-ci ne puisse jamais être reconstituée. C'est ainsi qu'on l'a façonné.
Quel dessein plus machiavélique et usurpateur existe-t-il que celui de s'immiscer dans une vie qui n'est pas sienne par hasard, ou non, puis de la démonter, pièce par pièce? Avec le temps, un certain nombre de victime à son actif, l'assassin prit le surnom de Kouhaku. En effet, les rares témoins qui le croisaient ne pouvait qu'observer son masque, son faciès tendre et ses cheveux d'un blanc lunaire, le tout couvert d'hémoglobine. Un regard mélancolique d'une tristesse sans fond.
La main armé des siens, censé transmettre leurs valeurs au monde.

Background






L'histoire d'Osou commence par une présentation des Chammadaï. C'est l'histoire d'une famille suprême, filiation aux ambitions toutes puissantes dont l'existence n'est pas connu. Les historiens les adjoindront aux fantômes tant leurs actes piquent l'histoire, tant leurs présences étaient, et est toujours, abstraites. Le clan Chammadaï n'est pas même listé sur le territoire qu'il a choisi de rejoindre.
Une telle famille peut-elle exister? Oui, et elle est d'une richesse, d'une rigueur et attachée au passé comme aucune autre. Sa prestance a diminuée, peu la craignent encore aujourd'hui pour une simple et bonne raison; la construction des villages a diminuée son efficacité. Malgré leurs implantations dans chacun de ceux-ci; agir revenait à se mettre à dos une puissance bien trop imposante et cela même pour leurs noms.

Le chronique du louveteau blanc de Kiri commence certainement sur l'un des plus hauts sommets du pays de la Terre. La famille fantôme eut décidé de rejoindre directement les terres de la puissance du monde avant même sa création. En effet, cette famille eut érigé les plus grands assassins que ce monde n'ait jamais connu, si efficace et si puissant qu'ils ne sont pas même connu d'autres personnes que le monde lui-même. On se demandera s'il est normal pour un dieu, comme certains les pensent vivants, de relâcher tel prédateur sur le monde. Si les hommes sont les super-prédateurs, les ninjas sont les hyper-prédateurs alors les Chammadaï, capable de faire couler cruor de cette espèce mythique, en deviennent peut-être... une déité?  

La famille érigea un jardin de vie, préparant la naissance de son petit dernier. Quinze ans avant le présent; ne craignant rien ni personne, la petite famille, dont seules les membres principales étaient présents, qui avait commencé à se créer quelques années auparavant, ne s'attendait pas à éprouver la perte de sa génitrice.
Les yeux cyans du gamin se poseront sur la pureté même, rien n'était plus intacte que l'apparence des Chammadaï. Vêtu de leurs tenus de rites; tout de blanc et d'or - les cheveux blancs et les yeux cyans de la famille se succédaient et si le jeune bambin pu tourner suffisamment sa tête, il aurait croisé le seul regard de la morte : sa mère.
Néanmoins, l’impureté sautera au visage de toute personne observant cette scène. Le chiard ne pourra observer tristesse, seulement silence; il ne connaîtra jamais le manque, seulement le remplacement.

C'est dans cette optique que l'assassin grandit; sur cette montagne, dominant le pays de sa prestance, la forêt de sommet s'étendait à l'horizon.  Rapidement, sa famille certifia son emprise sur le nouveau membre; et la pureté du premier contact s'effaça, ne laissant plus que place à une prison. Pendant de nombreuses années, jusqu'à ses dix ans, son père et son grand-père lui firent subir les pires souffrances; Osou ne comprendra pas, mais on lui a appris à ne pas comprendre et à faire ce qu'on lui dit. Le Blanc garda néanmoins une part d'humanité, un petit quelque chose de pur dans son impureté.


**



Les ninjas de la famille Chammadaï étaient puissant, mais nécessitaient beaucoup d'entrainement et les ninjas éprouvaient une géhenne mentale que peus surmontaient. La transmission commençait rapidement; pourtant les Blancs, comme ils se surnommaient, n'étaient pas particulièrement fort, ne possédaient pas une quantité de chakra faramineuse et étaient loin des capacités dans quelques spécialités que ce soit des autres clans. Mais ils possédaient quelque chose de puissant; ils respectaient la description première d'un ninja. Les Chammadaï ne se déplaçaient qu'en leurs antagonistes; certains manipulaient les ombres [les Nara], d'autres en étaient composés. La nuit, un Blanc était in-traçable, sa présence n'existait simplement pas.
L'entraînement corsé de sa famille l'avait mené à un cul-de-sac compliqué. D'un côté, la force et l'agilité amenée par les conditions rudes de ses aïeuls le persuadaient d'être sur une voie le rendant capable de survivre en ce monde; d'un autre, il se haïssait chaque jour un peu plus de savoir à quoi allait servir l'ensemble de ces capacités. Pire encore, il faudrait être stupide pour imaginer que la crème de la crème ne se distinguait que par une préparation physique, ou des aptitudes physiques qu'importe d'où elles viennent. Les Chammadaï ont adopté un mode de vie, une façon de pensée archaïque aux tenants et aboutissants qui allaient pousser l'Albâtre à s'affadir en les respectant.

Tenir un code familial pour le sang et non pour la vraisemblance avec sa propre personnalité, était-ce une bonne idée? D'être la propre prison de ses idéaux, de respecter l'hémoglobine du début à la fin en s'enfermant en son sein malgré ce qu'on en pense? Comme un enfant qui se refuse à quitter les bras de sa mère, ne vivant que pendu au giron sans jamais sortir de sa grotte. Se refuser l'immensité et la liberté au prix de la tranquillité. Etait-ce cela qu'il fallait faire? Osou était en vérité certain de rester en vie s'il respecter les principes de sa famille; mais il n'estimait pas cela comme une vie. En tout cas, au jour d'aujourd'hui. Néanmoins en une petite dizaine d'années, il peut s'en passer des choses dans la vie d'un Shinobi.

Plongé dans la pénombre, les prunelles du futur Shinobi restait figée; aucun bruit ne se faisait entendre. Sa compagne de toujours, celle avec qui il avait appris à vivre, se nommait Michiko. Celle-ci l'accompagnait, comme à son habitude, pour une des bêtises les plus idiotes du monde; une qui ne servait à rien et qui n'était pas-même drôle, pour dire. Le but était simple: rejoindre le frère d'arme d'Osou, Yuurei -origine de son surnom d'aujourd'hui-, et faire en sorte que cette poule mouillée se pisse dessus. Les deux compagnons masculins de la demoiselle provenaient de la même famille, bien que le but premier de cet entraînement en duo soit, dans un premier temps, ignoré... Les deux garnements savaient bien à quoi s'en tenir. L'albâtre paraissait toujours plus que son compagnon ténébreux, Yuurei; tout en différence, que ce soit dans leurs dimensions physiques, la couleur des yeux ou encore celle des cheveux, les deux garçons étaient promis à un avenir certain.

Enfin, si le sort n'en avait pas décidé ainsi. Si un procédé macabre, pas totalement dénudé de sens, mais digne des pires procédés des barbares. Le roi du groupe à l'époque n'était autre qu'une reine, celle-ci était la plus fragile, la fille de la bande. Pierre précieuse gardée secrète par les deux garnements qui ne se satisfaisaient de rien de plus que son rire qu'il ne se lassait jamais d'écouter une fois la pénombre abattu sur le continent.

Osou, pour parler de lui-même, revêtait un statut particulier pour les membres de son clan. Bien qu'ignorant jusqu'au jour décisif de sa rencontre, celui qui plus tard devra soutenir le poids de son nom et les espérances des siens n'étaient autres que lui. Le jeune Yuurei, que l'on mettait en connaissance de cause à ses côtés, n'était rien d'autre, aux yeux des Chammadaï, qu'une protection vitale, mais virale à la progression du puissant ninja qui sommeillait depuis trop longtemps maintenant en l'albâtre.


***



Les yeux habituellement cyans de l'Albâtre virèrent au divinement beau, vairon d'un rouge rubis d'un côté et d'un azur tranché de l'autre; la scène fit frémir son sang et celui des personnes de la pièce. En effet, son père lui-même se trouvait face à la chaire de sa chaire, celle-là même qu'il n'eut jamais le temps de venir voire. Si l'enfant fut, dans un premier temps, content de voire celui qui pendant longtemps lui manqua, il se rattrapa rapidement. Et plutôt deux-fois qu'une. Raccordé à la réalité de ce monde, n'en découvrant qu'une face immergée insignifiante, l'Argenté n’acquiesça ni ne refusa. Ne sachant pas même comment avouer ça à quiconque.
« Tuer Yuurei ou mourir tous les trois? »
La réalité de la chose se montra, plus abrupte que tout au monde, la réelle impureté cachée par la beauté massacrante des membres de la Famille. Il se trouvait maintenant face à la réalité des entraînements que lui faisaient subir sa famille. La torture aux moyens de médicaments, drogues, de gèles, de brûlures, de faunes et autres laissaient maintenant place aux dommages psychologiques.

Ses yeux sombres ne rencontrèrent jamais ceux de son équipière, encore couchée au fond de son futon. Ce qui, en l'état actuel des choses, étaient tout à fait normal tant la lune allait encore se plaire à ses quelques heures de courses pour rétablir la lumière sur le monde. Lâchement accoudé au côté de son amie, sa main caressant tant qu'il le pouvait encore les cheveux de cobalt de celle-ci; c'est aux grès d'une effervescence qu'il ne se connaissait pas que ses pensées s'agitaient. Partagées entre ce que son sang lui eut appris tout au long de sa courte vie, entre ce qui le rattachait actuellement à cette petite troupe. Accomplir cette mission ou bien... Emmener tous ce beau petit monde au tas. Ou bien? Tenter une action désespérée afin de fuir? Très peu probable que ça marche contre des personnes qui, à l'heure actuelle, étaient surement non loin derrière lui. Mais toujours était-il qu'il ne comptait pas se faire descendre aujourd'hui, sa descente dans les terres brûlées n'étaient pas pour aujourd'hui, les anciens combattants n'auront pas le loisir d'espérer toucher sa chevelure argentée. Comprendra-t-elle? Cette jeune femme si énergique, brute de pomme, au caractère turbulent qu'il aimait tant? Le comprendra-t-elle? Ou lui reprochera-t-elle d'avoir refusé le combat? Était-ce juste de risquer leurs vies pour sauver celle de Yuurei et sa conscience? A contrario, n'était-ce pas égoïste de sacrifier la vie de Yuurei sans rien tenter contre?

Le tabac s'envola d'un léger panache dans la pièce, s'accrochant aux murs comme sa conscience à ses apprentissages familiaux; la fuite qu'elle semblait lui préconiser. Pourtant son cœur, loin d'être le plus juste, certainement à faire taire pour rester en vie lui hurlait... De ne surtout pas faire ça. Néanmoins, combien de temps réussira-t-il à fuir sa famille, ou une menace qui érigera de ses actes? Pouvait-il choisir ainsi de leurs offrir, dans le meilleur des cas, une vie d'errance et de misère?

Cependant, loin d'être des plus tristes, le visage du Chammadaï se teintait de colère, comprenant au fur et à mesure les différentes étapes du plan de son paternel. Cette fillette était arrivée en ville en même temps que lui et Yuurei avait presque été déposé au berceau à ses côtés. Depuis toujours, ces deux êtres qui partageaient avec les quelques Blancs restant, rigolaient avec la Famille comme avec de vieux amis, qui les prenaient presque pour des membres à part entière de leurs vies... N'était pour son paternel qu'un ramassis de pion à jeter à pâtir pour créer un des leurs. C'était donc le rituel qui se cachait derrière l'opaline chevelure de la Famille, derrière ce teint blanchâtre, presque macabre. Déposant une dernière fois des yeux d'une douceur absolue sur la jeune fille; l'Argenté s'en alla, doutant toujours plus sur les actes à venir.

Au-delà d'une quelconque loyauté envers les siens, Osou n'avait pas d'autres choix. S'estimant heureusement aussi proche de Michiko que de Yuurei, celui-ci estimait que la mort de Yuurei, plongée dans l'oublie, vaudra toujours mieux que quatre planches un peu plus grande pour trois.

La nuit enveloppait le cortège funèbre de sa douce complicité. Les larmes de l'albâtre coulait tranquillement sur ses joues, s'évanouissant en une pluie d'étoile à peine quittent-elles son visage. Sa marche n'a qu'un but, pourtant sa destination est imprécise; voguant aux grès d'idéaux qui ont depuis longtemps dépassé ses convictions, il se déplace en arborant un écusson guerrier qui n'est pas le sien.
La brume enveloppait ses pas, le silence de ses pas s'heurtaient aux pavés devenu glissant dû à la fraîcheur de la nuit. La nécessité d'une halte, d'humer le parfum de son antre. L'argenté franchit les pas de son habitation. Son regard ne quittait pourtant pas une horizon fatidique, la délivrance viendra dans la soirée. Osou se dirigea au plus loin dans l'appartement, se saisissant d'une petite pochette en plastique contenant une poudre blanche avant de se diriger vers son congélateur. Il y trônait un liquide ambré dans une bouteille magnifique. Préservé pour fêter un quelconque fait avec son frère qui, il s'y était fait depuis quelques heures, n'arrivera peut-être jamais. Par la même occasion, l'argenté se saisit de son paquet de cigarette, posé alors sur sa table avant de s'enfuir dans les ténèbres rassurant de son village.

**


« Et puissent nos espoirs rester à jamais purs... pas vrai... »


Puis il s'arrêta, maintenant son regard face à l'horizon; était-ce quelqu'un, quelque chose, là haut qui le mettait au défis? Était-on entrain de tester son cœur, comment quelqu'un pourra-t-il le caractériser? Après cet acte, Chammadaï Osou sera-t-il toujours un homme bien? Etait-il même de base un homme bien ou le simple fait d'avoir ce sang, ce cruor dont-il n'a jamais voulu, faisait de lui un homme voué à se tâcher de ce liquide poisseux?
La famille de Michiko le remerciera sûrement à vie, celle-ci lui en voudra de lui avoir créer cette faille dont elle va, certainement, souffrir jusqu'au bout du bout. Celle de Yuurei le détestera, la sienne le respectera; être respecté par des hommes que l'on trouve répugnant, n'est-ce pas devenir soit-même...

Finalement, Yuurei mourra cette nuit-là, Michiko ne reverra jamais Osou et sa famille le laissera s'en aller, persuader qu'un jour ou l'autre, l'Argenté cherchera la puissance en ses origines puisque tout avait été fait pour.
» La liberté n'induit pas l'égoïsme et il n'y a pas d'homme plus libre que celui qui agit parce qu'il pense ces actes justes.


» La protection. La puissance.
Il n'y a pas plus puissant et en même temps plus faible que les Chammadaï, la vérité c'est que leurs forces résident dans les ténèbres, sombres et malsaines, ces déités chassent le plus grand prédateur qui n'a jamais existé sur cette terre... Le ninja. Les Shinobis restent ce qu'ils sont, des hommes, qui dépendent de leurs sentiments et façons de pensées, de ce besoin obligatoire de dormir et de vivre, cela fait d'eux des proies.
Les Blancs, comme ils s'appellent entre eux, n'ont pas accepté la fuite du plus jeune et talentueux d'entre eux; en effet, à peine le "commencement" d'Osou, c'est-à-dire l'assassinat de son meilleur ami, celui-ci pris la fuite. Comment peut-on fuir les meilleurs chasseurs que la terre a porté? Cela porta sur des semaines de questions et de raisonnements; sortir des sentiers battus, les stratégies familiales n'allaient pas marcher. Autant les chasseurs savaient ce qu'ils cherchaient, que l'Argenté aussi. Avant que ses traqueurs ne comprennent que la précipitation n'était pas de la partie, mais que la seule chose l'habitant était une infinie clarté, le Chammadaï les avaient emmenés bien loin de ses traces.

Le village de le la Brume fut le premier à se mettre en travers de sa route; censé apporter stabilité et défense à une zone peu encline au développement de la jeunesse, de richesses et d'une nation. Qu'importe, la brume protège les siens, puissant ou pas, les Blancs ne prendront pas le risque d'apparaître à la lumière. Très peu d'informations fuitaient des villages, les Chammadaï étaient plus que tout des survivants; la conscience ce n'était pas pour eux, seulement un réalisme dépourvu de faille.

Mais cela va beaucoup plus loin; le besoin d'une idéalisation, d'une construction. Loin de se considérer comme un homme au-dessus des autres ou encore de quelqu'un qui va ériger sur son nom une infinité de légende, il compte bien apposer quelques gouttes d'encres de sa personne sur le papier jaunie d'un chapitre Historique.
Il veut apposer sa pierre à l'édifice, rendre Kiri puissant que cela soit par son existence ou par son sacrifice; l'un comme l'autre serviront ce village.

Ce nationalisme est idiot -dans le sens d'une naïveté immense- , mais nécessaire. Ce n'est qu'une cause commune qui permettra à une puissance ou une autre de sortir de l'ombre. Ce village n'est pas que composé de puissant solitaire, il doit bien aussi y avoir de sympathiques compagnons. Qu'il faudra peut-être, un jour, tuer -c'est bien l'enseignement que l'on lui a octroyé toute sa vie, un ninja ne vie que dans la guerre- .

Pour son village, le Chammadaï se créera un nom.


***


« Puisse l'étoile filante passant là-haut refermer nos blessures... »

Ces premières années furent notamment l'occasion d'une découverte. Le Chammadaï en découvrira beaucoup au niveau de la sociabilité, au niveau de ses affinités et notamment de son affinité spéciale, mais aussi au niveau du regard des autres. Osou n'est pas intéressé par le luxe et tout ce que peut apporter l'argent, pour cause, il a baigné dedans; ses conditions de vie ont, pour la plupart des civils habitant dans le village, une approche démodée.

Sa première découverte fut cette capacité infâme, mais très apprécié des autres, à manipuler son sang. Son hémoglobine devint, dès lors, l'une des pierres tournantes de ses capacités; il se demanda longtemps si certains ne projetaient pas, dans l'enceinte même du village, d'étudier. On en entendait parler nulle part dans les livres, cette capacité semblait méconnue, mais quelques vieux livres parlaient d'une ancienne famille éradiqué dans le seul cadavre n'ayant pas été retrouvé était la fille cadette.
Il fut inutile pour Osou se poursuivre ses recherches dès cette trouvaille, il était sûr que sa famille était derrière tout ça. Petit à petit, le Loup commença à comprendre qu'il n'était en faite qu'une fusion génétique, une alliance entre un enseignement et un pouvoir héréditaire. Les Chammadaï tentaient de combler leurs manques de puissance brute grâce à une alliance de gènes.
Cela obligea le jeune Ninja a faire pas mal de recherche, il se trouva avoir une mémoire eidétique. Capable de ne rien oublier d'un visage, de retenir tout information en la lisant une unique fois.
Il s'intéressa notamment aux compositions sanguines, aux utilisations de celui-ci dans la médecine et aux principales recherches qu'avaient exécutés les civils. Cela l'obligea à comprendre pas mal de domaine chimique et technique.

Les premières missions se passèrent comme il faut. Le jeune ninja fut réputé pour ses excellentes dispositions à diriger son équipe, puis -dès leurs premières réussites au niveau de mission de niveau moyenne- pour ses capacités à la diriger.
Petit à petit, on le dirigea vers la grande porte. Mais ce n'était pas ce qui l'intéressait; n'avait-il pas été éduqué pour aller dans l'ombre? En réalité, tout se passait bien, du fait du peu de danger des premières missions. Conservé au niveau du territoire, la petite équipe ne craignait rien, surtout en ces temps paisibles. Les rares bandits se trouvant ici et là n'étaient absolument pas des dangers même pour des apprentis ninjas.

Et ce fut une dernière mission qui referma cette porte dorée. Perdu entre ce qui devait être fait pour être un beau ninja et ce qui devait être fait pour en être un bon; celui-ci choisit d'en être la définition même.
Ne disait-on pas dans les préceptes que la réussite de la mission était ce qu'il y avait de plus important? Une erreur dans une mission de rang B entre des jeunes ninjas de 12 à 14 ans induisaient immédiatement des conséquences. Celle-ci fut un unique survivant, Osou.
Il s'en voudra longtemps, ses ambitions et les raisons de sa fuite auraient dû le forcer à les aider, mais son embrigadement par sa famille l'en avait empêché. « Vivre envers et contre tout. » Les entendaient-ils encore lui répéter et répéter.

La porte se refermait, mais les ombres lui ouvrirent une autre porte. Quelque chose qui laissa place à sa personnalité de Chammadaï l'occasion de s'exprimer pendant de nombreuses années.

***



« À cette soirée baignée de larmes... » Échappa cette ombre avachit dans ce canapé d'antan.
Ses cheveux laissèrent échapper une fine gouttelette sur sa joue blanchâtre, une douce lueur incandescente perturbant l'opacité. On put alors observer une partie du sourire macabre, celui-là même d'un visage globalement tordu. Était-ce un grand rictus?
Le cuire trempé de ses bottines laissa échapper son bruit caoutchouteux alors même qu'un éclaire zébra le ciel, toujours suivie de sa fidèle.

Absorbant d'un geste une gorgée du liquide ambrée à la chaleur réconfortante; il ne demandait que ce sentiment d'extrême bien-être résultant de son mélange avec sa cigarette.
Osou ne dormait plus, depuis une dizaines de jours au moins. Celui-ci tenait ce rythme ravageur, requit pour sa fonction, sans demander son reste. Il attendait cet homme, celui qui avait voulu de lui alors que plus personne n'osait le regarde. Ces journées n'étaient rien par rapport à l'aide géante que représentation métaphoriquement l'aide que lui octroya jadis cet homme.

Songeur, le jeune homme grisonnant glissa sa main sous son habit, caressant sa peau humide, s'étonnant lui-même de son état corporel. Aussi souillé que son état mental, visiblement.
Il frissonna légèrement lorsque ses doigts "de glaces" parcoururent sa peau, provoquant sa chaire de poule; finalement, ils arrivèrent à son doux fléau. Cette partie de son corps qui, semblait-il, ne vivait plus. Il la sentait se mouvoir sous ses doigts et étaient situées dans le bas de son dos; aucun autre homme ne la possédait et il se demandait, petit à petit, si cela n'était pas dû à son affinité.

Même s'il eut tissé des liens avec cet homme, tous deux connaissaient les ficelles du métier. Les ninjas traqués ne révélaient que de fictives informations, destinées à agrémenter une conversation qu'ils ne voulaient pas avoir avec des gens qu'ils comprenaient sans avoir à parler.

Son marmonnement désiré inaudible exprima sa corporelle tranquillité, mais aussi le remue-ménage psychique.
Comme toujours, la fin d'une traque déposait froidement sa marque; la solitude. Plus violemment à chaque fois tant sa dose se devait d'augmenter à chaque fois.

Son rythme cardiaque s'accéléra lorsque quelques sons lui parvinrent. Il lui sembla entendre si clairement son cœur qu'il se plut à ne penser à rien d'autres jusqu'à ce que son interlocuteur s'attache à lui demander ses comptes.
Comment souvent, cela s'était organisé sans un bruit, pas un corbeau n'eut recours à ses ailes lors de l'organisation de cette rencontre, pas un bruit de branchage, loin des yeux, loin des oreilles.
Pendant un temps, il s'attacha à localiser les hommes de son compagnon, s'assurant de la bonne-enfance de cette rencontre. Osou décompta trois hommes; il ne se cachait pas. Quelqu'un de censé s'occupera l'esprit à penser que s'il se cachait aussi peu, c'est qu'il n'y avait rien à craindre. Faux, personne n'est aussi bien caché que sous le feu des projecteurs.
La nuit ne faisait peur qu'à ceux qui attendent le jour pour voire.

Il n'eut pas besoin de ses yeux pour sonder cet homme qui lui faisait face. Sa présence seule suffisait à Osou pour le sonder. Il y avait cette enveloppe profondément malsaine; mais aussi cette étincelle.
Les mots étaient des armes, des dons, ils ne méritaient pas gaspillages. Que lui dire? Qu'il avait suivit cet homme jour et nuit? Qu'il avait appris à connaître son fils, sa femme et sa fille comme s'il était lui même leurs père, mari? Qu'il avait appris à aimer la femme de cet homme comme si c'était la sienne? Cela simplement pour assurer un cadavre et une récolte d'informations?
Qu'il était libre, mais enchaîné, cet homme dont il connaissait les antécédents mieux que personne, cet homme qu'il connaissait maintenant mieux qui lui-même?
C'était ce qui faisait de lui le meilleur; mais aussi le plus faible.

La question qu'il se répétait dans la tête depuis maintenant quelques minutes prit son envole, se muant en une bourrasque bien réelle. « Il y a deux réponses à cette question. » Murmura-t-il d'abord. Qu'importait celle de l'humain, intéressait seulement celle du ninja. « Mort comme entendu; aucune trace, personne ne te soupçonne, personne ne me soupçonne. » Grinça sa voix usée, mais peinte d'une force tranquille intarissable.

Que sommes-nous, eut-il envie de demander. Dévoré par ses sentiments en l'instant, un jeune garçon, lui souffla sa conscience comme un dernier avertissement. Cette vie tuait les enfants tôt, trop tôt. Elle éteignait cette étincelle qui faisait de l'homme, l'homme, aussi rapidement que possible, afin de transformer l'homme... en ninja.

« La cible se cachait dans le pays des cascades. Heureusement, elle avait laissé derrière elle quelques âmes à la bouche pendue destinées à la trahir. Le simple recours à une psychologie de base suffit à ouvrir ces bouches ingrates. » Eut-il échapper, relevant légèrement son regard courroucé vers son interlocuteur, lui offrant un mouvement de tête à ce sujet, ils étaient dans cette situation après tout. « Après quelques semaines d'observation, j'ai mis en place le crime que son argent ne pourra résoudre. Étouffant dès lors toute chance de courroux. Après ça, j'ai établi la liste de chacun de ses quelques "fréquentations", j'ai détruit la plupart de ses biens afin d'en effacer la traçabilité et d’annihiler la fortune ascendante. » Finit-il dans un souffle. Bien entendu, il gardait un trophée, comme à chaque fois, sur un sceau situé au niveau de son cœur, destiné à s'auto-détruire si celui-ci cessait de battre emportant par la-même ses derniers souvenirs.

Il déposa dans un bruissement un dossier; professionnel, il se tenait les dernières informations sur cette mission dans la main de son chef de l'ombre et se revêtit de son masque. « Je te conseille la destruction une fois que tout est mémorisé, mon nom n'est jamais cité, le tiens non plus, mais s'il est retrouvé dans tes affaires, une conclusion malvenue pourrait mettre ma mission en péril puisque ce dossier et la dernière source qui lie ton action et la mienne avec cet homme. » Néanmoins... « Néanmoins, elle contient toutes les informations nécessaires au contrôle de son domaine qui, s'il se fait trop rapidement, pourrait attirer quelques soupçons, qu'importe les soupçon, seul les certitudes provoquent les actes. »

Sur un coup de tête, certains soupçons peuvent provoquer des certitudes, surtout si des dossiers comme ci sont gardés.
Professionnel, comme à son habitude.
Exact, Chammadaï Osou s'occupait des déchets, ces missions que personne ne voulait faire car compliquait à la structuration. Personne ne devait soupçonner quoi que ce soit et son chef devait s'en tirer avec un maximum de bénéfice. Cela était pour le compte, à l'époque, d'une branche des forces spéciales. Il fut connu, à cette époque, pour son "perfect" au niveau des missions d'infiltrations, d'analyses et d'assassinats en terre ennemie et cela sans contre-coup pour le village. C'était sa spécialité. Sa façon de combattre, sa précision dans ses actions et ses capacités lui assurant la vie en terre ennemi avait immédiatement intéressé les forces spéciales et il fut connu dans la direction comme un homme ayant eu de nombreux contrats sur son dos; mais sans que jamais une description de ses fins traits ne soient ajoutés.


**


Et un jour, l'on mis en travers de sa route un garnement. Piégé par les ninjas, détruit par son absence de chakra et la toute puissance des personnes qui, sans coeur, détruisirent son village.
Le réveil douloureux, bouche pâteuse, totalement déshydraté, voie interne obstruée par la poussière; l'argenté avait fait fort. Ses mains pâlottes surgirent du néant, déplaçant le débris gênant ses membres inférieurs alors qu'il se leva aussi rapidement que possible. L'assassin subit instantanément les méfaits de son dernier combat, sa vision vira rapidement floue et un coup de marteau vrilla ses capacités cognitives à un tel point qu'il se trouva rapidement assis sur le sol.
Le Loup observa les alentours, les doux rayons du soleil flottant sur son visage, figeant leurs couleurs orangés dans sa mémoire. Ne jamais oublier, voici son pouvoir. Le moment fut suspendu, au milieu des décombres et des corps sans vies. Ces mêmes âmes qu'il avait ôté sans plus de cérémonie sans tâcher ses mains de la moindre once de sang, s'occupant de tuer les survivants. Par la plus simple pitié. Une telle attaque ne prenait jamais la vie que de coupables.

Le temps passa sans que le chasseur ne se décide à bouger. Fermant ses yeux, se plaisant aux tempétueux secouant sa tignasse, à cette énorme bouffée de Nicotine, qui congédie alors la totalité de ses pensées. Profiter du moment présent, de sa magnificence, on ignore tous si un quelconque tout puissant en offrira un tel autre. Le ninja croyait réellement aux différentes croyances qui erraient ici et là dans les méandres du continent Shinobi. Il leur accordait beaucoup d'importance. Science, croyance, cela ne va pas pourtant pas très bien ensemble. Mais... Lorsqu'on observe les agissements humains, inexplicable par une quelconque science, là où le cœur ne l'emporte plus ce sont les ordres qui érigent. En l'heure, les ordres sont obscures, mauvais et Osou s'en voudra à vie s'il ne pose pas sa pierre à cette édifice en construction... Qui, du côté des gentils, est immense par les actes et les pactes concédés. Face à lui se trouvait un continent unis envers et contre tout, enfin, jusqu'à la destruction de leurs ennemis communs.
Un sursaut chakratique proche perturba sa concentration académique; ses yeux percèrent le voile du destin. Ténèbres, colère, tristesse; il s'y attendait et n'allait certainement pas être surpris. Néanmoins, l'assassin consciencieux percevait une lumière au bout du tunnel, légère, mais qui accrochait par sa futilité. Chancelante, celle-ci grandissait et rapetissait, sans jamais cesser sa belle dance.

Le loup se dressa face aux ténèbres, s'élevant de tout son être; sauvant cette étincelle de l'obscurité, souhaitant du plus profond de lui-même ériger le feu. Un foyer doux capable de faire vivre.
Ses babines se retroussèrent et ses yeux quittèrent ce point fixe à deux pas de lui, fixant l'horizon. Et l'assassin disparut, bien envieux de rattraper ses méfaits, observant en cette sensation... Le besoin de quelqu'un, une aide farouche, mais qui prenait ses fondements en quelque chose de moins bien. Mais en ce moment, pour se défaire de ces visages, paroles le hantant; Osou se jeta la tête la première dans ce qui ressemblait à un guet-apens de l'humanité envers sa vie. Le cyan de son regard jaillit des arbres, mais aucun son ne perturbait le calme ambiant. Les déplacements ne faisaient bruits, ne provoquaient ce vacarme assourdissant caractéristique de ceux ne connaissant pas la forêt.
Protecteur en son âme et conscience, le ninja observa la scène. Un nom lui arriva rapidement en tête, un célèbre combattant figurant dans son Bingo Book Blanc. Son sourire s'affaissa, il n'était absolument pas de taille à débuter un quatre versus un actuellement. Tentant de remuer vaguement son épaule qui le fit alors vrombir de douleur, l'actuel ninja en mission n'existant alors même plus dans les dossiers Kirijin retint un râle.

« Je vous anéantirai tous, un à un. J'EN FAIS LE SERMENT ! »
Un serment d'une banalité affligeante, surtout face à cette différence de puissance... Songeur, la brutalité et la colère se ressentait; pas même un aveugle l'aurait ignoré. Fouillant dans ses longues poches, le ninja sans faction se saisit d'un bandeau qu'il attacha rapidement à son front, au cas-où; le combat ne devra pas être une nécessité.
Le Loup prit conscience de l'état de ce pauvre gamin, mais, même en se concentrant intensément, il ne ressentait pas une once de chakra. Mais un plus, un petit quelque chose qui le poussait à croire en ce garnement. Mue d'une nouvelle motivation, ce même quelque chose qui effaça peurs et souvenirs, l'obligeant à se concentrer sur le présent. Il se sentit presque défaillir en ressentant la douleur émanant du gamin lorsque le poing du ninja adverse s'enfonça dans son abdomen. Suffisamment pour provoquer un souffle-court au moins, un évanouissement avec lésion interne au maximum. Mais là encore, le futur Shinobi déserteur ne voyait pas son futur élève s'écrouler, plutôt se relever, faisant preuve d'un ultime sursaut de fierté, d'une rancœur vaine dans l'état actuel des choses. En somme, d'une idiotie tout à fait humaine. Ou bien, possédera-t-il, cette intelligence fictive qu'on associe dans ce genre de grand pays du combat à de la lâcheté, mais qui renseigne beaucoup plus à notre scientifique du loup.
Le cœur du combattant n'était pas vain et Osou reconnut en la manœuvre du Shinobi de Kumo une certaine humanité. La chaleur provenant du ninja fut, l'espace d'un instant, aubainement visible pour ce grand observateur qu'est le Protecteur. Tout sourire, il vint rapidement à la finalité de sa réflexion. De la manipulation à l'état pure, celle-là même qu'utilisa Uchiha Itachi lors de la fin de l'attaque de l'assassinat du Clan à l’Éventail. Très courageux de sa part, personne ne sait de quoi l'avenir est fait ou pire, ce qu'il nous réserve.

Ce regard, le ninja ne l'oubliera jamais, l'associera à un grand homme. Néanmoins, il ne laissera pas ce jeune homme aux hopitaux, son cœur ne saurait être assimilé par ce genre de personnes. Ce bonhomme aura besoin de lui, Osou Chammadaï. L'assassin n'eut aucun mal à pénétrer dans ce guet-apens en se jurant ninja médical du même village et procéda au premier soin du jeune homme qui n'intéressait plus du tout les ninjas. Le protecteur s'en alla, emportant avec lui tout souvenir, toute identité. C'était sa particularité, rien ne résistait à son passage, tous l'auront oublié, personne ne tiendra à ce gamin. Sauf lui.




Cela agit comme un  trop plein; des années de services, des années d'actions apathique. L'Albâtre s'était rendu compte qu'il ne réfléchissait plus, qu'il agissait simplement selon des principes qu'il réfutait plus tôt; petit à petit les ambitions avaient changés, comme le temps et sans qu'il ne s'en rende compte il en était arrivé à servir quelque chose qui ne l'importait plus.

Osou se battait sans intérêt; la Brume était devenu stable et, aussitôt pensé, aussitôt conclut. L'errance et la solitude, il s'y était habitué, le désormais adulte n'aurait jamais pensé qu'elle lui siérait aussi bien. Désormais un garnement sous le coude, celui-ci se mit à penser à lui et à ses idéaux. Peut-être était-il entrain de protéger la prochaine misère du monde Shinobi.

Désormais, sa vie n'était plus à protéger, sa puissance était devenu bien au-dessus de celle du commun et même plus.
L'expiation, l'exploration, la recherche du savoir, de la connaissance et de puissance bien supérieur; tel un érudit, le Blanc se plongea à cette recherche en esquivant comme l'excellent chasseur qu'il est les forces Oi-nin de Kiri.

Le gamin désormais sous son aile n'a d'autres idées en tête que l’éradication des Shinobi et tout deux tentent, soir après soir, de discuter à ce niveau pour faire basculer la mentalité de l'un ou l'autre. Notamment, la conversation la plus difficile fut certainement celle de son premier réveil. Celui qui avait juré de tuer les ninjas qui avaient exterminés sa famille se trouvait être sauvé par l'un de ceux qu'il haïssait. Perturbant, non?
Osou tâcha de remettre ce garçon sur le droit chemin pendant un temps et le laissa voler de ses propres ailes, le premier réveil lui avait, de toute manière, permis d'anticiper ce résultat.

Le Chammadaï fut heurté par un problème plus inquiétant. Il vieillissait, à une vitesse ahurissante, ses capacités mêlant sa sur-exploitation sanguine et cellulaire afin de réorganiser ses tissus et blessures importantes -ayant par ailleurs fait de lui un ninja invincible sur terrain ennemi- semblaient avoir une limite "humaine".
Aujourd'hui, le ninja est en constante recherche, se servant de ses capacités intellectuelles pour organiser des recherches en organisant une entreprise noire à la page vierge pour les grands villages.



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Dernière édition par Chammadaï Osou le Sam 15 Juil - 17:13, édité 7 fois
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Shirayuki Hyûga

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MessageSujet: Re: Chammadaï Osou end   Dim 9 Juil - 19:39

Hey ♥
Bienvenu ici petit bonhomme !
Au plaisir de te croiser très vite ♥
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Chisaki Aburame
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MessageSujet: Re: Chammadaï Osou end   Mer 12 Juil - 11:33

Bonjour et bienvenue à toi sur Fate of Ninja, Osou ! Smile

Tout d'abord, bravo pour cette belle présentation d'un personnage ambigu mais attachant.
Nous nous sommes concertés au sujet de ta fiche et surtout par rapport au grade que tu désires. En effet, le grade de Sannin possède plusieurs prérequis pour être atteints. Tout d'abord, il te faudra expliciter davantage les points dont Cho t'a déjà parlé en privé, je mets d'ailleurs l'accent sur le fait qu'il serait difficile pour un si jeune étranger - puisqu'Osou rejoint Kiri au cours de sa vie - de prendre une place aussi importante dans un village militaire.

Ensuite, à moins que Sushitame ne soit un nom d'emprunt utilisé par Osou, auquel cas il faudra le mentionner dans l'histoire également, il te sera demandé de changer ton pseudo pour le nom et prénom du personnage.

Je dois cependant avouer avoir apprécié ton style qui, quoique permettant parfois des tournures de phrases lourdes, est assez bien maîtrisé pour donner l'impression d'être témoin des épreuves que ton personnage aura du faire face. Pour moi, tu mérites déjà le rang A. Pour pouvoir prétendre au rang S, un test-rp te sera proposé une fois que tu te seras exprimé sur ce présent avis. N'oublie pas d'ajouter les quelques précisions demandées et nous aurons le plaisir de te donner un sujet de test dans les plus brefs délais.

Bon courage à toi, et encore bienvenue, ravi de te retrouver ici !
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Chammadaï Osou

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MessageSujet: Re: Chammadaï Osou end   Mer 12 Juil - 20:29

Hello;
Voilà voilà, j'espère que vous préférerez cette partie de l'histoire, je me tiens prêt pour le teste-RP.
Tout a été enrichie, édité dans la présentation.
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Cho Ohtori
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MessageSujet: Re: Chammadaï Osou end   Mer 12 Juil - 20:35

Merci pour ces efforts, on va lire ça et se concerter Smile

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MessageSujet: Re: Chammadaï Osou end   

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Chammadaï Osou end
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